Présentation

!!! DISCLAIMER : Cette fiction met en action les quatres membres de Tokio Hotel, ainsi que des personnages fictifs, tous évoluant dans un univers sombre où argent, alcool, drogue, sexe, viols et meurtres sont au rendez vous, avec pour toile de fond principale: Paris.
Question romance (ou sexe): Un twincest au centre, avec en périphérie des histoires peu en accord avec la morale.


VOUS ETES PREVENU(E)S SI VOUS N'AIMEZ PAS LES LEMONS PASSEZ VOTRE CHEMIN, LE DISCLAIMER N'EST PAS LA POUR FAIRE JOLI! JE PREVIENS, C'EST HARD, SANGLANT, ETC...


Je passe plusieurs heures voir jours sur chaque chapitre, aussi j'aimerais ne pas trouver sur la toile des plagiats de ma fiction. Merci =)

PETITE PRECISION: La mention du port du préservatif n'est pas mentionnée dans la fiction afin de préserver la fluidité du lemon, cependant je rappelle qu'il est impératif d'utiliser le préservatif en cas de rapport sexuel, ou bien d'avoit fait le test de dépistage cela va de soi.
(Pour les viols, aucun préservatif ne fut bien évidemment utilisé )

Merci et bonne lecture!







Deux jumeaux... Séparés par la vie...

Orphelins grandissant dans deux univers différents...

L'un entouré, et choyé par sa famille d'accueil...

L'autre ballotté de foyers en foyers, jusqu'à l'inévitable...

Deux jumeaux ignorant l'existence de leurs alter ego...

Deux destins différents... pour ensuite ne faire qu'un...




Chacun de nous possède les ténèbres en lui, mais certains s'y noient totalement pour ne faire qu'un avec elles...










Index:

Chapitre publiés:



Chapitre 1: Darkness all around us #

Chapitre 2: Between lightness and darkness #

Chapitre 3: Welcome to the hell #

Chapitre 4: Everything becomes obvious #

Chapitre 5:
SOS in a sea of blood #

Chapitre 6:
Drop of tear in an ocean of blood #

Chapitre 7: Friends always forgive #

Chapitre 8: Dream and Nightmare inside us#

Chapitre 9: Sex, hatred, and threats in the city #

Chapitre 10: Trapped #

Chapitre 11 : Bloody Escape#

Chapitre 12 : Get down in the sickness #
En cours :






Autre:

Foire aux questions #



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# Posté le dimanche 16 mars 2008 09:20

Modifié le lundi 29 septembre 2008 13:06

Chapitre 1: Darkness all around us

Une silhouette tapie dans l'ombre au pied de la Dame de fer, exaltait la dernière bouffée de sa cigarette, pour l'écraser sur le bitume froid de ce mois de novembre. Ses longs cheveux de jais parsemés de fines raies blanches balayaient son visage fin et androgyne dénué de toute expression. Ses yeux autrefois noisettes, étaient à présent sombres... toute joie les avait quittés. Sa fine bouche rosée contrastant avec la pâleur de sa peau diaphane, s'étirait à présent en un sourire froid et sadique.

Pile à l'heure...

Le jeune homme aux traits si féminins plaça ses lourdes lunettes de soleil monogrammées devant ses yeux pour sortir de l'obscurité s'avançant vers un couple d'une cinquantaine d'années. L'homme aux tempes grisonnantes souriait d'un air enjoué à sa femme dont la beauté était bien conservée malgré ses cinquante printemps. Le couple semblait être de condition aisée à la vue de leurs vêtements de fine facture, et de l'appareil photo dernier cri avec lequel le mari s'apprêtait à prendre une photographie de sa femme au pied de la Tour Eiffel. Le jeune homme brun s'avançait gracieusement vers ce dernier, toujours ce même sourire froid figé sur ses lèvres pour le bousculer par inadvertance et continuer son chemin comme si de rien était.

A mesure qu'il s'éloignait, le vent balayant ses cheveux et sa longue veste en cuir, le cinquantenaire derrière lui semblait perdre l'équilibre ce qui alerta sa femme qui se précipita à ses côtés. Un cri strident parvint aux oreilles du brun, et son sourire s'en élargit davantage alors qu'une Mercedes Noire s'arrêtait devant lui. Il entra côté passager sans se soucier du remue ménage derrière lui et s'installa. Le chauffeur le voyant entrer sourit à son tour. Il possédait des cheveux courts, châtain clair, des yeux noisettes et était vêtu d'un simple blouson noir par dessus un T-shirt blanc et un jean, à l'inverse du brun qui portait un T-shirt et un jean noirs.

_Alors ?demanda le châtain.

_Tu t'attends à quoi ? Il est mort bien sûr, railla le jeune homme aux cheveux de jais en rangeant correctement son revolver monté avec un silencieux.

_Propre, net, et sans bavure, comme d'habitude, hein Bill !

_Comme toujours Gus', comme toujours...


Et la voiture démarra s'éloignant du lieu du meurtre pour s'arrêter devant un immeuble luxueux. Après avoir laissé la voiture à quelques mètres, ils entrèrent et furent accueilli par des femmes vêtues de manière plutôt agréable pour un ½il masculin.

Une boîte de Strip-Tease...

Elle était peu remplie, seulement un petit groupe d'hommes d'affaires fêtant apparemment quelque chose. Puis la musique s'arrêta pour reprendre, beaucoup plus lascive, tandis que les lumières se tamisaient et qu'un unique faisceau rouge éclairait une barre de pole dance. Féline, une silhouette aux courbes divines s'avançait, elle était couverte, en tout et pour tout, d'un ensemble de lingerie rouge sang. Elle possédait de longs cheveux bruns qui dansaient dans son dos au rythme de ses mouvements gracieux, des jambes fines et délicatement musclées, une poitrine et des fesses aux galbes parfaits. Son corps entier invitait à la luxure. Le regard du brun à la veste en cuir se porta alors sur le visage de cette créature divine. La finesse de ses traits, le dessin de ses lèvres pulpeuses et rouges, ses yeux dorés en amandes ourlés de cils noirs... Ange...

Il sourit froidement... Oui elle portait bien son prénom... il se souvenait encore du jour où il l'avait rencontré... Ou plutôt du jour où il devait... la tuer...


