Chapitre 5: SOS in a sea of blood


Souvenez-vous :


La silhouette s'éloigna du dreadeux, lui tournant le dos, pour s'arrêter.

_Tu es sa seule famille, son frère jumeaux... toi seul peut le ramener vers la lumière... lâcha enfin Ange en s'éloignant.

_Mais il me déteste ! Toute la soirée, il n'a fait que me bousculer, renverser son verre sur moi, me railler,...

Ange sourit froidement.

_Tu ne l'indiffères pas, tu provoques chez lui une réaction. Sers t-en ! La ligne est fine entre l'amour et la haine, Stendal...


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Perchée sur le toit d'une haute tour, dans le quartier des affaires, j'ai nommé, La Défense, une silhouette aux longs cheveux sombres attendait le signal, le regard posé sur une autre tour peu éloignée, un deltaplane à ses pieds. Elle possédait de grands yeux ors en amande, une combinaison furtive noir à col en V profond en lycra, moulant son corps comme une second peau, une paire de bottes plates à semelles souples, une ceinture où était disposé une pochette noire, dans le bas du dos contenant des cartouches de 11mm, pour les deux magnum automatiques de 11 mm accroché sur le côté de chacune de ses cuisses, des saïs, et fixé par une sangle dans son dos, son katana. Ange prit sa paire de jumelles à vision nocturne de la poche accrochée à sa ceinture, et observa l'évolution des opérations. Le van noir de Gustav venait de se garer en bas de la tour visée. Elle l'entendit via son oreillette bluetooth.

_Nous sommes en place. Dav' et Bill finissent de charger leurs armes. Je vais commencer à pirater leur ordinateur central, afin de brouiller les systèmes de sécurité et les caméras. Tu auras moins de 15 min devant toi pour y atterrir, après le bouclier thermique se remettra en place. Il va falloir que tu sois rapide.

_T'en fait pas Gus', je suis la meilleure !

_Et la plus modeste !
railla Davina, connectée elle aussi sur la même fréquence pour leur permettre de communiquer lors de cette mission.

Ange arqua un sourcil.

_Tu devrais surveiller tes propos Dav' et te concentrer, on a 80 étages à nettoyer, alors j'espère que tu ne t'es pas fatiguée inutilement avec Gus' !

_Dommage que tu ne sois pas en face de moi...
menaça Davina d'un ton faussement sévère.

_Bon les filles, quand vous aurez fini, Gus' finira peut être de nous expliquer la marche à suivre...soupira Bill.

_Merci, Bill ! Bon comme Ange le disait, vous avez près de 80 étages à nettoyer. Je vous ai fait transférer les plans sur vos PDAs . Ange attaquera du haut et Bill et Davina du bas. Il nous faut trouver le bras droit de Vallière, lui seul a les codes d'accès. C'est pour ça qu'il est si difficile à trouver, il bouge tout le temps. Je vous ai fait parvenir sa fiche pour que vous puissiez l'identifier. Cet immeuble pullule d'hommes de main, faites très attention. Le canal de communication est protégé, donc aucun risque de piratage. Si jamais vous avez le moindre soucis...

_T'en fais pas Gus',
le rassura Ange. C'est une mission de routine, on tire dans le tas, dégomme tous ceux qui passent et hop ! On récupère ces foutus codes, et on va enfin pouvoir faire péter le caisson à Vallière.

_Tu as un véritable esprit de synthèse Ange
, se moqua le châtain aux yeux chocolat.

_Merci Gus' ! Bon c'est pas le tout, mais quand est-ce que tu vas enfin réussir à rentrer dans le système d'actionnement du bouclier. Je commence à m'ennuyer moi.

_Ca va prendre à peu près 20 minutes alors patientes encore un peu.


Ange ne répondit pas, laissant son regard or vagabonder sur le paysage urbain nocturne qui s'étendait sous ses pieds. Ses pensées se dirigèrent presque instantanément vers la soirée qui avait lieu il y a encore quelques heures.



Flash-Back :

Pour l'occasion, l'auditorium avait été complètement re-décoré à la façon d'un night-club intimiste, les lumières tamisées, les sofas douillets, les petits coins tranquilles où l'on pouvait se laisser aller sans s'attirer des regards inquisiteurs. Décidément, Davina avait bien fait les choses, un sourire froid s'étira sur les lèvres pulpeuses d'une certaine noiraude, dont les yeux ors fixaient avec intérêt un certain blond à dreads. Elle fut attirée par Bill vers un des petits coins intimistes, tandis que Gustav et Davina chauffaient le dance-floor sur fond de musique lascive, Tainted Love Marylin Manson. Aussitôt le velours en contact avec sa peau, Bill l'embrassa langoureusement, se délectant de ses lèvres si délicates, et caressant son corps si désirable sous le regard jaloux d'un jeune homme particulier.

Tom avait suivi toute la scène depuis leurs arrivées, et notamment le regard d'Ange qui lui avait fait froid dans le dos. Comment une jeune femme si belle pouvait distiller autant de froideur dans un seul regard. Les voir s'embrasser ainsi faisait naître en lui un sentiment de rage sourde, telle une boule au fond de sa gorge, un n½ud lui tordant les entrailles... Il était jaloux, jaloux de cette femme qui s'attirait toutes les faveurs du brun qui obsédait ses pensées, et détestait à la fois l'objet de ses désirs. Comment en était-il arrivé là en quelques heures ? Pour oublier toutes ses interrogations, il alla se servir un autre kamikaze au bar. A peine servi, quelqu'un le bouscula lui faisant reverser son verre sur lui-même.

_Putain, jura t-il en allemand. Tu peux pas faire attention !

Il releva la tête énervé pour faire face à celui qui l'obsédait tant, un sourire froid et narquois s'étirant sur ses fines lèvres.

_Je suis désolé, lâcha Bill d'un air faussement navré altéré par son sourire narquois. Tu vas tout de même pas pleurer pour ça bébé Stendal ! Tu veux que j'appelles ta maman, ajouta t-il en insistant sur le dernier mot.

Sans attendre une réponse, il s'éloigna ses consommations dans ses mains, mais il stoppa d'un coup.

_Et arrêtes de reluquer comme tu le fais, Ange ...

Et le brun poursuivi son chemin, laissant un Tom irrité au possible, qui se dirigea vers les toilettes afin de nettoyer son T-shirt 4XL.

« Espèce de connard, pensait-il. Non mais pour qui il se prend ce trouduk' ! »

Tom sentait la colère monter en lui graduellement, et sa haine pour le brun attiser à mesure qu'il le bousculait, le raillait, le faisait enrager sous le regard amusé et froid de la brune qui l'accompagnait. Toute la soirée, Bill n'avait cessé de le tourmenter quand il ne flattait pas le corps de son amie ou faisait ami-ami avec la fée blanche. Alors qu'il sorti un instant pour prendre un coup de fil important, Ange en profita pour approcher le dreadeux à sa guise sans les coups bas de Bill. D'abord réticent, il fini par céder et sorti en sa compagnie dans la cour arrière de l'auditorium. Ange le plaqua contre le mur de l'auditorium alors qu'un vent faible balayait doucement ses longs cheveux.

_Qu'est ce que tu me veux ?

_Tu as perdu ta famille dans un incendie n'est ce pas ?
dit-elle sur le ton d'un affirmation plus que d'une interrogation.

_Comment... demanda t-il les yeux écarquillés.

_Peu importe, tu n'es pas le seul à avoir survécu, contrairement à ce que l'on t'a dit.

_Pourquoi me dis-tu ça ?


La jeune sylphide s'éloigna du dreadeux, lui tournant le dos, pour s'arrêter.

_Tu es sa seule famille, son frère jumeaux... toi seul peut le ramener vers la lumière... lâcha enfin Ange en s'éloignant.

_Mais il me déteste ! Toute la soirée, il n'a fait que me bousculer, renverser son verre sur moi, me railler,...

Ange sourit froidement.

_Tu ne l'indiffères pas, tu provoques chez lui une réaction. Sers t-en ! La ligne est fine entre l'amour et la haine, Stendal...

_Mais enfin pourquoi agit-il ainsi ?

_Contrairement à toi, la vie ne lui a pas fait de cadeau,
dit-elle faiblement en inclinant la tête le regard douloureux.

_Que veux-tu dire ?

_Peu importe, ce n'est pas...


Mais elle fut interrompu par la sonnerie de son portable.

_Ange, la mission est avancée à ce soir, il faut y aller !
déclara Bill au bout du fil.

_Très bien, j'arrive, dit-elle en raccrochant.

_Bill a besoin de toi, Stendal... conclut-elle en partant.

Fin du Flash-Back




_Ange, prépares-toi ! Décollage dans une minute ! déclara Gustav dans son oreillette. Bill et Davina sont en place, quand je te donnerais le signal, tu auras moins de 15 minutes pour atteindre la tour. Bill et Dav' aussi. Vous êtes prêts ?

Ange s'installa aux commandes de son deltaplane, et recula pour prendre de l'élan.

_Cinq, quatre, trois, deux, un, Go !

L'ange de la nuit courut et s'élança dans les airs en une chute de quelques mètres pour ensuite remonter grâce à la poussée de l'air sur l'intérieur de la toile. Elle posa ses pieds dans la boucle prévue à cet effet et se dirigea vers l'édifice de verre et d'acier, tandis qu'en bas, deux silhouettes vêtues des mêmes combinaison furtives noires se mouvaient avec discrétion vers l'intérieur du bâtiment. Ange atterri avec grâce sur le toit de l'immeuble où un petit comité d'accueil l'attendait. D'un geste vif, elle sortit ses magnums les monta sur silencieux, et tua en quelques tirs les trois gardes et les deux chiens d'attaques.

