« _ Ange, j'ai réussi à décrypter les codes...
_ En entier ?
_ Non, mais j'y suis presque encore quelques jours, si ce n'est moins. Mais une chose bizarre est apparue... Comme je le pensais il s'agit de coordonnées, mais le problème, c'est qu'il indique notre quartier...
_ Que veux-tu dire ?s'inquiéta Ange.
_ Ce que je veux dire, et la fin du décryptage nous éclairera dessus, c'est que soit Vallière est plus proche que nous le pensions, soit nous sommes les prochaines cibles... »
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« Nous venons d'atterrir à Los Angeles, il est plus de 9h du matin, la température extérieure est de 12 degrés, le temps est ensoleillée, avec un faible vent. L'équipage et moi même vous souhaitons un agréable séjour, Miss De la Villedière. »
Ange regarda par le hublot à sa droite, sur le tarmac, de nombreux petits véhicules à moteurs s'activaient autour de leur avion. L'hôtesse vint lui dire qu'elle pouvait enfin sortir de l'appareil, la brune quitta donc le siège confortable du jet privé qu'elle avait emprunté, prit son Speedy grand format que lui tendait la jeune femme, enfila ses lunettes de soleil monogrammées et sortit d'une démarche élégante sur le piste. Le fait de louer un jet privé permettait de transporter ses armes sans crainte d'un contrôle douanier, et était bien plus avantageux qu'un vol en First Class. Un jeune homme aux cheveux blonds, possédant une musculature avantageuse, moulée dans une chemise blanche ouverte sur un torse appétissant, l'attendait devant une Maserati noire.
_ Voici votre voiture, Miss De la Villedière, dit-il en français avec un accent américain prononcé, en lui tendant les clés du bolide.
Ange lui adressa un sourire froid poli, posa ses sacs sur le siège passager, et démarra en trombe sur le tarmac de cette annexe du LAX (NDLA : C'est le code pour qualifier l'aéroport international de Los Angeles). Arrivée à un feu rouge, elle ouvrit la boite à gants et sortit les accessoires qu'elle avait demandé : Un portable dernière génération Sidekick III, avec sa carte SIM, les informations concernant sa réservation au Beverly Hilton, et une enveloppe scellée avec un lecteur biométrique, sûrement des données complémentaires sur son ordre de mission. Elle passa son index sur la cellule d'identification, et le scellé se déverrouilla, ouvrant ainsi l'enveloppe contenant un micro carte mémoire, à insérer dans son téléphone. Elle rangea le tout dans son sac à main monogrammé qu'elle avait en plus de l'autre oversize, et accéléra un peu plus, le vent faisant virevolter ses longs cheveux sombres. Elle arriva enfin devant le grand hôtel de luxe où un voiturier vint prendre sa voiture afin de la garer. La brune entra alors dans le hall de l'hôtel luxueux, d'une démarche assurée et gracieuse foulant l'épais tapis rouge qui menait au comptoir.
_ Bienvenue au Beverly Hilton, que puis-je faire pour vous ?
_ Bonjour, je suis Miss De la Villedière, j'ai réservé la Wilshire Tower Deluxe King guest room, annonça t-elle dans un parfait anglais.
_ Stuart va vous y conduire miss.
Le dit Stuart voulut lui prendre son sac oversize Speedy afin de l'aider, mais elle déclina poliment son aide, préférant garder son précieux contenu à portée de main. Ils arrivent devant la porte de la suite luxueuse, que le jeune homme ouvrit sous le regard blasé d'Ange déjà habituée à un tel luxe. Décorée dans les tons beiges et blanc cassé, la suite respirait luxe, calme et volupté, les immenses baies vitrées donnant une vue splendide sur Beverly Hills. Après avoir donné un bon pourboire au personnel d'étage, Ange s'installa dans le fauteuil méridien et posa son ordinateur portable sur la tablette à côté. Elle prit ensuite son téléphone portable, y inséra la mini carte mémoire SD, et brancha l'appareil à l'ordinateur. Le rendez-vous était fixé pour 22h ce soir au Trader Vic's Lounge, un des bar du palace, ce qui lui laissait un peu de temps. Elle commanda quelques cocktails et des fruits frais, et partis remplir le jacuzzi afin de prendre un bon bain aux jets massant.
La soirée ne sera pas de tout repos...
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A des milliers de kilomètres de là...
Dans le gymnase de l'institut Alma...