Flash Back

La demeure qui respirait autrefois l'opulence était à présent souillée par le sang des cadavres qui m'accumulaient sur son passage, mais il ne s'en souciait guère, ce n'était pas eux qui l'intéressait mais sa cible dans la pièce à côté. Il réajusta sa courte veste cintrée de cuir noir et rechargea ses uzis. D'un coup de pied franc, il ouvrit les portes et se mit en position de tir. Elle était là devant lui, un long katana finement orné dans ses délicates mains, le corps prêt à bondir. Mais ce qui le frappa, c'était ses yeux, dorés, perçants, éteints... comme les siens.

Elle aussi s'était noyée dans les ténèbres...

Il baissa ses deux armes et les rangea dans leurs étuis fixés à sa ceinture. Etonnée, la jeune fille du même âge que lui, fit pareil, le dévisageant.

_Bill...dit–il d'un ton sans appel.

Elle le regarda alors dans les yeux pour essayer de le sonder.

_Ange, lâcha t-elle finalement.

Il lui tendit la main qu'elle serra sans la moindre hésitation.


Fin du Flash-Back




« Associés dans les ténèbres, liés par la mort... »





Bill, rouvrit les yeux. Elle était là, à nouveau, devant lui, un Saï ensanglanté dans chaque main, le visage animé du même sourire froid et sadique.

_Alors Bill, on dort pendant que je fais mon show ?demanda t-elle faussement vexée.

Le brun sourit et se leva en même temps que Gustav, laissant son regard vagabondé sur le sol jonché du cadavre des hommes d'affaires. Les autres hôtesses étaient parties, payées pour leurs silence, ils étaient seuls. Ange saisit au vol, le sac à main que lui envoyait Gustav, et s'habilla des vêtements qu'il contenait : Un jean slim moulant, un top rouge à bretelles et un perfecto en cuir noir. Une fois habillée et chaussée de ses escarpins rouges de scène, elle partit en compagnie des garçons, et récupéra sa YAMAHA YZF-R1 rouge au coin de la rue.

Pendant ce temps, l'immeuble quitté prenait feu à mesure qu'une Mercedes Noire et une moto s'éloignait.



« Nous vivons pour vous détruire ...»



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Dans un pavillon de la zone résidentielle huppée de Blumberg

_Tom ! Descend ! Lynda est là.


Un jeune homme portant une casquette rouge et des dreads dessous, descendit les escaliers en trombe pour arriver devant une femme d'une quarantaine d'année blonde, svelte possédant des yeux bleus, et une jeune fille brune à cheveux bouclés aux yeux verts en amandes. Il leur sourit joyeusement puis prit la plus jeune dans ses bras, pour l'embrasser sur la joue.

_Salut Lynda !

_Salut Tom ! Toujours à la bourre à ce que je vois
, railla la brune.

Le dreadeux émit un grognement ce qui fit sourire son amie, et tous deux partir pour le lycée. Sur le chemin, ils demeuraient silencieux. En effet, le jeune homme devait bientôt partir pour Paris, où il devrait poursuivre ses études dans le cadre d'un échange scolaire et ainsi suivre la fin de ses études là bas, loin de ses amis, de sa famille et de son pays natal. La jeune Lynda était très attristée par ce départ, car elle était très proche du jeune à la casquette, peut être bien plus proche qu'elle n'aurait du. Si bien, qu'avant de franchir les grilles de l'établissement, elle l'arrêta pour l'entraîner à sa suite contre un arbre.

_Quelque chose ne va pas Lynda ? demanda le châtain inquiet.

La jeune brune n'osant pas le regarder dans les yeux se contenta de fixer ses pieds. Tom lui prit le menton pour l'obliger à le regarder. Saisissant l'opportunité, la jeune fille s'approcha de lui et apposa ses lèvres sur les siennes. Ce dernier surpris par ce contact la repoussa doucement ne voulait pas la blesser, mais Lynda triste de ce refus laissa ses larmes couler le long de ses joues.

_Ecoutes Lynda, je t'apprécie beaucoup mais je ne suis pas attiré par toi, lui murmura t-il doucement.

La dite Lynda baissa la tête refusant de regarder le dreadeux. Tom lui présenta ses excuses et la laissa là, pleurant contre l'arbre pour se rendre en cours. En arrivant à côté de sa salle, il fut hélé par un jeune homme aux cheveux châtains mi-longs, à la puissante musculature et aux yeux verts.

_Hey Tom ! Attends moi vieux !

_Ah Salut Georg...

_T'as pas l'air dans ton assiette, ça va pas ?
demanda intrigué le jeune chevelu.

_Lynda, elle m'a embrassé et je l'ai repoussé
, soupira le dreadeux.

_Encore une ! Bon sang Tom, qu'est ce qui te prend tu as toutes les filles que tu veux et tu les repousses tout le temps. Tu serais pas gay par hasard ?
lui demanda t-il un sourire en coin sur ses fines lèvres.

Tom le regarda étonné et répondit négativement d'un coup de tête énergique, ce qui fit rire le châtain, alors que la cloche sonnait. Ils rentrèrent tout deux en classe pour leurs cours de français. Leurs jeune professeur de français était un homme d'une vingtaine d'années, aux cheveux blonds tombant gracieusement dans son cou, aux yeux verts perçants et à la musculature avantageuse. Il était très apprécié de ses élèves, car il était jeune comme eux, et les comprenait bien mieux que tout le corps enseignant réuni. Il possédait ce charisme à la fois autoritaire et agréable qui inspirait la sympathie et le respect.

Une fois tout les jeunes gens installés, le cours débuta. Dans un coin, au fond de la classe, Tom discutait avec son ami de toujours, Georg Listing. Les deux jeunes hommes se connaissaient depuis l'arrivée de Tom à Blumberg. En effet, Tom n'était pas originaire de la région comme bon nombre de ses camarades, mais de Leipzig. La raison : Le décès de sa famille lorsqu'il n'avait qu'un an, dans un incendie dont il en était le seul survivant, du moins d'après ce qu'avaient dit les autorités, car lui en doutait. Depuis lors, une famille de Blumberg l'avait adopté et l'avait traité comme leurs propre enfant. Le jour de son arrivée là bas, la famille Listing, proche des Stendal (famille adoptive de Tom), accompagnée de leurs fils unique Georg l'attendait. Après plusieurs embrassades, les deux enfants avaient été placés tout deux dans un petit parc pour qu'ils s'amusent sans danger. Dès lors, ils ne se quittaient que très rarement ayant noués des liens amicaux très forts.

