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Chapitre 3 : Welcome to the hell



Souvenez-vous:

Souvenirs douloureux, et vengeance sanglante...

C'est dans ce contexte sombre et hostile que nos deux allemands devront affronter les ténèbres logées dans les coeurs pervertis des quatres tueurs à gages...


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Quelques heures plus tôt...

« Vous attention s'il vous plait, c'est votre commandant de bord qui vous parle. Nous allons entamer notre descente vers l'aéroport Roissy Charles de Gaulle. La température au sol est de 10°C et vous avez de la chance, il fait beau. »

Plusieurs ricanements se firent entendre. Tom regarda Georg, se crispant petit à petit sur son siège, avec un sourire en coin. Ce dernier avait le vertige et une peur bleue des avions, mais il réussit néanmoins, malgré son envie de rendre son déjeuner, à ouvrir la bouche pour parler, enfin pour se plaindre...

_On pouvait pas prendre le train, bordel, bougonna t-il entre ses dents.

Son ami ne répondit pas et tourna la tête vers le hublot où l'on pouvait apercevoir peu à peu le plancher des vaches. Après avoir récupérer leurs bagages, le petit groupe d'allemand composé des dix élèves et de leurs fringuant professeur sorti pour prendre la navette que l'institut leurs avait affréter. Alors que le dreadeux s'apprêtait à monter à bord du mini bus privé, il aperçu une jeune femme grande et élancée ) l'allure svelte. Elle possédait des cheveux joliment ondulés qui tombaient gracieusement dans le milieu de son dos, des yeux sombres et elle portait des vêtements sobres mais attirants. Cependant, il fut sorti de sa contemplation par un Georg revigoré et à nouveau de bonne humeur.

_Tu te bouges le cul Tommy ! J'ai hâte de voir enfin les petites françaises !

_Comme si tu avais tes chances
, railla t-il.

Après cette petite boutade amicale, ils partirent pour Alma. Durant le chemin, leur chauffeur vociféra rageusement des jurons français alors qu'une Mercedes Noire les dépassaient à une vitesse beaucoup trop importante pour être réglementaire. Malgré ce petit incident, ils arrivèrent à bon port où le principal et une femme en tailleur et chignon strict les accueillirent. Alma était vraiment dans un style architectural très parisien, s'étalait sur cinq étages et quatre bâtiments, sans compter les annexes telles que la salle de gym ou l'auditorium où il devait rencontrer la classe et notamment les élèves avec lesquels ils allaient passé le reste de leurs scolarité. Cette pièce était vaste possédait un grande scène et devait servir au spectacle de l'institut et faire office de salle des fêtes. Ils montèrent sur l'estrade devant un petit groupe de vingt personnes. Pendant que la « vieille mégère », comme l'avait surnommé Georg, blablatait sur les opportunités de ce séjour prolongé, les portes de la salle s'ouvrirent brusquement sur quatre séduisantes silhouettes avec parmi elles, la jeune femme qu'avait aperçu Tom à l'aéroport.

Plus personne ne parlait, plus personne ne bougeait, tous avaient leurs regards et attentions braqués sur les quatre jeunes gens attirants et charismatiques. Une sensation de puissance et une tension sexuelle importante se dégageait de leurs personnes inspirant désir et crainte chez les élèves comme chez les professeurs. Tom les détailla avec intérêt, alors que la « vieille mégère » lança une remarque acide à l'intention des quatre qui la snobèrent, continuant d'évoluer avec grâce vers leurs fauteuils du fond de la pièce.

Un châtain aux yeux chocolat, assez grand, possédant une carrure d'athlète tenait de son bras musclé la hanche de la jeune sylphide que le dreadeux avait déjà aperçu. A côté se tenait, une jeune femme aux cheveux de jais brillants tels de la soie, aux yeux ors perçants et aux courbes délicieuses invitant à la luxure. Le contraste entre son corps et son visage d'ange surprit Tom qui la dévisageait avec envie avancer de sa démarche féline. Mais son regard noisette dériva vers le jeune homme qui lui aussi la tenait par la hanche, et cette vision le troubla profondément.