Le corps tendu par l'effort, Bill s'avançait en dribblant, esquivait avec grâce ses adversaires, pour se diriger vers le panier adverse. Son corps se contracta, pour s'arc bouter et il smasha de façon puissante, marquant à nouveau des points pour son équipe, la menant irrémédiablement vers la victoire. Il ôta son débardeur en coton blanc moulant, alors que l'arbitre sifflait la fin de la partie, afin de s'éponger le visage qui était ruisselant de sueur, au même titre que son torse musclé d'où des gouttelettes de sueur suintaient. Ses cheveux lui collait à la nuque et au front, il les écarta d'un geste de la main, sous le regard désireux d'un certain dreadeux, qui malgré l'aversion qu'il avait pour lui ne pouvait s'empêcher de dévorer du regard, avec avidité, ce corps superbe et viril. La mélodie de fin des cours résonna alors, les invitant à rejoindre leurs vestiaires et d'y prendre une douche. Tom regarda son frère jumeau, rejoindre son amie brune, seule autre membre de leurs groupe encore présente, le châtain et Ange, inexplicablement absents.
La journée était finie, tous les autres jeunes hommes avaient quittés les vestiaires, et Tom se prélassait avec plaisir sous l'eau chaude, les mains en appui contre le mur blanc carrelé et les paupières closes. Georg était parti devant afin de draguer une fille qui l'intéressait, le laissant seul, à soulager son corps endolori par l'effort sous l'eau brûlante. La porte des vestiaires s'ouvrit sur une silhouette des plus désirables, celle du brun qui l'exaspérait. Ce dernier, ne fit pas attention au blond et se dirigea nonchalamment vers les douches. Il ôta sa serviette dévoilant au regard en coin du dreadé sa virilité plus que tentante et se glissa sous les jets bienfaiteurs du pommeau.
_ Cesses de me regarder Stendal ! Tu n'as donc jamais vu un homme nu ?
Tom détourna le regard, les joues en feu, ce qui occasionna un sourire narquois détestable sur le visage du brun, qui avait une autre raison de martyriser cet être qu'il haïssait.
_ Tiens tiens, notre dreadeux serait gay alors ! railla t-il en se rapprochant de lui dangereusement pour enfin se placer en face de Tom qui avait le dos au mur. Aurais-tu peur de moi, Stendal, lui murmura t-il quand il le sentit frissonner à son approche...Tu devrais...
Pendant qu'il lui parlait sa voix se faisait de moins en moins forte, mais de plus en plus menaçante. Leurs regards demeuraient fixés l'un à l'autre, où le brun essayant de transmettre toute sa haine et sa ranc½ur, alors que le blond, passait de la peur à l'envie de façon étrange. Leurs lèvres étaient inexorablement proches, Tom déglutit tandis que le brun prenait ses poignets pour les plaqués contre le mur au dessus de la tête du dreadé.
_ Mmm je sens ta peur... quel délicieux parfum, fit Bill en le humant, ses narines frémissant de plaisir.
_ Tu ne m'impressionnes pas Kaulitz, tu es juste un gamin apeuré qui joue les grands, cracha Tom dans un ultime élan de courage, ou d'inconscience...
Bill resserra sa poigne, ce qui fit gémir le dreadé de douleur, il scella ses lèvres aux siennes en le mordant avec férocité, le faisant saigné abondamment. Il se sépara de lui, en passant un doigt sur les lèvres du blond, recueillant le liquide vermeille pour le porter à ses propres lèvres en le léchant avec avidité, les yeux clos. Bill émit une succion qui déstabilisa et effraya le blond.
_ J'ai beaucoup d'appétit pour le sang Bébé Stendal... Mesures tes paroles la prochaine fois, ou non seulement plus de sang coulera mais je te briserais les poignets et l'enfer te paraitra bien plus doux... Je ne suis pas quelqu'un de bon Stendal... loin de là...
Et il partit, laissant Tom encore chamboulé, qui se laissa tomber contre le carrelage, le regard empreint à une peur et un désir sans noms.
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Une sonnerie la sortit de sa transe, il était 20h45, elle devait finir de se préparer. Elle sortit donc de son bain, enfila un peignoir estampillé à l'effigie des hôtels Hilton, et se sécha les cheveux, et commença à se préparer. Elle enfila une robe rouge sang court à mi cuisses possédant un décolleté profond, finit de se préparer et descendit quelques minutes avant l'heure du « rendez-vous ». Elle s'accouda donc au bar, commanda un cosmopolitan, s'assit sur un des tabourets du bar et les attendit. Ils ne devraient plus tarder, d'ailleurs les voilà :
Deux hommes jeunes, beaux, l'un brun, l'autre blond, même carrure athlétique agréable à l'½il, le tout habillé de costume Dolce Gabbana. Elle vit le brun s'avancer vers le bar pour commander ses cocktails, et comme elle l'avait prévu, son regard sur posa sur elle.