Mais pour l'instant les deux amis allaient partir de leur Allemagne natale, pour finir leurs études à Paris. Le départ était pour bientôt et l'impatience et l'excitation les envahissaient peu à peu. Ils étaient dix à partir pour Paris et plus précisément pour l'Institut de l'Alma en compagnie de leurs professeur de français M. Schatzig. La cloche marqua la fin des cours et peu à peu les élèves partirent, laissant nos deux compères discuter allègrement du voyage avec leurs professeur adoré.

Le jour du départ, à l'aéroport de Stuttgart, la joie se lisait sur tous les visages de nos chères têtes blondes. L'idée de passer une partie de leurs scolarité dans la Ville des Lumières les réjouissaient, tout particulièrement Tom qui voyait là un moyen d'échapper enfin à son quotidien. Mais ce qu'il ne savait pas, c'est que ce séjour bouleverser totalement son petit monde bien rangé.



Fin du chapitre 1.


# Posté le dimanche 16 mars 2008 11:23

Modifié le vendredi 16 mai 2008 17:48

Chapitre 2 : Between lightness and darkness





Souvenez-vous:

Bill, Ange et Gustav... Amis et associés... Tueurs à gages sans peur ni pitié...

Tom et Georg, amis d'enfance, venant étudier à Paris dans le cadre d'un programme interscolaire...



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Des gémissements...

Le crissement de la soie...

Des corps étroitement enlacés dans une profonde étreinte...

Des respirations courtes et saccadées...

Bill, les cheveux collant sur son visage fin et son cou, son corps puissant et finement musclé bougeant au rythme des coups de rein qu'il donnait pour la troisième fois depuis qu'ils avaient commencé. Il senti les délicates mains d'Ange parcourir avec délectation son dos pour descendre, en traçant des arabesques irréelles, vers son postérieur musclé afin d'accentuer la cadence déjà soutenue de leur danse silencieuse. Puis elle le fit basculer sous elle, ondulant gracieusement des hanches, alors que le brun les saisissait pour l'accompagner. Après quelques coups de rein, la brune rejeta le haut de son corps en arrière dans un fort gémissement, tandis que son compagnon la rejoignait au panthéon des délices charnels. Epuisée, elle s'allongea sur son torse en fermant les yeux dans un plaisir enivré, alors que Bill lui caressait doucement sa somptueuse chevelure de jais.
Soudain la porte s'ouvrit sur un Gustav nullement gêné par la nudité de ses amis recouvert d'un drap de soie noire.

_Bon vous venez ! On a cours cet aprem' ! Les petits allemands arrivent, on va pouvoir s'amuser, ajouta t-il d'un air entendu.

A ces mots, Ange sentit le brun se crispé légèrement sous son corps nu. Il devait penser au passé, un passé pas si différent du sien..., qu'ils essayaient chaque jour d'occulter en se noyant dans les ténèbres.

_Allez gros paresseux, railla t-elle le brun pour le sortir de ses sombres pensées, en se drapant dans le tissu sombre pour aller à la salle de bain.

Gustav la laissa partir puis s'assit sur le bord du lit.

_Toujours à vous noyer votre peine dans le sexe et la fée blanche hein ?
dit-il en montrant du menton le chevet plein de sachet contenant de la poudre, des billets de 100 euros roulés et des étuis vide de préservatifs.

Le brun ne répondit pas et détourna le regard vers la porte de la salle d'eau entrouverte où la silhouette floue d'Ange se dessinait alors qu'elle prenait sa douche. Son ami suivant son regard sourit d'un air coquin.

_Pas avant la fin des cours sinon on va être à la bourre !le sermonna t-il.

_J'y peux rien moi, se plaignit Bill. Tu connais notre libido ! En plus, avec le nombre de missions qui s'accumulent ces temps-ci, on a pas le temps de trouver d'autres partenaires !

Gustav roula des yeux d'un air consterné.

_Tu devrais aller te doucher, tu sens le fauve
, s'exclama Ange sur le pas de la porte de la salle de bain le corps enveloppé dans une serviette blanche.

Le fauve en question lui lança un regard noir, et, sans se soucier de sa nudité, se leva pour se diriger vers la salle d'eau à présent libre, tandis que la brune se rendait dans sa chambre afin de s'habiller.

_Au fait Gus', demanda t-elle sur le pas de la porte. Dav' revient quand ?

_Je l'ai eu au téléphone, son avion venait d'atterrir. Elle nous rejoindra à Alma.

_Ok.


Et elle entra dans sa chambre. Vaste, décorée dans les tons rouge et noir, un grand lit trônait au milieu de la pièce, un bureau en merisier, une grande bibliothèque murale, et deux portes. L'une menait à sa propre salle d'eau, l'autre, qu'elle ouvrit, à son immense dressing. Toutes sortes de tenues s'y tenaient à côté d'armes asiatiques, tels que des katanas ou des saïs, ou encore, des armes de pointes.

Tueurs à gages...

Chacun d'eux y étaient en quelques sortes prédestinés. Elle, fille de mafieux, élevée pour devenir une enfant soldat...

Elle chassa d'un geste de la main le souvenir de sa première mission... elle avait seulement 6 ans.

La mort derrière l'innocence...

Gustav et Davina... devenus tueurs par la force des choses... par esprit de vengeance... car la vie ne leur a fait aucun cadeau, si ce n'était leurs physiques plus qu'agréables, ce qui facilitait leurs travail. Puis son esprit vagabonda jusqu'à Bill... son c½ur se serra... il lui ressemblait tant... il l'avait sorti de l'enfer lui offrant une chose qui lui était totalement inconnue avant... l'amitié... mais elle... elle ne lui avait rien apporté. Elle avait horreur de devoir quelque chose à quelqu'un, et il lui faisait bien remarquer en la taquinant dessus. La jeune femme sourit, et continua de s'habiller. Quand elle revint dans la chambre du brun aux yeux éteints, Gus' toujours sur le lit, négociait leur prochaine mission par PC interposé, elle s'assit sur le fauteuil très design de la pièce aux teintes sombres et ne put refreiner le flux de souvenirs pénibles.