_Ange, s'exclama Gustav dans son oreillette. Dav' et Bill sont entrés.

_Très bien.

La jeune femme aux yeux ors, rangea un instant ses magnums, pour activer son PDA encastré dans le brassard de son bras gauche, et poursuivit sa progression, en prenant l'escalier de service après avoir récupérer ses armes. Bougeant avec une grâce féline, elle descendit avec discrétion le premier escalier menant au denier étage, pour ensuite ouvrir la porte d'accès aux bureaux... personne.

Des bruits de mouvements derrière elle...

Elle sauta sur le côté pour s'abriter derrière un pan de mur, alors qu'une rafale de balles se faisait entendre. Ange réajusta son gilet par balles, attendit un peu et tira avec précision dans la tête de ses opposants, le sang giclant tel un jet d'eau contre le mur à l'opposé, colorant le mur blanc autrefois immaculé. Se relevant, elle poursuivit son chemin, sous les indication de son PDA qui lui annonçait, d'après le détecteur thermique, que l'étage était vide de toute présence humaine, du moins vivante. Ainsi en descendant progressivement chaque étage, les tuant d'une balle ou d'un coup de katana en travers de la nuque, maculant la moquette de liquide pourpre, mais elle n'en avait cure. A chaque tête qui tombait, à chaque souffle agonisant de ses victimes, elle sentait une bouffée de plaisir et de satisfaction envahir la moindre parcelle de son corps. Elle continuait donc d'avancer laissant des cadavres décapités, ou avec un nouveau système d'air conditionné dans la tête, derrière elle, quelques tâches de sang sombre ornant sa combinaison avantageuse.

Soudain, une forte détonation se fit entendre quelques étages plus bas, ainsi que Gustav via son oreillette.

_Ange !

_Laisse moi deviner, ta femme a encore amené ses explosifs...
, soupira t-elle. C'était sensé être discret, rapide et efficace !

_Tu sais très bien qu'elle a toujours eu un faible pour les barbecues. Et puis, au moins c'est rapide et efficace, pas très discret je te l'accorde mais...

_Gus' !
l'interrompit la noiraude.

_Désolé, Bill et Davina ont trouvé le bras droit de Vallière, ils sont aux 32e étage.

_Je suis au 43e !

_Dépêches toi, ça grouille de crétins ici !
s'exclama Davina dont la voix était couverte par les détonations des armes à feu.

_Ok ! dit Ange tout en continuant d'avancer et de tuer des gardes en passant de quelques balles.

D'un geste fluide, elle rechargea ses magnums, et continua de marcher pour se retrouver devant les ascenseurs.

_Gus' ! Les ascenseurs, ils se trouvent à quels étages ?

_Tu crois vraiment que c'est le moment de prendre l'ascenseur ?

_Bien sûr, c'est tellement plus rapide,
ajouta t-elle avec un sourire en coin.

_Ils sont aux 58e, 10e et 75e étages, ça va prendre trop de temps pour qu'il arrive à ton niveau.

_Tu peux commander l'ouverture des portes ?

_Euh oui, mais...
balbutia Gustav qui ne voyait pas où elle voulait en venir.

_Très bien ouvre celles du 43e et quand je te donnerais le signal ouvre celles du 32e ! ordonna t-elle en préparant son grappin magnétique, ses gants en cuir et le harnais qui lui servais pour le delta plane.

_Attends, s'exclama à son tour Bill. Tu ne vas tout de même pas...

_Quoi ? Me laisser glisser le long des câbles grâce au harnais et lancer le grappin magnétique contre la paroi, pour me balancer ensuite directement par les portes de l'ascenseur à votre étage... laisses moi réfléchir... Si ! dit–elle d'une seule traite !

_Tu es dingue, soupira t-il.

_C'est pour ça que tu m'adores, Bill !
lança Ange un sourire en coin.

Bill sourit à son tour en regardant Davina, se protégeant derrière un bureau, de l'autre côté de la salle qui était elle aussi amusée par la nouvelle facétie de son amie.

_Bon ok ! Tu es prête ?demanda Gustav.

_Oui, ouvres les portes.

Les portes laquées noires de l'ascenseur s'ouvrirent devant la brune aux yeux ors sur les gros câbles plongeant dans un immense vide.

_Tu es sûre de ce que tu fais, demanda une dernière fois le jeune homme aux cheveux châtain.

_Absolument !

Et elle lança son grappin afin de s'attacher aux câbles mollement pour enfin descendre à grande vitesse dans le vide.




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Cher lectorat adoré ,



Merci de lire ma fiction








]

# Posté le samedi 29 mars 2008 08:57

Modifié le samedi 17 mai 2008 05:54

Foire aux questions

Réponses aux interrogations des comms:

spriing-miich-x, Posté le lundi 31 mars 2008 20:21

mais j'admire trop Ange , on dirai qu'elle veut absolument que Bill sorte de cette " enmerde " et on dirai trop que elle , elle " sait " qu'elle ne pourra jamais en sortir O_o .
et Bill , je sais pas , j'ai vraiment trop du mal à l'imaginer comme sa en vrai , surtout son regard , je crois que c'est le truc le plus impressionant XD .
Enfin bref , j'aime vraiment trooop ta fic ^^

Bisous <3

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spriing-miich-x, Posté le lundi 31 mars 2008 20:19

mais peut-être que tu vas me prendre pour une conne , mais j'ai pas encore compris pourquoi Bill , Gustav & Ange s'amusent à tuer des gens et tout sa ? Pour se venger de tous les malheurs qu'ils ont connu ?


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Réponse:



Merci pour tes gentils comms. Ca fait toujours autant plaisir! =)

Pour répondre à tes interrogations, je ne l'ai pas clairement expliquer mais je pensais que c'était clair (va falloir que je m'améliore ><), ils sont tueurs à gages (cf. chapitre 2 ^^_avant le deuxième flash back d'Ange). J'esplique au fur et à mesure de l'histoire les raisons qui les ont poussés à devenir ce qu'ils sont, pour l'instant vous ne savez que pour Bill et Ange. Les raisons de Gustav et Davina viendront après ^^.

Pour en revenir au cas d'Ange, avant de rencontrer Bill et les autres, elle était toujours seule utilisée par son père comme enfant soldat. Elle sait pertinemment que ce désir de tuer est profondément ancré en elle, alors que pour Bill c'est par la force des choses.

Oui, j'aime beaucoup cette personnalité que j'ai collé à Bill. Habituellement d'après les échos que j'ai pu avoir des fictions THiennes, Bill est généralement le petit frère à protéger, le gentil, l'adorable, je voulais casser ce mythe, et je crois avoir réussi. Je lui ai collé cette image de bad boy, glacial, et je dois avouer que je le préfère ainsi ^^. Mais il peut se montrer très détestable, tu verras ;)

Voilà j'espère avoir répondu à tes questions avec précision.
Merci de lire ma fiction avec autant de plaisir.




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etOual-O-chOcOlat, Posté le lundi 31 mars 2008 20:39

C'est pOur Quand Le prOchain LemOn Au Faite?xD




Réponse:

Dès le prochain chapitre Canon!^^ Dès le prochain chapitre!

Par contre, il sera ... comment dire...assez spécial.... =D

Luv u <3

# Posté le lundi 31 mars 2008 15:08

Modifié le jeudi 03 avril 2008 11:17

Chapitre 6: Drop of tear in an ocean of blood

Souvenez-vous :

_Attends, s'exclama à son tour Bill. Tu ne vas tout de même pas...

_Quoi ? Me laisser glisser le long des câbles grâce au harnais et lancer le grappin magnétique contre la paroi, pour me balancer ensuite directement par les portes de l'ascenseur à votre étage... laisses moi réfléchir... Si ! dit–elle d'une seule traite.

[...]

Les portes laquées noires de l'ascenseur s'ouvrirent devant la brune aux yeux ors sur les gros câbles plongeant dans un immense vide.

_Tu es sûre de ce que tu fais, demanda une dernière fois le jeune homme aux cheveux châtains.

_Absolument !

Et elle lança son grappin afin de s'attacher aux câbles mollement pour enfin descendre à grande vitesse dans le vide.

...


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Bill tira sur les deux hommes de main lourdement armés pour replonger derrière son bureau renversé afin de se protéger. Il jeta un coup d'½il à Davina qui s'en sortait plutôt bien, en lançant des grenades à tout va. Ils étaient tombés assez rapidement sur le bras droit après quelques étages et gardes liquidés, mais là il y en avait beaucoup trop, et leurs explosifs étaient limités. Ils devaient à tout prix, récupérer ces codes, sinon impossible de coincer Vallière. Bill regarda à nouveau aux alentours pour essayer de trouver une ouverture, mais son attention fut détourner par son oreillette.

_Bill, vous êtes où ?

_Dans le bureau central open-space première porte à gauche, où es tu Ange ?

_J'arrive !


Sur ces mots une détonation pulvérisa la porte, occasionnant un nuage de poussière idéal pour entrer sans se faire canarder. Quelques hommes tombèrent sous des balles tirés, et Ange vint se positionner à son tour derrière un pan de mur, non loin de ses amis.

_Merci Dav', d'avoir laisser une grenade à mon intention !

_Je t'en prie ! Alors cette descente en chute libre ?
demanda la nommée.

_Orgastique ! Et ne te vexes surtout pas Bill !railla Ange.

Le dit Bill, leva les yeux au ciel en signe d'agacement.

_Quand vous aurez fini, vous le direz, on a encore une cinquantaine de gars à dézinguer. Il protège le bureau de Rinaldi ! Dav', combien il te reste de grenades ?