_ Comment une si jolie femme, peut rester seule à un bar ?
_ Bonne question, auriez vous la réponse ou la solution à mon problème de solitude? demanda t-elle le regard aguicheur.
_ Je peux y remédier, laissez moi vous accompagner à ma table, nous ferons plus ample connaissance.
Ange sourit, et se laissa guider par le brun où son ami blond l'attendait.
_ Quelle belle femme tu nous ramènes là, Ed' ! Je suis Stuart, est-ce que la nouvelle femme de mon c½ur a un prénom aussi doux que son visage ?
_ Je m'appelle Ange, enchantée Stuart.
_ C'est un réel plaisir, fit-il en lui baisait avec délicatesse la main.
...
Quelques minutes plus tard...
...
Ed' appuya sur le bouton de l'ascenseur alors que Stuart embrassait avec avidité une Ange peu farouche. Ils entrèrent dans la cabine, Ange sélectionna le troisième étage sous les instructions du brun, alors que deux paires de mains parcouraient avec désir son corps bien fait encore couvert par sa robe carmin. Les portes s'ouvrirent, après quelques instants, la porte de la suite se ferma et nos trois jeunes gens se dirigèrent inexorablement vers la chambre, où leurs caresses reprirent. Ange s'adossa au torse du brun qui embrassa avec plaisir ses épaules, sa nuque, sa clavicule, avec minutie tout en faisant glisser au passage ses fines bretelles, alors que Stuart l'embrassait passionnément, mêlant sa langue à la sienne dans un ballet sensuel, la faisant gémir avec délectation. Stuart mis fin au baiser pour s'écarter et se délecter du spectacle de son ami caressant la jeune noiraude, tout en se déshabillant ne laissant que son boxer.
Ed' fit de même et il resta alors plus qu'Ange d'habillée. La jeune femme sentait ses jambes flageller sous les caresses adroites du brun contre lequel elle était adossée, encore debout. Il ôta sa robe d'un coup pour la laisser en sous vêtements noirs, et ensuite dégrafer son soutien gorge, laissant la possibilité au blond de toucher, lécher, triturer ses pommes d'amour fermes et voluptueuses, dont les mamelons rosés s'érigèrent sous ces attentions buccales. Son tanga vint rejoindre son soutien gorge, c'est à dire à terre, alors que Ed' laissait descendre ses mains vers son intimité, faisant courir ses doigts entre les portes de son fruitier, caressait son clitoris occasionnant des plaintes délicieuses chez la concernée. Ed' enfonça deux doigts en elle, faisait des mouvements de vas et viens et de ciseaux, son pouce revenant chatouiller son clitoris. Ange se sentit perdre pied, et un orgasme la transperça de part en part, ses muscles internes se contractant sur ces doigts étrangers. Elle se laissa alors tomber sur le torse accueillant du brun qui lui a offert une telle caresse. Start prit les doigts de son ami, pour les mettre dans sa bouche afin de goûter le nectar de la noiraude.
_ Délicieuse.
Ange se sentit portée puis déposée sur le lit King Size, où les deux hommes ne tardèrent pas à la rejoindre ôtant leurs boxer auparavant déformés par l'expression de leurs désirs. Ed' se glissa à sa droite l'embrassa avec délicatesse, tandis que Stuart se faufilait entre ses cuisses qu'il écartait d'une main. La belle sentit un souffle chaud contre les portes de son temple, bientôt remplacé par une langue effleurant le bourgeon de nerf qu'était son bouton d'amour, suivit de deux doigts qui se retirèrent sous les protestations de la jeune femme, mais qui furent remplacés à son grand contentement par le sexe de son amant, occasionnant une délicieuse friction. Le brun continuait de l'embrasser, ses mains à lui dérivant vers sa poitrine et son clitoris, ses mains à elle prenant avec précaution son membre gorgé de sève, pour lui affliger quelques caresses.
_ Stu' comment est-elle ?
_ Si chaude, souffla t-il tandis que ses doigts s'enfonçaient dans ses hanches. Bordel, c'est le paradis ...