Flash-Back


Froid...

Malgré l'apparente chaleur de la pièce, elle grelottait de froid, pas de peur. Elle n'avait plus peur depuis longtemps et attendait la mort telle une délivrance. Elle avait échoué... capturée... Son père ne ferait rien pour elle, il la considérait seulement comme un objet, tout juste utile à liquider ses opposants grâce à l'innocence de l'enfance, le diable est toujours séduisant surtout avec des yeux ors si perçants. Ange entendit du mouvement de l'autre côté de la porte, IL arrivait. La lumière du couloir l'aveugla. Elle sentit une paire de bras la saisir et la maintenir fermement contre le lit.

_Tenez la bien, les gars. Elle mord cette vipère...


Ange sentit des mains s'aventurer sur son corps svelte et bien formé, et réprima un hoquet de dégoût. Elle ne se débattrait pas, attendrait le moment où il la tuera enfin. Un frisson la parcouru, elle était nue...

Une douleur aiguë à la poitrine la fit sursauter... elle ne criera pas...

Soudain elle se sentit déchirer de part en part... souffrance lancinante à mesure des coups de rein désordonnés de son tortionnaire...

Elle ouvrit alors les yeux et croisa ceux verts de son bourreau... des yeux qu'elle lui arracherait si elle survivait...

Elle n'avait plus conscience de son corps tant la douleur était insupportable...

Enfin le poids sur ses membres disparut, la lumière aussi...

Un ange déchu, drapé dans un drap ensanglanté attendant la délivrance ou encore la vengeance...

Fin du flash back



Sa vengeance...


Autre Flash Back

Ange entra dans la pièce sombre et circulaire aucune expression ne se lisait sur son doux visage. Elle s'approcha de la table centrale sur lequel était attaché solidement un homme possédant des yeux verts qu'elle n'avait su oublier. Ses lèvres pulpeuses carmins s'étirèrent en un sourire sadique alors que le prisonnier tremblait d'effroi. Calmement, elle fit le tour de la table caressant les bords métalliques de ses doigts fins, pour amener vers elle une petite desserte sur laquelle s'aligner divers instruments chirurgicaux et des poignards. Puis relevant sa courte jupe en cuir pour saisir son paquet de cigarettes, dont elle porta l'une d'entre elles à sa bouche, elle l'alluma. Exhalant avec un plaisir non dissimulé la fumée nocive, elle monta sur la table et s'assit à califourchon sur les hanches de son ancien tortionnaire.

_Tu te souviens de moi
, lui demanda t-elle en lui déchirant son T-shirt, toujours ce même sourire froid plaqué sur le visage. En fait, peu importe, moi je me souviens de qui tu es et de ce que tu m'as fait. Tu aurais du me tuer après m'avoir violé espèce de connard, car je peux t'assurer qu'après ce que je vais te faire l'enfer te semblera bien plus reposant.

A ces mots, elle écrasa avec plaisir, sa cigarette contre le torse de l'homme qui hurla sous la douleur. Elle sourit face à ce cri qui lui donnait de doux frissons. Elle continua de l'écraser sur son torse jusqu'à atteindre le bas de son ventre. Là, elle défit le pantalon, sortit la verge de sa victime et écrasa enfin sa clope sur l'extrémité innervée, ce qui arracha un cri inhumain de la part du torturé. Ravie de ses cris délectables pour ses oreilles. Elle prit un des scalpels et entrepris de dessiner des motifs avec sur le corps déjà mutilé. Elle s'amusait comme une simple enfant dessinant avec des pastels sur une feuille faite de chair. La moue enfantine contrastait avec la dureté de ses yeux, dans un mélange effrayant pour sa victime. Puis à l'aide d'une pince qu'elle dirigea vers les yeux verts encore intacts de son violeur, elle lui arracha les yeux.

_Je m'étais promis de te les ôter, voilà chose faites, finit-elle en souriant candidement.

Lasse de cette petite séance, elle sortit son portable dernier cri.

_Gus' c'est moi ! Appelles l'équipe de nettoyage, j'ai fini.

Et elle partit sans un regard dans un tourbillon de cheveux sombres.

Fin du flash back



Ange fut ramenée à la réalité par de petits baisers sur sa nuque. Elle se retourna pour faire face à Bill vêtu d'un T-shirt rouge et d'un pantalon de cuir noir.

_On y va ? lui demanda t-elle sous le regard d'un Gustav amusé.

Pour toute réponse, il la souleva brusquement pour la coller contre son torse flattant ses fesses au passage.

_Tu as mis des bas au moins ?

Ange sourit d'un air mutin. Elle portait une robe pull noir moulante courte à décolleté profond et des bottines noires à talons aiguilles.

_Bien sur. On ne sait jamais...

_Bon les deux obsédés c'est pas bientôt fini là ?!

_Tu as beau parler mais qui est ce qui va s'envoyer en l'air toute la nuit avec sa chérie dès qu'on sera rentrer voir même avant ?
railla Bill.

Gustav tira la langue puérilement et tous les quatre se mirent en route après avoir enfilé leurs vestes et sac à main Speedy pour Ange. Ils montèrent tous dans la Mercedes noire et filèrent vers leur lycée. Devant se tenait, les attendant, une jeune femme brune aux cheveux longs joliment ondulés qui tombaient en cascade dans son dos, des yeux tout aussi sombres, la peau mate et une silhouette svelte. Elle portait une jupe noire et un haut noir moulant le tout complété par une paire de bottes à talons hauts noir. Elle esquissa un sourire à leur arrivée qui s'agrandi lorsque Gustav sorti à son tour. Ce dernier la prit dans ses bras et l'embrassa langoureusement caressant au passage son corps fiévreusement.

_Qu'est ce que je disais, soupira Bill. Salut Dav' ! Alors Londres, c'était comment ?

_La routine, shopping, meurtre, shopping, massacre,... enfin comme d'hab' quoi !