_Cinq.

_Et merde,
s'exclama Ange. Bon ok, que proposes-tu Bill ?

_Foncez dans le tas !

_Et dire que tu me traitais de folle,
soupira la jeune noiraude.

_Moi ça me va !déclara Davina enthousiaste de faire couler du sang, et péter quelques têtes.

_Vous avez intérêt à en revenir vivants bande de crétins décérébrés ! sermonna Gustav à l'attention du groupe.

_T'en fais pas, Gusty, lâcha Bill amusé. On a vu pire ! Vous êtes prêtes les filles ?

_C'est quand tu veux !


Les trois amis se relevèrent d'un même mouvement, les muscles tendus, les visages fermés et les armes en joug. Une ballet incessant de balles, d'explosions, de corps tombants, de mouvements acrobatiques pour se glisser de cachettes en cachettes, avançant avec grâce et puissance. Davina, Bill et Ange dos à dos, tournant sur eux mêmes, protégeant les arrières de chacun, se déplaçant tel un seul être, évitant les tirs, continuaient d'avancer jusqu'à ce qu'il n'y ai plus aucune âme qui vivent autour d'eux. Tout en restant sur leurs gardes, les trois jeunes gens se dirigèrent vers les portes du bureau, Davina en tête. Positionnés de chaque côté, Cette dernière entra la première des uzis dans chaque poing, mais des bruits de bagarres et quelques coups de feu se firent entendre. Bill et Ange sur ses talons déboulèrent dans la pièce pour se retrouver face à André Rinaldi tenant fermement Davina dos contre lui, un revolver sur sa tempe.

_Tiens tiens, ne serait-ce pas les Hell's wolves ?


Face à eux, un homme blond aux yeux gris, grand, à la stature imposante habillé d'un costume de grand couturier.

_Rinaldi lâche là!lui ordonna Bill. Tu ne fais pas le poids, donnes nous les codes et nous consentirons à épargner peut être ta misérable vie, finit-il une lueur démente dans le regard.

_Peu importe! De toute façon, vous devez me garder en vie, car les codes sont là-dedans,
fit-il en indiquant de l'extrémité de son arme sa tête.

Profitant de ce moment d'inattention, Davina lui asséna un coup de coude violent dans l'abdomen, l'obligeant à lâcher son arme puis d'un coup de pied retourné puissant, elle l'envoya valdinguer sur le mur de derrière où il s'y laissa glisser mollement pour tomber au sol insconsient. Cette dernière se retourna vers les deux autres, un grand sourire ornant ses lèvres, deux doigts levés en signe de victoire.

_Strike! S'exclama t-elle alors.

Les deux autres tueurs à gages éclatèrent d'un rire froid et sinistre, avant de déplacer le corps vers le centre de la pièce afin de préocéder à l'interrogatoire dont le but était d'obtenir les codes. Tandis que Davina et Bill lui attachaient solidement la tête et les jambes, Ange sortait son katana et ses Saïs.

_C'est bon, tu vas pouvoir commencer.


Un mince sourire sadique et froid s'étira sur les lèvres carmins d'Ange, elle s'installa sur les hanches du captif, en mettant ses jambes de chaque côtés, et planta d'un geste vif chacun de ses Saïs dans chaque paume ce qui sortit l'insconcsient de sa torpeur en un fort cri de douleur. Cet éclat de voix fit sourir à nouveau Ange, une expression de plaisir malsain ornant son doux visage.

_Bien dormi?
Demanda Bill d'un air empli de sadisme. Bon, tu les donnes ces codes d'accès?

Rinaldi, le front perlant de sueur à cause de la douleur, hocha la tête négativement.

_Non? Comme tu voudras, la délicieuse créature, que tu vois là, va te faire quelques ... “caresses”... de sa spécialité, annonça t-il en désignant Ange qui sourit sadiquement en prenant en main son katana.

_A chaque réponse négative, poursuivit le brun, ou qui ne nous plait pas, elle te tranchera un doigt. Es-tu sûr de ne pas vouloir nous donner ces codes ?

_Vas crever... AAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHH!!!!!!!!!


La lame s'enfonça doucement dans la fine chair de l'index, d'où le sang commença à s'écouler, puis un craquement sinistre retentit, signe que l'os se brisait sous la lame aiguisée. Les trois compères se délectaient des hurlements du torturé tandis que Davina alla tranquillement s'asseoir sur le fauteuil en face, afin de mieux profiter du spectacle macabre.

_Alors ces codes, demanda à nouveau le brun aux raies blanches accroupi à côté de la tête de la victime.

_Vas te faire foutre!

_Bip bip,
dit d'une voix douceureuse Ange. Mauvaise réponse...

Puis elle lui trancha à nouveau un doigt, les cris redoublèrent alors que le sang continuait de tâcher abondamment la moquette en un halo sombre.

_Alors ?demanda t-elle à son tour.

_Salope, muumura le blond.

Un nouveau hurlement résonna dans la pièce, alors qu'un autre homme de main déboulait par les portes. Sans lui accorder un seul regard, Bill leva un de ses uzis pour lui loger d'un tir précis des balles dans la tête, d'où des pans de cervelle sortirent en maculant une des portes au passage.

_Joli coup Bill! Félicita la brune aux cheveux ondulés assise dans le fauteuil.

_Merci, fit-il d'une voix égale en rangeant son arme. Bon, il les crache ces codes ! J'ai envie de rentrer, moi!

_Tout dépend de Monsieur! Alors Rinaldi, reprit la noiraude aux yeux or.

_Je ...

Elle leva à nouveau son arme sous le regard effrayé de sa victime.

_Attendez!!! Je vais... je vais vous les donner... Sous le tableau, il y a un coffre, le code est 387652... Il y a une clé USB dedans, les codes sont dessus.

_Tu vois quand tu veux,
dit Bill en flattant la joue du pauvre homme, tandis que Davina récupérait la clé pour s'installer ensuite au bureau devant le PC du souffrant, afin de transmettre les informations à son aimé.

_C'est cripté, s'exclama Gustav dans leurs oreillettes.

D'un geste vif, le malheureux perdit un autre doigt.

_Ange...
soupira Bill.

_Quoi? J'ai horreur des chiffres impairs, il fallait bien que j'en coupe un autre!

_Bon ça risque de prendre des jours, mais ce n'est pas inviolable. Et ce con ne les connait sûrement pas,
ajouta Gustav à l'autre bout du fil.

_On a fini alors! S'exclama Davina enthousiaste.

Tous se relevèrent tandis qu'Ange dégainait un de ses magnums pour coller au blond une balle entre les deux yeux dans une effusion de sang. Ils sortirent ensuite de l'immeuble pour rejoindre le van où leur ami les attendaient au volant. Alors que la voiture venait de démarrer, Ange s'adressa à Davina:

_Ca m'étonne que tu n'es pas disposer des explosifs pour faire ton petit feu d'artifice hab...

Une puissante détonation retentit brusquement brisant les vitres des étages visités par Bill et cette dernière.

_Tu disais?

_Rien,
répondit Ange ce même sourire froid sur son visage angélique.


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Plusieurs heures après la mission...

_On dirait des coordonnées, dit Gustav ses yeux chocolats rivés sur l'écran, Davina blottie dans ses bras, tous les deux allongés dans le lit de la jeune femme, un drap crème cachant leur nudité.

_Qu'est ce que ça signifie à ton avis ?questionna sa douce.

_Je sais pas, c'est vraiment bizarre... murmura le châtain.

_Quoi?

_Tout d'abord, on nous contacte pour liquider des mafieux ennemis de Vallière et maintenant notre commanditaire nous mène droit vers lui....

_Sûrement un autre ennemi de Vallière, ne t'en fais pas. C'est assez paradoxal, je te l'accorde, mais notre job c'est tuer sans nous poser de question sur le pourquoi du comment...

_Oui, tu as peut être raison.


Les dossiers de leurs précédentes victimes défilaient devant ses yeux à mesure qu'il bougeait la souris, pour s'arrêter sur un dossier particulier, le plongeant dans ses souvenirs:

Gustav bien qu'il n'en avait jamais rien dit à ses amis, connaissait du moins de vue et de réputation Ange. Il avait été tout comme elle un enfant soldat, du moins un apprenti, car il était bien meilleur en logistique et outils high-tech qu'en combats et assassinats en tout genre. Orphelin, il avait été sorti de l'établissement par De la Villedière, le père d'Ange. Recruté pour être lui aussi un outil de destruction ayant l'apparence de l'innocence, il ne s'était pas montré aussi brillant que les autres, ce qui lui valut plusieurs remontrances assez musclées de la part de son instructeur, dont ses yeux regardaient fixement le dossier. Il avait été son premier contrat, son premier meurtre exécuté avec sang-froid et haine.

Sentiment né de ces douloureuses corrections...

Haine, qui l'avait poussé à s'enfuir de ce centre où l'enfer paraissait bien plus doux à côté...

Pour devenir tueur à gages...

Il se souvenait encore de la fois où ils devaient assister à l'exécution d'une mission, alors que De la Villedière était présent pour voir le massacre orchestré par sa fille, la couvant d'un regard possessif comme si elle était un jouet entre ses mains, d'être froid et détestable...

Flash-Back

Caché derrière une vitre surteinte avec les autres élèves, les instructeurs et De la Villedière, Gustav observait d'un air préoccupé une pièce richement meublée, très grande et lumineuse où quatres personnes d'une trentaine d'années, ne se doutant de rien, étaient prisonnières. Pourquoi les avaient t-ont amenés là? Mais il ne put continuer à y réfléchir que la porte de acajou s'ouvrit...