Cheveux noirs parsemés de raies blanches dont des mèches tombaient négligemment devant son regard, cerclé de noir, sombre et froid. Un corps finement musclé et harmonieux, mis en valeur par une veste en cuir ajusté, un t-shirt noir et un pantalon de cuir noir. Tom n'entendait plus rien, ne voyait rien d'autre que cet individu qu'il lui ressemblait de manière frappante. Des question fusaient dans sa tête à mesure que du désir pour cet être et un étrange sentiment de plénitude grandissaient en son fort intérieur. Son ami à ses côtés passait aussi inlassablement du brun au dreadeux incrédule, mais Tom n'en avait cure. Il ne cherchait que le contact visuel avec l'être qui le bouleversait autant. Comme s'il se sentait dévisagé, Bill tourna son regard d'Ange et croisa enfin celui qui le dérangeait tant.

Cette ressemblance troublante, cette impression de déjà-vu. Ce blond l'intriguait et l'irritait à la fois. Il avait le sentiment de se regarder dans un miroir déformant, un miroir qui lui montrait ce qu'il serait si rien ne n'était arrivé...

Après l'incendie coûtant la vie à sa famille, il avait été envoyé dans une famille d'accueil en France.

Le début de l'enfer...

Il n'y restait jamais longtemps, souvent maltraité, il avait appris par la force des choses à se défendre tant bien que mal, causant le plus souvent des problèmes. Mais ce soir de septembre, alors qu'il venait d'avoir 15 ans , il ne sut pas préserver son innocence...

Flash-Back

_J'en ai marre Victor ! Envoie le dans sa chambre, et files lui la correction de sa vie ! hurla sa « mère ».

Bill fut traîner de force jusque dans son minuscule chambre, et jeter contre son lit. Il était décidé à ne pas encaisser les coups cette fois-ci, en regardant une lueur de haine dans le regard, son « père » ôter sa ceinture. Mais cette lueur haineuse disparut pour laisser place à de l'effroi lorsqu'il le vit descendre son pantalon. Il tenta de fuir vainement mais il fut retenu par les bras puissants de son « père » qui le plaquèrent dos contre son torse. Il essaya de se défendre mais un coup porté à la tête lui fit perdre partiellement conscience. Il était comme dans un brouillard dense, ne sentant pas les mains fébriles parcourant son jeune corps, ni le lit contre son torse.

Doux instant de flottement dont il fut arraché brutalement par une douleur sinueuse et aigu au niveau de son anus...

Il criait, se débattait... vainement... Le corps plaqué contre le matelas... immobilisé par cette masse au dessus de lui, qui grognait de satisfaction...
Mais le pire était à venir... la douleur diminua en intensité, pour devenir moins présente... Bill pensa qu'il allait enfin pouvoir être libre, mais la sensation d'un corps inconnu dur et bien plus volumineux lui fit perdre tout espoir...

Sous la violence de l'impact, il s'arc-bouta, hurlant sa souffrance pour tenter de l'occulter...

Chaque vas et viens le faisaient grandement souffrir alors que son tortionnaire le pilonnait inlassablement jusqu'au point de non retour. Il se retira satisfait laissant le jeune homme aux yeux noisettes pleurer les larmes de son corps, recroquevillé en position f½tal au pied de son lit, un mince filet de sang, s'échappant de son être.

_J'espère que ça te servira de leçon mon garçon ! On ne se moque pas de nous impunément ! sermonna son « père » en sortant de la pièce.

Une jeune homme brisé laissé à l'abandon dans une chambre minuscule et sombre...

Sombre comme ses yeux, sombre comme son âme, sombre comme ses desseins...

Bill se releva, toute lueur ayant quitté ses yeux autrefois noisettes, rassembla ses minces effets personnels ainsi que l'argent qu'il avait volé au cours de ces années constituant un petit butin non négligeable. Il descendit dans la cuisine, après avoir pris une douche pour se débarrasser de l'odeur de fauve de son violeur, dans le but d'ajouter quelques aliments dans son sac pour son départ imminent, lorsque ses yeux tombèrent sur les couteaux de cuisines.

Lueur démente dans le regard...