Tous les quatre sourirent et entrèrent sous les protestations du principal à cause de leurs retards mais ils n'en avait cure. Ce pisse-vinaigre malgré ces vociférations leurs mangeait dans la main, car ils étaient très craints. Poussant à l'unisson les portes de l'auditorium, ils entrèrent d'une démarche assurée et élégante vers une rencontre déterminante pour la suite des évènements.



Deux regards quasi identiques...

L'un clair, l'autre éteint...

La lumière venait de rencontrer ses ténèbres ...



Fin du chapitre 2.


# Posté le mercredi 19 mars 2008 17:30

Modifié le vendredi 16 mai 2008 17:54

Chapitre 3 : Welcome to the hell



Souvenez-vous:

Souvenirs douloureux, et vengeance sanglante...

C'est dans ce contexte sombre et hostile que nos deux allemands devront affronter les ténèbres logées dans les coeurs pervertis des quatres tueurs à gages...


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Quelques heures plus tôt...

« Vous attention s'il vous plait, c'est votre commandant de bord qui vous parle. Nous allons entamer notre descente vers l'aéroport Roissy Charles de Gaulle. La température au sol est de 10°C et vous avez de la chance, il fait beau. »

Plusieurs ricanements se firent entendre. Tom regarda Georg, se crispant petit à petit sur son siège, avec un sourire en coin. Ce dernier avait le vertige et une peur bleue des avions, mais il réussit néanmoins, malgré son envie de rendre son déjeuner, à ouvrir la bouche pour parler, enfin pour se plaindre...

_On pouvait pas prendre le train, bordel, bougonna t-il entre ses dents.

Son ami ne répondit pas et tourna la tête vers le hublot où l'on pouvait apercevoir peu à peu le plancher des vaches. Après avoir récupérer leurs bagages, le petit groupe d'allemand composé des dix élèves et de leurs fringuant professeur sorti pour prendre la navette que l'institut leurs avait affréter. Alors que le dreadeux s'apprêtait à monter à bord du mini bus privé, il aperçu une jeune femme grande et élancée ) l'allure svelte. Elle possédait des cheveux joliment ondulés qui tombaient gracieusement dans le milieu de son dos, des yeux sombres et elle portait des vêtements sobres mais attirants. Cependant, il fut sorti de sa contemplation par un Georg revigoré et à nouveau de bonne humeur.

_Tu te bouges le cul Tommy ! J'ai hâte de voir enfin les petites françaises !

_Comme si tu avais tes chances
, railla t-il.

Après cette petite boutade amicale, ils partirent pour Alma. Durant le chemin, leur chauffeur vociféra rageusement des jurons français alors qu'une Mercedes Noire les dépassaient à une vitesse beaucoup trop importante pour être réglementaire. Malgré ce petit incident, ils arrivèrent à bon port où le principal et une femme en tailleur et chignon strict les accueillirent. Alma était vraiment dans un style architectural très parisien, s'étalait sur cinq étages et quatre bâtiments, sans compter les annexes telles que la salle de gym ou l'auditorium où il devait rencontrer la classe et notamment les élèves avec lesquels ils allaient passé le reste de leurs scolarité. Cette pièce était vaste possédait un grande scène et devait servir au spectacle de l'institut et faire office de salle des fêtes. Ils montèrent sur l'estrade devant un petit groupe de vingt personnes. Pendant que la « vieille mégère », comme l'avait surnommé Georg, blablatait sur les opportunités de ce séjour prolongé, les portes de la salle s'ouvrirent brusquement sur quatre séduisantes silhouettes avec parmi elles, la jeune femme qu'avait aperçu Tom à l'aéroport.

Plus personne ne parlait, plus personne ne bougeait, tous avaient leurs regards et attentions braqués sur les quatre jeunes gens attirants et charismatiques. Une sensation de puissance et une tension sexuelle importante se dégageait de leurs personnes inspirant désir et crainte chez les élèves comme chez les professeurs. Tom les détailla avec intérêt, alors que la « vieille mégère » lança une remarque acide à l'intention des quatre qui la snobèrent, continuant d'évoluer avec grâce vers leurs fauteuils du fond de la pièce.

Un châtain aux yeux chocolat, assez grand, possédant une carrure d'athlète tenait de son bras musclé la hanche de la jeune sylphide que le dreadeux avait déjà aperçu. A côté se tenait, une jeune femme aux cheveux de jais brillants tels de la soie, aux yeux ors perçants et aux courbes délicieuses invitant à la luxure. Le contraste entre son corps et son visage d'ange surprit Tom qui la dévisageait avec envie avancer de sa démarche féline. Mais son regard noisette dériva vers le jeune homme qui lui aussi la tenait par la hanche, et cette vision le troubla profondément.

Cheveux noirs parsemés de raies blanches dont des mèches tombaient négligemment devant son regard, cerclé de noir, sombre et froid. Un corps finement musclé et harmonieux, mis en valeur par une veste en cuir ajusté, un t-shirt noir et un pantalon de cuir noir. Tom n'entendait plus rien, ne voyait rien d'autre que cet individu qu'il lui ressemblait de manière frappante. Des question fusaient dans sa tête à mesure que du désir pour cet être et un étrange sentiment de plénitude grandissaient en son fort intérieur. Son ami à ses côtés passait aussi inlassablement du brun au dreadeux incrédule, mais Tom n'en avait cure. Il ne cherchait que le contact visuel avec l'être qui le bouleversait autant. Comme s'il se sentait dévisagé, Bill tourna son regard d'Ange et croisa enfin celui qui le dérangeait tant.

Cette ressemblance troublante, cette impression de déjà-vu. Ce blond l'intriguait et l'irritait à la fois. Il avait le sentiment de se regarder dans un miroir déformant, un miroir qui lui montrait ce qu'il serait si rien ne n'était arrivé...

Après l'incendie coûtant la vie à sa famille, il avait été envoyé dans une famille d'accueil en France.

Le début de l'enfer...

Il n'y restait jamais longtemps, souvent maltraité, il avait appris par la force des choses à se défendre tant bien que mal, causant le plus souvent des problèmes. Mais ce soir de septembre, alors qu'il venait d'avoir 15 ans , il ne sut pas préserver son innocence...

Flash-Back

_J'en ai marre Victor ! Envoie le dans sa chambre, et files lui la correction de sa vie ! hurla sa « mère ».