C'est là qu'il la vit pour la première fois...

De longs cheveux de jais flottant derrière elle à chacun de ses pas, un visage fin avec des yeux couleur or où toute lueur de vie semblait s'être envolée. Vétue d'une petite robe blanche d'été, elle avait à peine 6 ans, constata t-il, et respirait la mort malgré l'aspect angélique de ses traits. Elle s'avançait vers les quatres prisonniers, les mains jointes dans son dos, aucune expression venant troubler la pureté de ses traits. Sans aucune parole, elle sortit de derrière son dos, un revolver bien trop grand pour ses petites et délicates mains d'enfant, et tira sans ciller, abattant de sang-froid les pauvres malheureux. Une fois que les corps sans vie eurent touché le sol, son père sortit pour la prendre par le bras sans la moindre douceur, à la manière d'un enfant capricieux exhibant son jouet préféré.

_Vous voyez! C'est ainsi qu'il faut que vous procédiez!


Gustav était interloqué par le manque d'expression et de pitié dont elle avait fait preuve, et ne put s'empêcher d'éprouver de la tristesse pour cette petite poupée sans vie.

Fin Flash Back


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La petite mélodie marquant la fin des cours retentit et nos quatres amis étaient déjà dehors à fumer et boire un café Starbucks très agréable par ce froid de décembre. Tom, qui sortait en riant en compagnie de Georg, tout en prenant son paquet de cigarettes, aperçu le petit groupe et ses pupilles chocolat croisèrent celles de métal précieux d'Ange qui lui adressa un regard entendu. Mais un certain brun exaspéré par cet étalage de bonne humeur, décida de railler un peu le dreadeux.

_Tiens tiens, ne serait-ce pas M. J'ai-un-poulpe-mort-sur-la-tête et son pote!

Tom ne releva pas la remarque acerbe, et tira une bouffée de sa cigarette, au plus grand damn du brun.

_Aurais-tu perdu ta langue ou tes dreads inhibent tes facultés de communication?

Gustav lança un regard inquiet à sa femme et son amie, ils avaient vu Tom se crisper sous la dernière remarque. S'il répondait, cela allait mal finir, mais ne semblant pas entendre leurs prières muettes, le dreadeux lança d'une voix froide:

_Vas te faire foutre l'épouvantail, vas baiser ta pute et dégages de là, tu nous pollue l'air!

Tout se passa en un éclair, Bill s'avança à une vitesse impressionnante vers le blond, le prit par le col de son pull à capuche 4XL et le plaqua contre le mur violemment.

_Tu ferais mieux de surveiller tes paroles, je n'admets pas qu'on insulte Ange, dit-il d'une voix menaçante et tellement glaciale qu'elle aurait fait frissonner Hannibal Lecter lui même.

_Alors cesse de me les briser. Tes parents ne t'ont-ils rien ap...

Mais il ne put continuer sa phrase, un poing venant s'abattre sur sa joue droite, le faisant vasciller dangeureusement. Dans un élan de rage, Tom asséna à son tour un coup de poing à son frère jumeau ennemi qui allait répliquer, bien plus violemment; cependant son bras fut retenu par Gustav.

_Laisse tomber Bill, on y va.


Enervé au possible, le brun se résigna et entra dans la Mercedes en lançant un dernier regard haineux à l'attention du blond à la casquette. A peine entré dans l'appartement, Bill fonça tel un fou furieux dans sa chambre, dont il claqua la porte avec force.

_Je m'en occupe, déclara Ange calmement à ses deux amis qui préférèrent quitter les lieux afin de les laisser seuls.

La belle noiraude se dirigea tout d'abord vers son dressing afin d'y prendre sa trousse de secours qui tronait à côté de ses armes, puis vers la chambre du brun où elle entra sans un mot. Bill était là, au milieu de la pièce sans dessus dessous qui avait fait les frais de sa colère, assis sur son lit, se faisant un rail sur la table de nuit, pour enfin allumer une cigarette. Il ne lui accorda pas un seul regard mais elle n'en avait cure. Elle s'assit à son tour, en face de lui et sortit une compresse et un antiseptique afin de soigner la petite plaie qui s'était ouverte sous le coup porté. Un silence pesant regnait alors qu'avec douceur et tendresse, elle le soignait, ce fut Bill qui brisa le silence de ses vociférations.

_Non mais pour qui il se prend ce connard... de la chance que Gustav m'est arrêté... il aurait fait une sale impression sur le béton...,
bougonnait-il.

Ange ne répondit pas. Elle savait que Tom l'avait poussé un peu à bout, mais Bill l'avait cherché. Elle sourit intérieurement, ils avaient vraiment ce même caractère impétueux. Ses pensées furent troublées par le baiser aussi soudain que brutal de Bill.

_ Bill attends... S'il te plait... arrêtes...

Mais ce dernier la serrait avec force dans ses bras, l'embrassant avec toute la haine, et la rancoeur qu'il éprouvait à ce moment là, envers ce dreadeux. La jeune femme se laissa faire, tentant de tempérer cette violence, dont il faisait preuve dans ses caresses. Il la plaqua avec force contre le lit tout en continuant d'embrasser avec autant de fureur ses lèvres, dont il mordit l'inférieur la faisant saigner, sa nuque, qu'il mordit sans douceur aucune, sa poitrine dont il mordilla les boutons de chairs rosés avec rage, occasionnant un gémissement de douleur chez Ange.

Il aurait tellement voulu lui faire payer son insolence à ce blondinet rasta...

Le briser...

Voir la peur et la souffrance dans ces iris si semblables aux siennes...

Lui faire ravaler son sourire heureux...

Le faire payer pour avoir eu une enfance heureuse...

Bill arracha férocement les derniers vêtements de la noiraude qui tombèrent en lambeaux à terre, se défit des siens, et la culbuta dans l'urgence...

Lui faire payer à elle ce qu'il ne pouvait faire au blond...

Ange ne disait rien, acceptant la ranc½ur de son ami, sa haine, sa douleur...

Au dessus d'elle, Bill continuait ses vas et viens violents, ne se souciant aucunement du mal qu'il lui faisait, pour enfin atteindre l'orgasme faisant retomber sa colère et naitre la culpabilité... Il se logea dans ses bras, la tête contre sa poitrine, profondément désolé...

_Pardonnes moi, Ange... Je suis désolé... Je...

_Chut, Bill, tu n'as pas à t'en vouloir, tout va bien, ne t'en fais pas. Je sais que tu ne voulais pas ce qui s'est passé...,
lui murmura t-elle en lui caressant ses cheveux soyeux.



Deux anges déchus étroitement enlacés...

S'enfonçant un peu plus dans les ténèbres dont elle souhaite l'en sortir...

Torrents salés sur des joues blanches...

Culpabilité d'avoir blessé un être cher...

L'enfer... sur terre...



Fin du chapitre 6



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Tend la casquette de Tom:

_ A votre bon coeur, chers lecteurs, mendie Alone In Darkness.

Tom les bras croisés derrière elle, un air faché sur son visage, il joue nerveusement de sa langue avec son piercing.

_Tu vas me la rendre ma casquette! J'ai horreur d'avoir la tete nue ><

Alone In Darkness lui tire la langue, et s'approche de lui une moue attendrissante sur le visage.

_Allez Tommy chou, pretes la moi encore un peu...

_Nan!

_Connard! --"

_Pour l'instant la connasse c'est toi! T'as vu le cocard que je me paie par ta faute ><

Vexée, Alone In Darkness lui envoi un coup de genou bien senti dans le service trois pièces, dont le propriétaire se plie en deux sous la douleur.

_La prochaine fois que tu insultes la brillante auteur que je suis, je peux t'assurer que tu chanteras soprano le reste de te vie!




# Posté le jeudi 03 avril 2008 11:42

Modifié le vendredi 16 mai 2008 20:24

Chapitre 7: Friends always forgive



Souvenez-vous :

_ On dirait des coordonnées, dit Gustav ses yeux chocolats rivés sur l'écran...

[...]

_ Tout d'abord, on nous contacte pour liquider des mafieux ennemis de Vallière et maintenant notre commanditaire nous mène droit vers lui....

[...]

Lui faire payer à elle ce qu'il ne pouvait faire au blond...

Ange ne disait rien, acceptant la ranc½ur de son ami, sa haine, sa douleur...

[...]

Deux anges déchus étroitement enlacés...

S'enfonçant un peu plus dans les ténèbres dont elle souhaite l'en sortir...

Torrents salés sur des joues blanches...

Culpabilité d'avoir blessé un être cher...

L'enfer... sur terre...


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La Porsche Carrera noire de Bill démarra dans la rue, s'éloignant de leurs appartement, où une paire d'yeux or, le regardait disparaître au coin de l'immeuble suivant. Ange resta encore quelques minutes à la fenêtre du balcon, son corps drapé du drap noir, dans lequel il l'avait prise de force, le regard perdu dans le vague. Malgré ce qu'il lui avait fait, elle ne lui en voulait pas, préférant être le réceptacle de sa souffrance plutôt que de le voir faire du mal à la seule personne qui était susceptible de le ramener vers la lumière. La jeune femme soupira et se rendit dans la salle d'eau afin de prendre une douche. Vingt minutes plus tard, elle en sortit pour se diriger vers sa chambre et plus particulièrement son dressing, elle se vêtit d'un jean slim noir, un pull blanc à col roulé ainsi que de bottines et d'une veste en cuir marron clair courte et fourrée. Une fois prête, elle fit un petit détour par la chambre du brun afin d'y récupérer quelque chose et descendit prendre sa moto rouge qu'elle enfourcha après avoir entré les coordonnées d'une certaine adresse, pour enfin démarrer en trombe.