Le blond continuait ses mouvements de bassin qui devenaient de plus en plus irréguliers, il la pilonnait littéralement à présent, alors qu'elle perdait à nouveau le contrôle. Il poussa un grognement guttural, en même temps qu'elle cria contre les lèvres du brun, qui se détacha alors d'elle. Stuart s'écarta alors, pour aller s'asseoir dans un fauteuil en face, pour récupérer. Pendant ce temps, Ange qui avait repris ses esprits se plaça sur les hanches du brun, pour l'embrasser, descendre sur sa nuque, son torse, son nombril et enfin arriver à sa verge érigée. Ses doigts viennent le caresser de tout son long avant que sa langue s'y joigne.
D'abord doucement, elle la laisse découvrir les lieux, titiller le bout avant de glisser sur le côté pour la laisser jouer avec l'une des bourses, remonter, puis redescendre de l'autre côté, revenir, souffler et l'engloutir. Exécuter un mouvement de va-et-vient lent puis rapide. La brune le voit s'accrocher aux oreillers pour ne pas crier. Elle sourit alors, et se met comme objectif de le faire jouir quoi qu'il en soi. Elle quitte son sexe pour que ses mains viennent malaxer le tout, revient à la bouche et la torture continue jusqu'à ce qu'il se lâche totalement. Elle relève la tête de son entrejambe pour le voir haleter. Ange sourit avec satisfaction un sourire mutin sur ses lèvres carmin.
Stuart vint les rejoindre, revigoré par ce spectacle plus qu'érotique, s'assit contre le montant du lit, invitant la jeune femme à le rejoindre, assis l'un contre l'autre dans une position du lotus parfaite, ils s'embrassaient, jusqu'à ce qu'Ed' viennent à son tour, tourne la jeune femme vers lui pour se délecter de ses lèvres pulpeuses. La noiraude voyant l'état de semi-érection du brun, le récompensa de quelques caresses manuelles afin d'obtenir une érection totale, et s'y empaler avec plaisir et gémissement sur le pieu de chair offert. Ed' saisit ses hanches violemment en commencer ce ballet frénétique, tandis que Stuart se faufilait derrière elle, pour la combler entièrement. Leurs union était à la fois langoureuse et sauvage, sur fond sonore de gémissements, plaintes et frottements érotiques de leurs peaux. Les coups sont longs et rapides, pour devenir irréguliers, perdant de leurs contrôle sous l'avalanche de sensations exquises, pour enfin se muer en un mélange de grognement et soupirs de satisfaction.
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Ange sort de la douche, tout en s'épongeant les cheveux. Elle fait bien attention de récupérer ou effacer toute trace de sa venue dans la suite luxieuse et se dirige vers la chambre, où elle récupère le PDA de ses deux amants qui contenaient les informations nécessaires, les deux hommes n'étant que la première partie de la mission, pour enfin dégainer un de ses magnums et tirer dans la tête de ces endormis bienheureux. Ces balles qui se désagrègeront au contact de la température corporelle interne, pour ne laisser aucun indice, dans leurs cerveaux pour l'autopsie.
Elle tourna les talons et sortit satisfaite pour regagner sa chambre où elle devait se préparer pour la deuxième partie de la soirée, qui s'annonçait à forte teneur en violence et hémoglobine. Ange s'habilla de sa combinaison furtive en lycra, et enfila son harnais où les étuis pour ses uzis se fixaient sur l'extérieur des cuisses, son regard dévia alors sur la baie vitrée où la pleine lune illuminait le ciel couleur encre. Elle sortit donc sur la terrasse, et observa le ciel sombre.
Il devait être 8h de matin en France, elle se demanda si Tom avait essayé de bousculer un peu Bill...
Qu'il lui manquait...
Mais elle devait s'en détacher afin de lui permettre de s'en sortir...
La brune soupira, prit une cigarette qu'elle alluma pour enfin inhaler une bouffée de fumée nocive. Après un dernier regard à l'astre nocturne, elle rentra dans la suite, récupéra son sac oversize Speedy, prit les grenades qu'elle fixa à sa ceinture, ses chargeurs, son MP5 qu'elle mit dans son dos, grâce à la lanière prévue à cet effet, ainsi que son irremplaçable katana et le tessen. Elle attacha ses cheveux en une demi queue de cheval, et après hésitation embarqua son paquet de cigarettes. Ange sortit de la suite par la fenêtre pour atterrir en rappel dans les jardins, et se dirigea vers les motos garées là. Après avoir enfourché une Honda VFR 800, elle paramétra les données sur son GPS à partir des informations des PDA des deux hommes qu'elle avait récupéré, il y a quelques minutes, et elle disparut dans la nuit.