Bill fut traîner de force jusque dans son minuscule chambre, et jeter contre son lit. Il était décidé à ne pas encaisser les coups cette fois-ci, en regardant une lueur de haine dans le regard, son « père » ôter sa ceinture. Mais cette lueur haineuse disparut pour laisser place à de l'effroi lorsqu'il le vit descendre son pantalon. Il tenta de fuir vainement mais il fut retenu par les bras puissants de son « père » qui le plaquèrent dos contre son torse. Il essaya de se défendre mais un coup porté à la tête lui fit perdre partiellement conscience. Il était comme dans un brouillard dense, ne sentant pas les mains fébriles parcourant son jeune corps, ni le lit contre son torse.

Doux instant de flottement dont il fut arraché brutalement par une douleur sinueuse et aigu au niveau de son anus...

Il criait, se débattait... vainement... Le corps plaqué contre le matelas... immobilisé par cette masse au dessus de lui, qui grognait de satisfaction...
Mais le pire était à venir... la douleur diminua en intensité, pour devenir moins présente... Bill pensa qu'il allait enfin pouvoir être libre, mais la sensation d'un corps inconnu dur et bien plus volumineux lui fit perdre tout espoir...

Sous la violence de l'impact, il s'arc-bouta, hurlant sa souffrance pour tenter de l'occulter...

Chaque vas et viens le faisaient grandement souffrir alors que son tortionnaire le pilonnait inlassablement jusqu'au point de non retour. Il se retira satisfait laissant le jeune homme aux yeux noisettes pleurer les larmes de son corps, recroquevillé en position f½tal au pied de son lit, un mince filet de sang, s'échappant de son être.

_J'espère que ça te servira de leçon mon garçon ! On ne se moque pas de nous impunément ! sermonna son « père » en sortant de la pièce.

Une jeune homme brisé laissé à l'abandon dans une chambre minuscule et sombre...

Sombre comme ses yeux, sombre comme son âme, sombre comme ses desseins...

Bill se releva, toute lueur ayant quitté ses yeux autrefois noisettes, rassembla ses minces effets personnels ainsi que l'argent qu'il avait volé au cours de ces années constituant un petit butin non négligeable. Il descendit dans la cuisine, après avoir pris une douche pour se débarrasser de l'odeur de fauve de son violeur, dans le but d'ajouter quelques aliments dans son sac pour son départ imminent, lorsque ses yeux tombèrent sur les couteaux de cuisines.

Lueur démente dans le regard...

Il prit avec une infinie précaution le plus grand et le plus aiguisé, posa son sac dans un coin de l'entrée et se dirigea vers la chambre de ses « parents ». Il ouvrit la porte sous le regard coléreux de sa mère qui changea du tout au tout quand elle vit le couteau. Avant même qu'elle ait eu le temps de hurler, Bill d'un geste vif et précis, lui trancha la gorge sans pitié. Il se régalait du sentiment de puissance qui parcourait ses veines quand il avait vu son regard apeuré. Essuyant avec minutie la lame ensanglanté, il se dirigea vers la salle de bain privé du couple. Il le vit se tenir là, devant lui aucun remord dans ses yeux bleus, juste un sentiment d'auto satisfaction ancré dans ses traits. Avec la même dextérité, il lui trancha la gorge à lui aussi, et prit soin au passage de lui ôter avec délectation ses organes génitaux.

Une fois, sa vengeance accomplie, il descendit récupéra son sac et quelques sous en plus, puis s'enfonça dans les profondeurs de la nuit alors que son âme venait de ne faire qu'un avec les ténèbres.

Fin Flash-Back



Bill avait fermer les yeux alors qu'il se remémorait ce douloureux souvenir, une main chaude se posa sur sa joue. Il tourna la tête vers Ange, qui le regardait une faible lueur d'inquiétude au fond de ses yeux ors. Le brun savait qu'elle avait compris ce à quoi il pensait, et la remercia silencieusement. Elle sourit faiblement et l'embrassa avec une tendresse qu'il ne lui connaissait pas. Il ne put s'en soucier davantage car Mme Duglanier leur annonçait la fin de cette réunion. Bill tourna son regard sombre vers Gustav et Davina qui n'étaient déjà plus là.

_Sûrement en train de rattraper le temps perdu, songea t-il.


Accompagné d'Ange, ils regagnèrent les portes de l'établissement et se grillèrent une cigarette avant de prendre un taxi. Tandis qu'il inhalait avec plaisir la fumée toxique, il vit le petit groupe d'allemand sortir à leur tour et le vit lui. Il discutait allègrement avec un jeune homme aux cheveux mi-longs châtains clair et aux yeux verts et un homme un peu plus âgé blond aux yeux verts également. C'est d'ailleurs lui qui les approcha le premier suivit des deux autres.

_Salut ! dit-il avec un léger accent allemand son regard déviant sur les courbes plus que désirables d'Ange.

Bill et cette dernière levèrent les yeux vers lui froidement et ne répondirent rien. Nullement déstabilisé, le professeur continua en allumant à son tour un cigarette.

_Alors vous venez à la petit fête après ?

_Une fête ? Quelle fête ?
demanda Bill le ton toujours aussi glacial.

_Et bien celle de bienvenue entre vos camarades et nous ! annonça t-il joyeusement.

Le brun détourna le regard vers Ange qui lui lança elle aussi un regard plein de sous-entendus. Un fin rictus sournois naquit sur les lèvres des deux amis, qui regardèrent le petit groupe en même temps, leurs yeux éteints teintés d'une lueur sournoise.

_On se fera un plaisir d'y aller... commença Bill avec un sourire faux cachant d'autres desseins plus noirs.

_Nous adorons les fêtes, finit la brune en entrant dans le taxi, alors que Bill jetait un dernier regard empli de haine au dreadeux qui s'en étonna. Le taxi démarra en trombe pour les mener vers leurs appartements.

Dès le moment où ils franchirent la porte des gémissements enivrés se firent entendre. Ange en passant devant la chambre de Gustav ferma correctement la porte et ouvrit la sienne tout en laissant un regard empli de désir à Bill. Quelques secondes plus tard, la porte claqua à son tour, et d'autres plaintes profondes retentirent dans l'appartement.