Il prit avec une infinie précaution le plus grand et le plus aiguisé, posa son sac dans un coin de l'entrée et se dirigea vers la chambre de ses « parents ». Il ouvrit la porte sous le regard coléreux de sa mère qui changea du tout au tout quand elle vit le couteau. Avant même qu'elle ait eu le temps de hurler, Bill d'un geste vif et précis, lui trancha la gorge sans pitié. Il se régalait du sentiment de puissance qui parcourait ses veines quand il avait vu son regard apeuré. Essuyant avec minutie la lame ensanglanté, il se dirigea vers la salle de bain privé du couple. Il le vit se tenir là, devant lui aucun remord dans ses yeux bleus, juste un sentiment d'auto satisfaction ancré dans ses traits. Avec la même dextérité, il lui trancha la gorge à lui aussi, et prit soin au passage de lui ôter avec délectation ses organes génitaux.

Une fois, sa vengeance accomplie, il descendit récupéra son sac et quelques sous en plus, puis s'enfonça dans les profondeurs de la nuit alors que son âme venait de ne faire qu'un avec les ténèbres.

Fin Flash-Back



Bill avait fermer les yeux alors qu'il se remémorait ce douloureux souvenir, une main chaude se posa sur sa joue. Il tourna la tête vers Ange, qui le regardait une faible lueur d'inquiétude au fond de ses yeux ors. Le brun savait qu'elle avait compris ce à quoi il pensait, et la remercia silencieusement. Elle sourit faiblement et l'embrassa avec une tendresse qu'il ne lui connaissait pas. Il ne put s'en soucier davantage car Mme Duglanier leur annonçait la fin de cette réunion. Bill tourna son regard sombre vers Gustav et Davina qui n'étaient déjà plus là.

_Sûrement en train de rattraper le temps perdu, songea t-il.


Accompagné d'Ange, ils regagnèrent les portes de l'établissement et se grillèrent une cigarette avant de prendre un taxi. Tandis qu'il inhalait avec plaisir la fumée toxique, il vit le petit groupe d'allemand sortir à leur tour et le vit lui. Il discutait allègrement avec un jeune homme aux cheveux mi-longs châtains clair et aux yeux verts et un homme un peu plus âgé blond aux yeux verts également. C'est d'ailleurs lui qui les approcha le premier suivit des deux autres.

_Salut ! dit-il avec un léger accent allemand son regard déviant sur les courbes plus que désirables d'Ange.

Bill et cette dernière levèrent les yeux vers lui froidement et ne répondirent rien. Nullement déstabilisé, le professeur continua en allumant à son tour un cigarette.

_Alors vous venez à la petit fête après ?

_Une fête ? Quelle fête ?
demanda Bill le ton toujours aussi glacial.

_Et bien celle de bienvenue entre vos camarades et nous ! annonça t-il joyeusement.

Le brun détourna le regard vers Ange qui lui lança elle aussi un regard plein de sous-entendus. Un fin rictus sournois naquit sur les lèvres des deux amis, qui regardèrent le petit groupe en même temps, leurs yeux éteints teintés d'une lueur sournoise.

_On se fera un plaisir d'y aller... commença Bill avec un sourire faux cachant d'autres desseins plus noirs.

_Nous adorons les fêtes, finit la brune en entrant dans le taxi, alors que Bill jetait un dernier regard empli de haine au dreadeux qui s'en étonna. Le taxi démarra en trombe pour les mener vers leurs appartements.

Dès le moment où ils franchirent la porte des gémissements enivrés se firent entendre. Ange en passant devant la chambre de Gustav ferma correctement la porte et ouvrit la sienne tout en laissant un regard empli de désir à Bill. Quelques secondes plus tard, la porte claqua à son tour, et d'autres plaintes profondes retentirent dans l'appartement.



Après une fugace rencontre, la lumière et ses ténèbres bientôt se feront face...

Que se passera t-il...?

Bill laissera t-il sa rancoeur avoir raison de lui...?



Fin du chapitre 3.

# Posté le dimanche 23 mars 2008 13:10

Modifié le vendredi 16 mai 2008 18:08

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