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_ Avoue ça te fait prendre ton pied hein ?!
_ Si tu savais... j'en joui sur place ! lança le brun en haussant un sourcil subjectif. Voir la peur dans les yeux de ta victime, la sentir frissonner... apeurée, telle une petite chose insignifiante... Quoique je dois dire que parfois je ne suis pas contre, quand les choses se passent rapidement, et de manière brève... mais toi, j'aime te voir souffrir autant que je te hais...
A mesure qu'il avait dit ses mots d'un ton à la fois calme et menaçant, Bill s'était rapproché du blond. Ils étaient dans la salle de repos de l'institut. Ils s'y étaient retrouvés par hasard : Georg, Davina et Gustav suivant la même option d'histoire de l'art, cette dernière ayant lieu à 17h.
_ Une vraie perte de temps, pensa Bill.
C'est donc en allant prendre un café dans la salle de repos du dernier étage, qu'ils s'y retrouvèrent nez à nez, une tension presque palpable depuis leurs petite « entrevue » dans les vestiaires masculins. Mais revenons-en à nos deux protagonistes...
Ils se tenaient face à face, à quelques centimètres l'un de l'autre, tels des chiens de faïence, prêts à bondir, le regard empli de haine.
_ Tu es vraiment pitoyable, Kaulitz... cracha Tom n'ayant plus le contrôle du flux de paroles sortant de sa bouche. Un vrai connard ! Mais je suppose que tu aimes faire souffrir les autres hein, à défaut de te faire souffrir toi ! Cependant ce qui me dégoûte le plus venant de toi, c'est le peu de scrupule que tu as, à faire du mal à ceux qui tiennent à toi !
Lorsqu'il se rendit compte de ce qu'il venait de dire, mais surtout du regard assassin du brun en face de lui, il sut qu'il avait faire un impair. Bill s'approcha encore un peu du brun, tremblant de rage, un rictus haineux sur ses lèvres.
_ Ne parle pas de, ce dont tu ne sais rien, Stendal !
Sa voix était presque imperceptible tant la colère qui bouillonnait dans ses veines, dans sa tête et son corps, inhibait sa capacité à élever la voix.
_ Oh, mais je sais Kaulitz ! Je sais que tu l'as prise de force ! Je sais que tu as violé Ange !cracha le blond lui aussi énervé du comportement du brun vis à vis de la jeune fille à laquelle il commençait à s'attacher.
_ Comment oses-tu l'appeler par son prénom ! Comment es-tu courant !? hurla presque Bill qui avait repris le contrôle de l'intensité de ses cordes vocales.
_ Elle n'a pas eu à me le dire, j'ai vu les marques que tu as laissé sur son cou ! s'exclama t-il. Tu l'as marqué comme l'animal sans c½ur que tu es !
Bill serra les poings au point de planter ses ongles dans sa peau faisant couler un peu de liquide vermeille. Il allait répliquer de façon plus violente et physique mais la sonnerie de portable l'interrompu dans son élan.
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Dix heures avant, sur l'autre continent...
Ange se déplaçait de manière vive et silencieuse pour enfin atteindre la porte du hangar 9. Elle avait laissé sa moto volée plus loin afin de se rapprocher avec discrétion. Elle se glissa par la porte de derrière, les uzis en joug, mais au lieu de l'obscurité qui devait régner dans l'immense pièce faite de taules, les lumières s'éclairèrent d'un coup montrant un escadron de plusieurs dizaines d'hommes, répartis de façon hétérogène à cause des caisses destinées à un chargement prochain.
_ Tiens tiens, mais ne serait-ce pas, Miss De La Villedière, s'exclama une voix familière à la brune, tapie dans l'ombre, du haut de la passerelle qui traversait de part en part le hangar en hauteur. Je suis ravi, que tu ais suivi avec autant d'assiduité les petits cailloux.
_ Qu'est ce que vous entendez par là ?! Qui êtes vous ?!
_ Tu le sauras bien assez tôt très chère... Au fait j'espère que tes amis vont bien... enfin... pour l'instant...
_ Si jamais vous leurs faites du mal, je...