Après une fugace rencontre, la lumière et ses ténèbres bientôt se feront face...

Que se passera t-il...?

Bill laissera t-il sa rancoeur avoir raison de lui...?



Fin du chapitre 3.

# Posté le dimanche 23 mars 2008 13:10

Modifié le vendredi 16 mai 2008 18:08

Chapitre 4: Everything becomes obvious

Souvenez vous:


_Alors vous venez à la petit fête après ?

_Une fête ? Quelle fête ?demanda Bill le ton toujours aussi glacial.

_Et bien celle de bienvenue entre vos camarades et nous ! annonça t-il joyeusement.

Le brun détourna le regard vers Ange qui lui lança elle aussi un regard plein de sous-entendus. Un fin rictus sournois naquit sur les lèvres des deux amis, qui regardèrent le petit groupe en même temps, leurs yeux éteints teintés d'une lueur sournoise.

_On se fera un plaisir d'y aller... commença Bill avec un sourire faux cachant d'autres desseins plus noirs.



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Le doux frottement de deux corps enlacés dans une étreinte charnelle...

Deux corps unis dans une danse lascive...

Gustav écarte de la main les belles boucles brunes qui barrent le visage de sa douce aux yeux clos empreint d'un plaisir non dissimulé. Puis la brune émet un doux gémissement sous le coup de rein puissant du jeune homme. Alors qu'il augmente progressivement la cadence, les plaintes de Davina se font de plus en plus appuyées et profondes. Elle l'oblige alors à le regarder dans les yeux tandis qu'il stoppe son mouvement une seconde, pour recommencer plus en profondeur, sans lâcher ses yeux, la forçant à enrouler ses fines jambes autour de son corps tout en ondulant à son tour des hanches. Soudain elle sens une vague de chaleur tellement brutale venir de ses reins, remonter dans son ventre pour atteindre son c½ur et son cerveau, tout son être est en ébullition alors que son amant pousse un râle de satisfaction en se libérant. Après s'être retiré, il s'allonge à ses côtés pour poser sa tête sur sa poitrine en essayant de récupérer un rythme cardiaque normal, tandis que la brune tout en reprenant son souffle jète un coup au réveil.

_Hum,
soupire t-elle. Nous avons cette maudite fête de bienvenue tout à l'heure...

_Tu sais, dit Gustav en se redressant pour l'embrasser avec délicatesse, ça peut être intéressant, et puis si on s'ennuie de trop on peut toujours aller en boîte. Mais tu sais, je pense que Bill va vouloir y rester...

_A cause du dreadeux... tu crois qu'il ...

_Je ne sais pas. Tu sais même si nous nous connaissons depuis nos débuts, il ne m'a jamais beaucoup parlé de ce qui était arrivé à sa famille, ni ce qui l'avait poussé à devenir tueur à gages...
finit-il d'un ton las. Il a toujours préféré garder ça pour lui... sauf avec Ange... je pense que c'est parce qu'il se retrouve en elle en quelque sorte. Tu sais, ma belle, ajoute t-il en caressant sa sombre chevelure, ils ont ces mêmes yeux dénués de lumière, de chaleur,...

_Je comprends ce que tu veux dire... Je les vois dépérir chaque jour aussi, je me sens comme impuissante, et coupable...


Gustav, étonné de la tristesse qui se lit dans les yeux bruns de celle qu'il aime, la prend dans ses bras pour l'y serrer.

_Pourquoi coupable... ?
demande t-il.

_Parce que je t'ai toi,
lâche t-elle enfin la voix pleine d'émotions. Eux, ils n'ont personne...

_Tu as tord, ils nous ont, nous...

_Oui, tu as raison...soupire t-elle après le baiser passionné de son aimé. Etant donné que l'on doit aller à cette stupide fête et que nous sommes en avance... je pense qu'on l'on devrait comment dire... profiter un peu du temps qui nous est imparti, non ?
conclut-elle un sourire mutin sur ses lèvres pulpeuses.

Un éclat de rire se fait entendre...

Puis à nouveau le silence...



Suivi d'autres gémissements...

Se mêlant à d'autres provenant de la pièce adjacente...

Ou plus précisément de la salle de bain d'Ange...

Des vêtements éparpillés dans la chambre rouge et noire...

Jetés négligemment et avec précipitation...

Un bruit d'eau sur le carrelage immaculé...

Bill plaque presque violemment Ange contre le mur carrelé, l'embrassant avec force et passion, alors qu'il se mue avec une cadence soutenue dans sa cyprine alors que la noiraude noue ses jambes finement musclées autour de ses hanches. Elle s'appuie la tête contre le mur, les cheveux plaqués sur son visage où se lit un plaisir certain. Le brun aux mèches claires continu ses baisers traçant la courbe de son visage, son cou, la naissance sa délicate poitrine, pour remonter vers ses lèvres rouges des précédents baisers, qui en quémandent d'autres, étouffant les cris de plaisir de la brune. Dans une exclamation commune, ils sont emportés au 7e ciel, sous une déflagration de délicieux frissons parcourant leurs corps parfaits, et emplis de désir. Otant ses jambes des hanches de Bill, Ange se love dans ses bras contre le mur tout en reprenant sa respiration contre son torse, alors qu'il fait de même le visage plongé dans sa chevelure humide.

Deux corps enlacés, sous une pluie d'eau chaude...

Des larmes dissimulées...

Après plusieurs minutes, Ange s'écarte de lui, et sans un mot sort le laissant seul sous la douche. Une fois un court peignoir carmin enfilé et son ordinateur portable dernier cri sous le bras, elle se dirige vers le salon afin de s'installer confortablement dans le sofa en cuir crème. Devant elle sur ses genou, l'écran affiche les registres des services sociaux allemands, ainsi que les rapports de police de la ville de Leipzig, ou plus précisément celui d'un incendie survenu il y a plus de 16 ans. A mesure que le rapport de police défile devant le doré de ses yeux, ses doutes se confirment.

Bruits de touches...

...Services Sociaux allemands...

...Tom Stendal...

Ange sentant quelqu'un approcher referme le PC, pour tourner son regard vers un certain brun séduisant, avec pour unique vêtement un boxer noir moulant.

_Qu'est ce que tu fais
, lui demande t-il.