Elle savait qu'il en aurait besoin...


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_ Connard !!!!!
vociféra Tom une poche de glace sur la pommette et le bas de l'½il droit.

Georg assis à ses côtés, dans le salon de leurs foyer.

_ Ca va aller ? demanda son ami.

_ Nan ça va pas ! Ce fils de... hum... à cause de ce salop je vais avoir un putain de cocard. Purée, il frappe fort l'enfoiré...

_ Au moins, tu sais qu'il ne faut pas le provoquer,
railla gentiment Georg. Et puis, faut dire qu'il est assez flippant quand il s'énerve, tu as vu la lueur démente qu'il avait dans les yeux. J'ai vraiment cru qu'il allait te tuer...

Tom ne dit rien, se contentant de grogner, mais il avait vu aussi cette lueur effrayante dans les yeux de son frère. Il fut sorti de ses pensées par leur professeur, qui arriva dans la pièce en compagnie de la dernière personne que le dreadeux s'attendait à voir.

_ Toi...


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Bill se gara au pied d'un immeuble assez récent pour un bâtiment parisien de type Hausmannien. La façade était faite de briques rouges, et tapissée de grandes baies vitrées qui devaient donner une belle vue de la Seine et ses alentours. Le brun entra, prit l'ascenseur qui s'arrêta au dernier étage, et ouvrit la porte du seul appartement, ou plus précisément loft de l'étage. C'était leur salle d'entrainement, vaste, très lumineuse grâce aux immenses baies vitrées. La pièce recouverte pour la majorité de tatamis, avec dans un coin des instruments de musculation, d'autres de gymnastique, ou encore des mannequins en bois ou des punching ball. Bill posa son sac dans un coin, et se dirigea vers une porte adjacente où un digicode trônait sur le mur à côté du montant de la porte. Une fois le code d'accès composé, il entra dans l'armurerie, où sur chaque mur étaient disposées toutes les armes possibles et imaginables, ainsi que leurs munitions et autres accessoires indispensables à leurs objectifs. Le jeune homme se saisit d'une arme d'entrainement au kendo puis sortit de la pièce et frappa sur les mannequins, dans le but d'exorciser sa colère et culpabilité sans avoir à recourir à la fée blanche. Il enchainait coups sur coups, précis ou diffus, se vidant l'esprit de toutes pensées parasites. Il s'en voulait tellement pour le mal qu'il lui avait fait... elle, qui était déjà passé par cette épreuve...

Elle, qui connaissait ses faiblesses et les acceptait sans condition...

Elle, qui était avec lui dans les ténèbres...

Elle, qu'il avait sauvé, pour enfin lui infliger d'autres souffrances...

Le brun tomba à genou sur le tatami, tremblant de colère face à son acte, puis dans un élan de rage soudaine, frappa d'un grand coup le mannequin qui se brisa sous l'impact en une effusion de copeaux de bois...


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_ Aie ! gémit Tom sous l'application de la crème cicatrisante.

_ Tu es vraiment douillet, Stendal !


Tom lui jeta un regard noir et détourna les yeux vers la porte d'où elle était entrée quelques instants plus tôt.




Flash Back

Elle se tenait là devant eux, aucune expression sur ses traits fins et angéliques, juste cette sensation de métal froid s'insinuant dans votre chair à chaque fois qu'elle vous transperce de ses yeux or. Tom ne put s'empêcher de la désirer, malgré l'aversion qu'il éprouvait vis à vis d'elle.

_ Toi... Que fais-tu là ?cracha t-il plus qu'il ne demanda.

_ Je viens soigner les blessés,
fit-elle d'un sourire sans chaleur en montrant sa petite trousse de secours. Et on dirait que ce n'est pas de trop...

_ J'ai pas besoin de toi !

_C'est marrant, à voir ta tête et la jolie couleur mauve que prend ton ½il, je dirais que c'est plutôt le contraire. Allez fais pas ton héros, et laisses moi faire,
ajouta t-elle en se mettant par terre à genou devant lui.


Fin du Flash-Back




Tom grogna à nouveau à la pensée des précédentes minutes et détourna la tête, une moue contrariée sur son visage. Ange éclata de rire, un rire franc, cristallin, sans méchanceté aucune. Tom sursauta à cause de cet éclat de voix si agréable à entendre, il la dévisagea du coin de l'½il. Un sourire, un vrai sans arrière pensée éclairait son visage angélique, sur l'instant le blond la trouva radieuse.

_ Vous êtes vraiment pareils..., murmura t-elle une lueur de tendresse au fond de ses prunelles de métal précieux.

_ Hein ?

_ Bill et toi, vous avez vraiment le même caractère... Enfin à peu de chose près,
finit-elle le regard fuyant. Et voilà, ajouta t-elle en fixant un petit sparadrap sur le haut de la pommette du blond. D'ici deux jours, le cocard aura disparu et la plaie devrait se fermer d'ici quelques minutes, mais gardes le pansement pour éviter de la rouvrir.

_ Comment...

_ Un petit bijou pharmaceutique non commercialisé et probablement jamais...
dit Ange un air malicieux sur son visage. Maintenant on y va, conclut-elle en se levant.

Tom la regarda ahuri.

_ Attends, tu ne pensais tout de même pas que j'étais venu seulement pour te soigner, fit Ange en levant un sourcil. Il faut qu'on parle.

Son ton était sans appel, si bien que Tom attrapa son pull 4XL à capuche bleu et blanc et sortit à son tour. Elle se tenait devant sa moto carmin, rangeant sa trousse pour en ressortir deux casques noir et rouge, dont un qu'elle lui lança.

_ Tiens, ça va t'être utile ! Enfiles ça.

Tom s'exécuta et monta derrière elle.

_ Accroches toi bien, j'ai pas envie qu'il t'arrive une merde.

Vrombissement de moteur, et elle démarra en trombe. Le dreadeux se cramponna fortement aux hanches délicates de la sylphide devant lui, alors que ses cheveux balayaient son champ de vision. Après un mini rodéo à travers les rues de la capitale française, ils arrivèrent sur les quais, pour stopper devant le portail d'une péniche, près du pont Alexandre III. Ange et Tom traversèrent la passerelle pour enfin arriver et entrer par la porte blanche de la péniche. L'intérieur était décorée dans les tons blancs et noirs, de manière très moderne avec une table basse en verre au milieu de canapés noirs en cuirs, plus loin une autre table, à manger cette fois, ci était faite de verre et matériau nouveau clair, le tout reposant sur des tapis épais et moelleux de couleur crème.

_ Installes toi, fit Ange en enlevant son perfecto. Tu veux boire quelque chose ? demanda t-elle en se dirigeant vers le bar noir laqué.

_ Un irish coffee ne serait pas de refus, dit Tom d'un ton absent bien trop occupé à admirer les lieux. Comment une fille de 18 ans peut se payer ce genre de baraque ? la questionna t-il une fois installé à ses côtés dans un des sofas de cuir, les tasses d'irish coffee sur la table basse.

_ Disons que j'ai un petit job à côté, plutôt bien payé...

_ Tu veux dire que VOUS avez un job qui paie vachement bien !

_ Oui, si on veut,
lâcha t-elle en haussant les épaules. Ecoutes Stendal, je sais que je t'ai dis, que Bill n'était pas indifférent mais de là, à ce que tu le pousses à bout comme tu l'as fait...

_ Il l'a cherché après tout ! Comprends moi, il ne cesse de me railler à longueur de journée, j'en ai plus que marre ! Je n'hésiterais pas une seconde à lui envoyer à nouveau mon poing dans sa tronche de...

_ Méfies toi de Bill, il peut paraître froid et calme, mais il est bien plus dangereux que tu le penses... bien plus dangereux...
finit-elle dans un murmure en se frottant inconsciemment la nuque.

Tom la regarda intrigué par son magnifique regard perdu dans le vague, une sensation de fragilité se dégageait d'elle, le touchant bien plus que de raison, sûrement le whisky du irish coffee, qui commençait à faire effet. Sans s'en rendre compte, elle passa un doigt entre son col roulé et son cou dévoilant la marque de dent que Bill lui avait laissé, à la vue plus que surprise du dreadeux.

_ C'est lui qui t'as fait ça ?
demanda t-il une lueur indescriptible dans les yeux.

Ange surprise ne répondit rien, se contentant d'hocher la tête.

_ Je suis désolé, c'est un peu ma faute, si je n'avais pas parler de nos ...

_ Tu sais, il n'y a pas que ça, il a eu aussi quelques différents avec ses familles d'accueil, il a vécu l'enfer pendant toutes ces années...

_ Ce n'est pas une raison pour te faire du mal !
s'exclama Tom d'un coup, les joues rosées par l'alcool.

_ Comme si tu t'en souciais, railla Ange un sourire narquois sur les lèvres.

_ Même si je ne t'apprécies pas particulièrement, et toi non plus d'ailleurs, tu essaies de nous rapprocher lui et moi...

Puis après une courte hésitation :

_ Pourquoi tu fais ça ?

Ange se leva et se placer devant la fenêtre, regardant la pluie tomber avec mélancolie.

_ Bill a vécu des choses ... qui l'ont en quelque sorte fait plonger dans les ténèbres, même s'il ne le dit pas, je sais qu'il souffre énormément. J'essaie d'alléger sa souffrance, mais je ne fais que l'estomper. Je suis moi même rongée par la haine, et le ressentiment, c'est pour ça que je ne puis l'aider davantage. Mais toi, dit-elle en se tournant vers lui. Toi, tu peux l'aider, tu es son frère jumeau, tu fais partie intégrante de lui, et je sais que malgré la haine viscérale que vous vous vouez l'un à l'autre, je sais, j'espère, que tu le sortiras de là. Moi j'ai échoué, je ne puis rien faire de plus.