_ Et tu vas faire quoi, tout est déjà programmé, dans bientôt onze heures, ils seront morts, l'expérience risque d'être instructive, crois moi !
_ Je vous en empêcherais !
_ Mmm non je ne crois pas Angie... Mes hommes vont s'occuper de toi bien avant... Adieu...
La brune avait sursauté à l'entente de ce surnom ancien, mais ne put s'en préoccuper davantage car une pluie de tirs se fit entendre, l'obligeant à se mettre à couvert. Elle jeta un coup d'½il à la passerelle mais l'homme qui s'y trouvait, avait disparu. Elle jura puis se releva vivement pour tirer sur les hommes. Elle devait se dépêcher de se sortir de ce bourbier, sans quoi elle ne pourrait pas prévenir ses amis qui devaient courir un grave danger. Après maintes et maintes grenades lancées, et tirs échangés, elle sortit en courant du hangar, pour récupérer sa moto, en se tenant l'épaule qu'elle banda pour arrêter le flux sanguin et foncer à l'aéroport. Elle essayait de les joindre par téléphone sans succès, si bien qu'elle allait jusqu'à menacer avec son arme le pilote du jet d'accélérer. Ils étaient à mi-chemin en plein océan Atlantique, il ne lui restait plus que quatre heures...
Une expérience instructive...
Elle repensa alors aux paroles de Gustav :
« soit Vallière est plus proche que nous le pensions, soit nous sommes les prochaines cibles... »
Une chose était à présent sûre, ils étaient les prochaines cibles, mais où frapperont-ils ?
Qui étaient-ils ?
Et surtout pourquoi la voix de cet homme lui était-elle si familière ...?
...
Son jet se posa, elle bondit en dehors, vola une moto et tenta à nouveau de joindre ses amis, elle composa alors le numéro de Gustav.
_ Allo ?
_ Gustav ! Enfin, soupira t-elle.
_ Ah Ange je comptais t'appeler justement. On vient juste de sortir d'Histoire de l'art, et mon PDA a vibré, l'ordinateur a fini de décrypter les codes, mais il y a un problème, il doit y avoir un logiciel de traçage vu qu'il indique notre position...
« Une expérience instructive... »
_ Bordel, l'institut... Gustav ! Gustav !
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De son côté :
_ Ah merde, plus de batterie, pesta le châtain sous le regard amusé de Davina, alors qu'ils sortaient tous deux de cours et se dirigeaient à présent vers la terrasse et sa salle de repos.
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Ange composa alors le numéro de Bill :
_ Ouais...
_ Bill je t'en prie écoutes moi ! Sortez de là, ils vont attaquer l'institut, nous sommes les prochaines cibles ! Vous...
Une effroyable détonation retentit à l'autre bout du fil :
_ Merde...
_ Bill ! ...BILL !!! Roh putain... ça a coupé...
Elle accéléra alors, pour filer à toute allure vers l'institut, priant pour qu'ils soient indemnes.
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_ ET COUPEZ ! C'était parfait les amis, déclara le réalisateur en sortant de son fauteuil en face des moniteurs.
Alors que AID regardait le script de la prochaine scène avec le metteur en scène, Tom arriva en trombe et se planta les poings sur les hanches devant AID, qui leva doucement sur lui un regard froid et désintéressé. Elle remarqua alors la lèvre faussement ensanglanté du dreadeux, à cause de la scène des vestiaires.
_ Mmm, qu'est ce qu'il y a encore Tom, dit-elle en reportant son attention sur le scénario.
_ Qu'est ce qu'il y a ?! Je vais te le dire moi ! Il était pas prévu dans mon contrat que me fasse autant martyriser, si j'avais signé un tel torchon, je m'en souviendrais !s'offusqua le blond. ... Enfin sauf s'il y avait un autocollant avec marqué « Signez ici ».
_ C'était le cas, lui répondit l'auteur en lui montrant le précieux document avec l'étiquette rouge facilement remarquable.
_ Owwww... je me suis encore fait avoir, soupira Tom.
Dans un élan d'espoir, il essaya de s'en saisir afin de le détruire, mais elle l'esquiva tel le matador esquive le taureau, alors que Tom emporté dans son élan tomba la tête la première par terre, pour se retrouver les fesses en l'air, le café auparavant dans sa main sur sa tête.
_ tututut... pauvre Tom, tu ne comprendras donc jamais que je suis toute puissante ! J'ai le contrôle total de ta personne !
Muahahahaha (Rire sadique)