_Oh rien, je regarde simplement l'objet de ma prochaine mission, un nettoyage en bonne et due forme...

_Intéressant,
murmure t-il en s'approchant de ses lèvres pour l'embrasser.

Elle répond au baiser alors qu'il la fait se lever pour la coller contre son torse, tout en faisant glisser le peignoir sur son corps svelte et délicat.


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Depuis qu'il était rentré, il ne cessait de penser à ce brun si particulier. Allongé dans son lit simple de la chambre double du foyer qui leurs était réservé, il ne cessait de se remémorer les évènements, des images du brun aux yeux éteints défilaient devant ses yeux noisettes emplis de doutes. D'un mouvement lent, il saisit son téléphone portable et composa le numéro de chez lui, mais dès la première sonnerie, il raccrochait en soupirant. Il préférait tenir sa famille d'accueil à l'écart, il tirerait cette affaire au clair seul. Georg vint le sortir de ses pensées.

_Allez bouges toi un peu feignasse ! Il faut se préparer pour la fête, dit-il d'un ton enjoué.

Tom lui sourit légèrement, ce qui calma l'ardeur de son ami, qui s'assit à côté de lui un air grave sur le visage.

_Tu veux en parler ?

_... tu sais, j'ai toujours douté au sujet de la mort de toute ma famille dans cet accident. Je sentais qu'il me manquait quelque chose... Et ce gars, quand je l'ai vu... je me suis senti comme ...

_..entier ?

_Oui...
soupira le blond. Mais ce regard empli de haine et de ranc½ur qu'il m'a lancer, ces yeux dénués de chaleur, d'expression, de joie, ... Ca m'a foutu la chair de poule...

_Je te comprends, j'ai eu la même impression. C'était flippant... la fille à côté de lui avait la même expression...


Tom ne répondit pas. Il se posait de multiples questions sur la raison de ce sentiment de plénitude, et sur l'identité du brun. Sans dire un mot, il fit comme son ami, et se prépara pour la soirée.


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L'auditorium se remplissait peu à peu des élèves participant au programme Cristal de l'institut. Tom habillé tout en rouge, casquette et t-shirt 4XL assortis, Georg un t-shirt blanc moulant avantageusement son torse et les jeans assortis. Ils discutaient tranquillement dans un coin avec leur professeur habillé de façon décontracté, un t-shirt noir moulant et un jean noir. Mais pour l'instant aucune des quatre tueurs à gages... en retard comme à leur habitude...


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Dans l'appartement...

Ange finit de mettre la touche finale à sa tenue, à savoir une touche de gloss parfumé à la cerise. Elle porte une petite robe noire à dos nu dévoilant une magnifique chute de rein de peau diaphane contrastant avec le noir de sa robe. Elle possède un col en V mettant en valeur sa poitrine ferme, et est courte (à mi cuisse) pour faire de même avec se longues jambes terminées par une paire de stilettos argentés, et une pochette argentée. Bill vint se loger derrière elle pour déposer un baiser au creux de sa clavicule. Il porte un t-shirt ajusté rouge avec des motifs argents, un jean noir et une veste en cuir noir, le tout agrémenté de quelques accessoires en argent, ses yeux maquillés et ses cheveux lissés.

_Prête ? lui murmura t-il.

_Attends je dois encore laisser charger mon portable, attendez moi dans le salon.

Bill sortit de la chambre alors qu'Ange se dirigeait vers son PC portable, et transféra les fichiers qu'elle avait consulté auparavant. Elle devait les montrer à Tom, si elle ne s'était pas trompé, il pouvait le sauver... Elle soupira et rangea son accessoire dans sa pochette pour en sortir d'autres. Elle ouvrit le petit boîtier rond, y prit la petite spatule qui se chargea de poudre blanche, l'approcha de son nez, et la sniffa. Un dernier coup d'½il au miroir et elle se dirigea vers le salon où ses amis l'attendaient. Davina portait un haut bleu nuit légèrement pailleté moulant sa généreuse poitrine, et une jupe noir en cuir courte le tout assorti avec des bottes à talons aiguilles elles aussi noires. Son regard s'assombrit quand elle vit les pupilles dilatées de son amie, mais ne fit aucune remarque. Gustav lui assit dans un des sofa portait une chemise blanche semi-ouverte sur son torse musclé, avec un jean élégant noir et une veste de costume noir. De son côté, Bill fumait négligemment une clope adossé ai montant de la porte vitré du balcon.

_On y va ?
demanda Gustav.

_C'est parti, lança Ange sur un ton égal.


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La fête battait son plein dans l'auditorium re-décoré pour l'occasion. Georg flirtait à tout va, Gustav et Davina dansaient de façon très subjective sur la piste s'attirant les regards courroucés mais vains de leurs professeur principale, Bill et Ange s'embrassaient avec fureur sur un des sofa dans un coin sombre où s'étalait sur la table des traînées de poudre, des billets roulés, et des verres vides.
Une fête normale en soi jusqu'à ce que :

_Stendal !

Tom se retourna pour lui faire face, étonné. La personne en question l'attira dans un coin sombre tout en surveillant une autre, et le plaqua contre le mur de l'auditorium alors que le vent faible balayait doucement ses longs cheveux.

_Qu'est ce que tu me veux ?

_Tu as perdu ta famille dans un incendie n'est ce pas ?

_Comment...
demanda t-il les yeux écarquillés.

_Peu importe, tu n'es pas le seul à avoir survécu, contrairement à ce que l'on t'as dit.

_Pourquoi me dis-tu ça ?


La silhouette s'éloigna du dreadeux, lui tournant le dos, pour s'arrêter.

_Tu es sa seule famille, son frère jumeaux... toi seul peut le ramener vers la lumière... lâcha enfin Ange en s'éloignant.

_Mais il me déteste ! Toute la soirée, il n'a fait que me bousculer, renverser son verre sur moi, me railler,...

Ange sourit froidement.

_Tu ne l'indiffères pas, tu provoques chez lui une réaction. Sers t-en ! La ligne est fine entre l'amour et la haine, Stendal...


Fin du chapitre 4.


# Posté le jeudi 27 mars 2008 16:16

Modifié le vendredi 16 mai 2008 18:15