Le blond était touché par les paroles de la jeune femme, tant de tristesse, tant de douleur dans ses yeux, dans sa voix. Elle tenait énormément à son frère ennemi, mais semblait impuissante face à sa souffrance. Tom se leva et mué par un étrange sentiment de reconnaissance la prit dans ses bras. Ange étonnée, se laissa faire, pour venir s'y blottir. Depuis combien de temps, elle ne s'était pas laissé aller ainsi, elle ne s'en souvenait pas. Tom était vraiment la personne qu'il fallait pour Bill, il était comme une petite lueur au fond de leur tunnel sombre. De son côté, le dreadeux avait l'irrépressible envie de l'embrasser, l'effet de l'alcool, le manque de sexe ou le désir, il n'en connaissait pas la cause mais se laissa emporter par son instinct, et apposa ses lèvres sur les siennes pour l'embrasser avec douceur. Ce baiser contrastait tant avec la passion et le désir affamé du brun, qu'Ange se laissa faire volontiers, pour nouer ses mains dans la nuque du blond dans le but d'approfondir l'échange. La langue de Tom caressait doucement celle de sa compagne, flattant au passage ses lèvres pour les effleurer du bout des siennes, pour ensuite approfondir à nouveau. Il l'allongea ensuite à même le sol sur le tapis épais de couleur crème, et caresser avec attention son corps bien fait à travers ses vêtements. Il lui ôta son col roulé dévoilant les marques laissées par son frère. Son c½ur se serra à leurs vues, c'était comme si on avait souillé la blancheur de la peau d'albâtre de la jeune femme.

_ Il a du faire quelque chose d'important pour elle, pour qu'elle puisse accepter ça sans lui en vouloir, pensa t-il avant de reprendre ses baisers papillons, effleurant sa peau, dessinant chaque contour, faisait naitre des petits gémissements chez la concernée. Il lui enleva son jean pour la laisser en sous vêtements de dentelles noires...

Vision enchanteresse...

Elle passa par dessus lui, ôta à son tour ses vêtements larges, flattant son torse musclé, dessinant ses pectoraux du bout des doigts pour enfin retirer son boxer libérant sa verge palpitante. Elle le caressa d'une main experte pour apposer sa bouche sur le gland, le suçotant d'abord pour le couvrir entièrement provoquant un grognement du dreadeux. Se sentant venir, il l'interrompit, et la ramena vers son visage, l'embrassa avec douceur à nouveau pour descendre à son tour, caressant sa poitrine ferme et son ventre plat au passage pour lui ôter son tanga, titiller sa perle d'amour et glisser deux doigts dans sa cyprine chaude et humide. Après quelques vas et viens, il retira ses doigts et entra en elle dans un mouvement lent, pour ensuite débuter un danse lascive faite de coups de rein rythmés par leurs baisers et les gémissement profonds de la jeune femme. Ange enroula ses jambes autour de ses hanches afin de le sentir plus profondément en elle, et ondula à son tour des siennes avec la même cadence qui augmenta progressivement pour le envoyer tout droit au paroxysme du plaisir qu'ils exprimèrent par un râle ou un gémissement plus intense et ce, à l'unisson.

Essoufflés, ils se séparèrent pour s'allonger côte à côte tandis qu'Ange prenait le plaid posé sur le canapé d'en face, afin de les couvrir. Tom la prit dans ses bras, collant son corps contre le sien pour conserver la chaleur de leurs deux corps. Ange cala sa tête sur son épaule et lui murmura un mot que lui seul put entendre, avant de sentir quelques larmes tomber sur sa peau en sueur.

_ Merci...


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« Votre correspondant n'est pas disponible pour le moment, veuillez laisser un mess... »

_ Elle ne répond pas,
dit Bill en raccrochant.

_ C'est bizarre, lança Davina d'une voix songeuse.

_ Ce n'est pas dans ses habitudes. Bill, tu l'as vu le dernier, tu sais où elle pourrait être ?demanda Gustav inquiet.

_ Et bien, à vrai dire je l'ai laissé seule, je suis parti à la salle d'entrainement, après ... enfin je suis parti quoi !

_ Après quoi ? que s'est-il passé après qu'on vous ai laissé ?
demanda Davina.

_J'étais énervé... et elle était là... enfin je ... je l'ai ... violé... lâcha t-il enfin, la culpabilité encore présente.

Ses deux amis restèrent stoïques face à la nouvelle, quand soudain un poing s'abattit sur la joue encore intacte du brun. Gustav, le regard fulminant, se tenait devant le brun qui conservait la tête baissée.

_T'es vraiment con !

Et il lui tourna les talons, Davina adressant un regard désolé au brun pour suivre son aimé afin de le calmer. Bill se laissa glisser contre le mur, las, il sortit alors un sachet de poudre et se fit un rail pour regarder par la fenêtre où le ciel s'assombrissait.


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La moto carmin d'Ange se gara en bas du foyer de l'institut, et Tom descendit en retirant son casque, afin de rentrer à l'intérieur.

_ Stendal ! l'interpella Ange. N'oublie pas ce que je t'ai dis...

Et elle redémarra dans la rue et disparut au tournant en une trainée rouge et blanche due à la vitesse et aux phares de l'engin Tom entra en se dirigea directement vers sa chambre où des coups résonnèrent quelques instants plus tard à la porte. C'était Georg...

_ Tout va bien, vieux ?

_ Si on veut... Au fait, tu avais tord, je ne suis pas gay, je suis bi,
ajouta t-il en souriant.

_ Serais-ce une déclaration d'amour ?railla Georg.

_ Crétin ! lança Tom en lui envoyant un oreiller en pleine tête.

_ Moi aussi je t'aime !

Les deux amis se querellèrent quelques minutes à coup d'édredons, pour s'écrouler au milieu de la pièce, essoufflés.

_ Tu comptes faire quoi, pour ton frangin ?demanda subitement le jeune homme aux cheveux mi-longs.

_ Comment tu ... En fait... Peu importe... je sais pas... d'après cette fille, je peux le faire changer, alors on verra bien... Et puis j'ai comme l'impression que ça va être très laborieux...

_ Et pas qu'un peu si tu veux mon avis !



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A plusieurs mètres de là, deux silhouettes emboitées en petite cuillère, dont la pénombre d'une chambre, encore vêtus mais pas encore couverts...

_ Ange, tu me pardonnes ?

_ Bien sûr que oui...

_ Mais enfin pourquoi ? Je t'ai fais beaucoup de mal, à cause de moi tu as revécu ce...


Elle se retourna pour lui faire face, et posa son index sur ses lèvres, pour le faire taire.

_ Bill, tu m'as fait découvrir l'amitié, et le bonheur de ne pas être seul, tu m'as sortis de l'enfer que mon propre père avait créé, sans essayer de m'en libérer... Je suis ton amie, Bill, et les amis pardonnent à ceux qui leurs sont chers... Tu n'as pas à culpabiliser, ni à t'en vouloir, ce qui est fait est fait, ... mais tu peux être sûr d'une chose, c'est que je serais toujours là pour toi, même si tu me violes, me coupe les membres, ou me tue, je serais là, car je suis ton amie...

_ Merci ...


Le brun la serra un peu plus contre son torse et enfoui son visage dans sa chevelure humant son parfum, pour s'endormir quelques instants plus tard à ses côtés.


La plus grande preuve d'affection que l'on peut faire à quelqu'un qui nous est cher est le pardon, que l'on soit dans la lumière ou noyé dans les ténèbres...


Fin du chapitre



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Alone in Darkness (communément appelée AID) se prélasse sur un plage de sable fin, un bikini blanc pour seul vêtement. Tout d'un coup, un ombre viens gâcher ce cadre idyllique... Elle se sent porter brutalement et jeter sans ménagement dans la mer bleu lagon.

_ Bordel de crotte! TTTTTTTTOOOOOOOOOOOOMMMMMMMMMMM!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Le coupable se bidonne allègrement en voyant sortir de l'eau, l'auteur trempée, son khol noir dégoulinant comme ses cheveux sombres, façon the Ring...

_ Tooomm j'espère que tu tiens à la vie, dit-elle d'une voix d'outre tombe en vacillant dangereusement tel un zombie.

Le dit Tom prend ses jambes à son cou connaissant le tempérament revanchard de l'auteur. Cette dernière le poursuit inlassablement sans le rattraper, et s'arrête épuisée.

Mine réjouie...

Sourire sadique...

Elle sort son arme ultime...

Du papier et un crayon...

Elle griffonne quelque chose et au loin on entend un bruit sourd suivit de hurlements.

_ MES DREADS!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! QUI ME LES A COUPES! couine Tom en tenant les restes capillaires dans ses mains tremblantes.

Rire machiavélique, AID lui balance son papier où une seule phrase est écrite:

"Les dreads de Tom lui tombent d'un coup dans la main"



# Posté le lundi 07 avril 2008 15:39

Modifié le samedi 17 mai 2008 05:53

Chapitre 8: Dream and Nightmare inside us

Souvenez-vous ...

_ Vous êtes vraiment pareils..., murmura t-elle une lueur de tendresse au fond de ses prunelles de métal précieux.

[...]

Ils se séparèrent pour s'allonger côte à côte tandis qu'Ange prenait le plaid posé sur le canapé d'en face, afin de recouvrir leur nudité. Tom la prit dans ses bras, collant son corps contre le sien pour conserver la chaleur de leurs deux corps. Ange cala sa tête sur son épaule et lui murmura un mot que lui seul put entendre, avant de sentir quelques gouttes tomber sur sa peau en sueur.

_ Merci...

[...]

_ Bill, tu m'as fait découvrir l'amitié, et le bonheur de ne pas être seul, tu m'as sortis de l'enfer que mon propre père avait créé, sans essayer de m'en libérer... Je suis ton amie, Bill, et les amis pardonnent à ceux qui leurs sont chers... Tu n'as pas à culpabiliser, ni à t'en vouloir, ce qui est fait est fait, ... mais tu peux être sûr d'une chose, c'est que je serais toujours là pour toi, même si tu me violes, me coupe les membres, ou me tue, je serais là, car je suis ton amie...



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Des paroles indistinctes murmurées au creux de son oreille...

Des mains impatientes parcourant son torse avec ardeur et tendresse...

Bill prit la position dominante, positionna les jambes fines mais musclées sur chacune de ses épaules et entra dans son antre étroite et chaude. Tout en continuant ses vas et viens lascifs, il fit remonter ses propres mains sur le magnifique corps offert à lui. Il se pencha légèrement afin de se délecter à nouveau de ces lèvres si douces en prenant son visage en coupe entre ses mains, pour ensuite en caresser le menton, puis les mâchoires, continuant de monter pour passer enfin ses mains dans ses dreads...

_ Bill... murmura alors le blond, les yeux clos empreint à un plaisir certain.





Le brun se réveilla en sursaut, le corps en sueur, les yeux écarquillés sous le choc du rêve qu'il venait de faire. Son regard se posa sur le corps endormi à ses côtés, ce n'était qu'Ange et pas l'autre... Il soupira et se dirigea vers la salle de bain afin de prendre une bonne douche pour s'éclaircir les idées. L'eau tiède lui faisait un bien fou, il appuya sa tête contre le carrelage, tandis que ses longs cheveux sombres mouillés par l'eau bienfaisante cachaient son expression détendue. Il sentit deux mains tièdes se poser sur le milieu de son dos, il sursauta et se retourna un peu trop vivement, l'image du blond s'imposant dans son esprit encore perturbé par ses étranges songes.

_ Que se passe t-il ? Un mauvais rêve ? demanda Ange une lueur d'inquiétude dans ses prunelles or partiellement cachées par ses cheveux de jais humides, au même titre que sa fine nuisette, qui collait à présent son corps comme un seconde peau.

Bill leva ses yeux vers elle, son regard passant par les marques qui disparaissaient peu à peu qu'il toucha du bout des doigts, un peu hésitant. Surprise par ce geste, elle lui prit délicatement la main, et sourit doucement pour ensuite sortir de la douche.

_ Je retourne me coucher moi, dit-elle d'un ton qui se voulait nonchalant. Mon jet part tôt demain, et j'aimerais bien te voir avant de partir si possible à peu près réveillé, ajouta la brune avec un sourire.

_ Je te rejoins...

Aussitôt dit, aussitôt fait, le brun se glissa à ses côtés après s'être séché, la prit dans ses bras et s'endormit quelques minutes plus tard sous le regard bienveillant de son amie plongée dans ses pensées.

Une mission assez étrange en soi à l'autre bout du globe...

Mais la soif de sang est toujours plus forte...

Elle s'endormit un léger sourire sadique sur son visage serein.



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Dans une pièce adjacente, une autre jeune femme venait de sortir d'un cauchemar qui la hantait depuis bien longtemps.






Flash-back:


« Impuissante...

Elle essayait de calmer les battements de son c½ur affolé, de ralentir sa respiration saccadée...
Il ne fallait pas qu'il la découvre...

Sa mère lui avait dit de ne pas bouger de l'armoire, elle lui obéirait. Soudain, une détonation retentit, et la porte de sa chambre se brisa laissant passer dans un nuage de poussière, un homme encagoulé, en treillis militaire sombre et gilet par balles, un MP5 entre ses mains. La jeune fille retint de justesse une exclamation de peur à la vue de cette personne armée et menaçante.

_ Matt', ramènes toi. On a fini, il n'y a plus personne à dézinguer !
s'exclama une voix forte plus loin.

_ Ok, j'arrive, dit à son tour le nommé en jetant un coup d'½il furtif à la pièce pour enfant, laissant son regard s'attarder sur l'armoire entrebâillée, puis parti sans autre geste.

Lorsqu'elle n'entendit plus aucun bruit, elle sortit enfin de sa cachette et regarda avec appréhension par la fenêtre de sa chambre qui donnait sur l'entrée de leurs propriété de Long Island. Dans un grand vrombissement, les 4x4 Hummer noir s'éloignèrent de chez elle tout en altérant considérablement le jardin et notamment la pelouse autrefois d'un vert étincelant. La jeune fille soulagée de leurs départ se dirigea vers la porte fracassée, elle était d'une taille normale pour ses 14 ans, de longs cheveux bruns ondulés encadrant son visage à la peau mate et aux yeux marrons. Elle portait un simple débardeur noir et un jean ajusté, qu'elle épousseta légèrement tout en marchant.

_ Maman, appela t-elle faiblement dans le couloir saccagé dont les murs étaient criblés d'impacts.

Arrivée à la balustrade du premier étage, elle se pencha légèrement afin de regarder plus bas dans le hall, et retint de juste un hurlement d'effroi. Là, sur le sol, jonchaient une multitudes de corps sans vie maculés de sang...

Sa famille...

L'adolescente dégringola les marches, les joues ruisselantes de larmes, pour courir à en perdre haleine vers le jardin arrière où se tenait leur réunion de famille annuelle. Elle n'y trouva que des cadavres, ceux de ses oncles, tantes, cousins, et cousines. Devant ce spectacle macabre, elle détourna vivement la tête, c'est là qu'elle les vit, son père et sa mère, l'un à côté de l'autre, tels des pantins désarticulés et ensanglantés, morts. Davina se précipita vers les dépouilles de ses parents, mais dans sa course trébucha et tomba brutalement à la renverse, écorchant ses paumes en essayant de se retenir. Malgré la douleur lancinante de ses mains en feu, elle continua d'avancer, les yeux plein de tristesse et désespoir, des torrents salés coulant sans cesse sur ses joues, pour enfin s'effondrer sur leurs corps inanimés d'où une mare sang se formait sur les dalles du jardin pour venir maculer l'herbe auparavant verte. La brune ne pouvait interrompre les pleurs et sanglots qui agitaient violemment son corps, ses poings s'accrochant désespérément aux vêtements de sa mère.

Un cri perçant déchira le silence...

Un cri empli d'une détresse et d'une tristesse infinie... »

Fin du flash-back





Bientôt quatre ans...

Elle n'avait jamais retrouvé les meurtriers de sa famille, mais connaissait les raisons de ce massacre sanglant. De père en fils, de mère en fille, tous étaient ou avait été des espions travaillant pour le département de contre-espionnage de la LMAT, la Ligue Mondiale Anti Terroriste. Elle aussi y était destinée, mais cet événement sanglant avait tout chamboulé, bouleversant profondément sa vie, ses buts, et ses choix. Davina soupira et se rapprocha un peu plus de son aimé pour le regarder dormir avant de sombrer elle aussi dans un sommeil sans rêve perturbateur.


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Paris était encore calme, son ciel encore sombre et ses réverbères allumés ; ses rues presque désertes, les livreurs de journaux gratuits s'afféraient à chaque entrée de métro, les citadins très matinaux se rendaient à leurs travail avant les heures de pointes. Ange se réveilla et se dégagea de l'étreinte du brun aux mèches blanches sans le déranger. Elle se rendit à sa propre salle de bain afin de se préparer pour ensuite se vêtir d'un jean et d'un débardeur noir près du corps avec par dessus un pull blanc à col en V. Elle sortit son sac Speedy oversize 48h afin d'y glisser ses accessoires indispensables : Ses armes ! Elle prit sa ceinture harnais munie de sa poche arrière et de ses fourreaux pour fixer ses armes aux cuisses, ses magnums automatiques 11mm, ses uzis 9 mm, plusieurs chargeurs, quelques grenades, un MP5 et ses cartouches, et bien sûr son Katana et ses Sais et un Tessen. Ange sourit en le déployant, noir, laqué, doré à l'or fin, qui pourrait penser qu'il s'agissait d'une arme. Pour les vêtements ? Elle n'en prit aucun, mis à part un change en sous vêtements. Après tout ce serait une bonne raison de faire du shopping, Rodeo Drive est parfait pour ça. Une mission à L.A. le pied, s'en était presque trop beau, selon la brune, mais quand le devoir vous appelle...

Elle enfila une paire de bottes à talons hauts et sa veste en cuir noir, saisit son grand sac et son casque, et sortit de l'appartement sans faire de bruit après avoir jeter un regard et embrasser son ami endormi. Sa moto carmin démarra en trombe, et s'éloigna de leurs appartement en direction de l'aéroport Roissy-CDG.


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Tom se réveilla aux aurores, histoire de faire un peu de jogging avant le début des cours, et se vêtit de ses éternels T-shirt et gros pulls à capuche, préférant cette fois-ci un pantalon de jogging se portant à la taille, plutôt que son pantalon qui lui descendait aux genoux. Avant de sortir du foyer, il mit un bonnet lassant ses dreads attachées en queue de cheval basse et rabattit sa capuche par dessus. Ainsi attifé, il commença son footing matinal à travers les rues encore calmes de la capitale française, tout en activant son Ipod diluant un flux de musique rythmée au travers de ses écouteurs. Il arpentait à présent les rues qui s'animaient doucement et progressivement à une cadence tranquille, afin de ne pas s'essouffler et de tenir sur la durée, quand soudain, il entendit un vacarme tonitruant malgré le volume plus qu'élevé de ses oreillettes. Telle une flèche carmin, une moto fonça dans la rue pour disparaître au bout, et cet engin, Tom le reconnaissait parfaitement bien, ainsi que son ou plutôt sa conductrice. De longs cheveux de jais, s'échappant de son casque noir aux flammes rouges...

_ De la Villedière..., murmura t-il.

Il repensa alors à leur entrevue d'hier, ce qu'elle avait dit, et leur étreinte sur ce tapis... Le rouge lui monta aux joues, les colorant d'une jolie teinte rosée assez soutenue. Ses pensées dérivèrent alors vers son frère, soulevant ainsi plusieurs questions et doutes à son égard. Il était tellement différent physiquement et à la fois si semblables, s'en était-il rendu compte ? Malgré cet fraternité, et ce dont lui avait parlé Ange, son enfance difficile auprès de ces familles d'accueil... Etre balloté de foyers en foyers, éloigné de son pays natal, de sa culture, Tom ressentait de la peine vis-à-vis de son jumeau. Mais cette colère, cette haine qu'il lui vouait, le dreadeux ne se l'expliquait pas, comment son frère pouvait autant le détesté.

D'habitude, quand la seule famille qu'il vous reste réapparait, vous êtes heureux...

Lui non, il le détestait et ne se dérangeait pas de lui faire comprendre explicitement.

Un vrai mystère...

Le dreadeux soupira et continua son footing, tout en essayant de se vider la tête de toutes pensées parasites. Une fois rentré, il se prépara pour les cours, tandis que Georg commençait à émerger.

_ Toujours à la bourre, celui là, pensa Tom avec amusement tout en regardant son ami passer devant lui en caleçon, l'air ensommeillé, la démarche incertaine tel un zombie sorti d'un mauvais film d'horreur.

Quelques instants plus tard, nos deux amis se dirigèrent vers l'institut afin de commencer leur journée de cours.


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Les rayons de ce soleil hivernal lui chatouillaient désagréablement la joue droite, gêné, il voulu fermer le rideau en allongeant son bras mais il ne rencontra que du vide. Forcément, la fenêtre était à l'autre bout de la chambre, il se réveilla donc, ses paupières papillonnant sous la luminosité de la pièce, et regarda la place vide à côté de lui.

Partie en mission...

Bill soupira, et partit s'éclaircir les idées sous la douche alors que l'on frappait à sa porte, la voix de Davina s'éleva de derrière la cloison épaisse.

_ Bill, le petit déj' est servi, ton Macchiato Caramel Venti aussi !


L'appelé sorti à la hâte, de la chambre vêtu d'une unique serviette éponge blanche, son torse musclé encore humide, ses cheveux mouillés laissant perlé des gouttes qui glissaient du bout de ses mèches, roulant sur ses abdominaux bien dessinés, pour enfin mourir dans la serviette. Il saisit le gobelet estampillé Starbucks ainsi qu'un des Donuts posé sur le bar et pris place sur une des chaises hautes, tout en prenant son petit déjeuner sous le regard amusé de son amie.

_ Bonjour à toi aussi Bill ! Toujours aussi matinal à ce que je vois,
railla t-elle.

_ Humpf... il est où Gus' ?

Le sourire de Davina s'effaça alors, pour laisser place à une mine soucieuse.

_ Je ne l'ai pas vu, il était déjà parti à mon réveil. J'ignore où il peut être... Mais je ne m'inquiètes pas, il doit juste encore t'en vouloir pour... hier.

Le regard de Bill s'assombri à l'évocation de son acte odieux, et Davina s'assit côté de lui pour poser sa main sur la sienne en signe d'apaisement.

_ T'en fais pas, il sait que tu n'étais pas toi même, il a juste besoin d'un peu de calme. Par contre, je ne comprends pas... qu'est ce qu'il t'a pris voyons !?

_ Je sais pas, murmura Bill en évitant de croiser son regard brun, j'étais tellement énervé par ce que ce connard a dit, je n'avais qu'une envie, le faire souffrir, lui faire payer ses propos et son sourire si horripilant... Et Ange était là, j'ai repensé aux regards qu'il lui avait lancé, et j'ai vu rouge !!! Je me suis laissé emporté, et je lui ai fait du mal... Je m'en veux, Dav'... je m'en veux tant...

_ Je suis sûre qu'Ange ne t'en veux pas, Bill... Allez va te préparer on y va ! Gustav nous rejoindra sûrement à l'institut.


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Gustav s'engageait sur le périphérique extérieur, en sortant de l'A1. Au volant de sa Porsche Cayenne S noire, il revenait de l'aéroport où il avait voulu voir Ange avant qu'elle ne parte pour L.A. ...


Il y a un peu plus d'une heure...

« Il avançait rapidement parmi les personnes présentes dans le terminal de CDG quand il vit enfin cette silhouette familière assise gracieusement dans un des sièges de l'aérogare, son ordinateur portable de poche sur les genoux, ses prunelles or parcourant l'écran, et ses doigts s'agitaient avec dextérité sur le clavier. Sans un mot, il se plaça derrière elle, son visage au creux de son cou.

_ Alors on part sans dire au revoir...

_ Comme tu le vois, mais ce n'est pas pour ça que tu es là, je me trompe ?
demanda t-elle sur le même ton, son regard toujours fixé sur l'écran, ses mains continuant de pianoter sur les touches.

_ Tu pourrais au moins me regarder quand je te parle
, lança t-il légèrement irrité.

Ange ferma son PC en soupirant, puis se leva pour faire face à son ami, dont les yeux noisettes trahissaient son mécontentement mais aussi son inquiétude.

_ Allons dehors tu veux, j'ai envie d'une cigarette, dit–elle d'un ton sans appel.

Une fois dehors...

_ Bon, tu veux sûrement me parler de Bill et de ce qu'il s'est passé hier ?demanda t-elle de but en blanc en exhalant la fumée nocive.

_ Je te connais Ange, tu ne l'aurais jamais laissé faire, tu ne voulais pas revivre ça... Alors pourquoi ?

_ Il en avait besoin, Gus'. Il avait tant de colère dans ses yeux, tant de souffrance, je l'ai simplement laissé libérer son trop plein de sentiments parasites,
dit la brune le regard froid, inexpressif et fuyant.

_ Ange, murmura Gustav en la prenant par les épaules. Tu te fais du mal en permettant cela... Ca va te détruire à force... L'alcool, la coke, le sexe,... D'habitude, je ne dis rien, sur vos habitudes à Bill et toi... mais là, je ne peux pas rester sans rien dire ou faire après ce qu'il s'est passé ! Il t'a violé Ange ! Tu as déjà connu ça, tu...

_ Gustav arrêtes !
s'exclama brutalement Ange, le regard dur et menaçant, tout se dégageant de l'étreinte du châtain. Bill est mon ami, et il avait besoin de moi ! Je lui donnerais ma vie sans aucune hésitation malgré le peu de valeur qu'elle représente aujourd'hui ! Il y a longtemps que je suis morte Gus' ! Bill lui, a une raison de se sortir de l'enfer dans lequel la vie l'a condamné...

_ Tu parles de ce gars là ? Ce dreadeux...

_ C'est son frère Gus', son frère jumeau ! Je sais qu'il peut l'aider, j'en ai la certitude, et même s'il se détestent pour l'instant, je sais que la ranc½ur de Bill envers ce qu'il n'a pas eu, s'estompera grâce à lui. Il est tellement à l'opposé de Bill mais aussi tellement proche... ajouta-elle le regard perdu dans le vague.


Gustav la dévisagea avec étonnement, ce regard...

Que s'était-il passé la veille, après que Bill ai ... ?

Mettant de côté ses questions, il aborda la deuxième raison de sa venue.

_ Ange, j'ai réussi à décrypter les codes...

_ En entier ?

_ Non, mais j'y suis presque encore quelques jours, si ce n'est moins. Mais une chose bizarre est apparue... Comme je le pensais il s'agit de coordonnées, mais le problème, c'est qu'ils indiquent notre quartier...

_ Que veux-tu dire ?
s'inquiéta Ange.

_ Ce que je veux dire, et la fin du décryptage nous éclairera dessus, c'est que soit Vallière est plus proche que nous le pensions, soit nous sommes les prochaines cibles... »


Fin du chapitre 8.


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AID regarde, dans étoiles dans ses yeux, la montée des marches pour l'inauguration du Festival de Cannes...

_ Ah j'aimerais tant que mon histoire soit ensuite adaptée au cinéma *_*

_ hahahahaha avec une histoire pareille! Tu te fais des illusions AID! dit Tom en se bidonnant derrière elle.

Ce dernier avait enfin récupérer ses dreads, après avoir supplié des centaines de fois l'auteur.

_ Tu veux encore perdre tes dreads ou cette fois-ci le service trois pièces, lança t-elle menaçante le regard noir.

Tom déglutit et s'éclipsa tenant à avoir quand même une descendance...

_ Non mais, c'est quand même grâce à moi... Idiot va...

_ Tu vas encore te venger, dit Ange en arrivant à son tour.

_ Je ne sais pas... peut être... Muahahaha (rire machiavélique)

Ange=> -_-" Nan mais quelle auteur fêlée... Bon moi je m'en vais ...





# Posté le lundi 21 avril 2008 06:23

Modifié le mercredi 21 mai 2008 11:26