Chapitre 9: Sex, Hatred and Threats

Souvenez-vous :

« _ Ange, j'ai réussi à décrypter les codes...

_ En entier ?

_ Non, mais j'y suis presque encore quelques jours, si ce n'est moins. Mais une chose bizarre est apparue... Comme je le pensais il s'agit de coordonnées, mais le problème, c'est qu'il indique notre quartier...

_ Que veux-tu dire ?s'inquiéta Ange.

_ Ce que je veux dire, et la fin du décryptage nous éclairera dessus, c'est que soit Vallière est plus proche que nous le pensions, soit nous sommes les prochaines cibles... »



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« Nous venons d'atterrir à Los Angeles, il est plus de 9h du matin, la température extérieure est de 12 degrés, le temps est ensoleillée, avec un faible vent. L'équipage et moi même vous souhaitons un agréable séjour, Miss De la Villedière. »

Ange regarda par le hublot à sa droite, sur le tarmac, de nombreux petits véhicules à moteurs s'activaient autour de leur avion. L'hôtesse vint lui dire qu'elle pouvait enfin sortir de l'appareil, la brune quitta donc le siège confortable du jet privé qu'elle avait emprunté, prit son Speedy grand format que lui tendait la jeune femme, enfila ses lunettes de soleil monogrammées et sortit d'une démarche élégante sur le piste. Le fait de louer un jet privé permettait de transporter ses armes sans crainte d'un contrôle douanier, et était bien plus avantageux qu'un vol en First Class. Un jeune homme aux cheveux blonds, possédant une musculature avantageuse, moulée dans une chemise blanche ouverte sur un torse appétissant, l'attendait devant une Maserati noire.

_ Voici votre voiture, Miss De la Villedière, dit-il en français avec un accent américain prononcé, en lui tendant les clés du bolide.

Ange lui adressa un sourire froid poli, posa ses sacs sur le siège passager, et démarra en trombe sur le tarmac de cette annexe du LAX (NDLA : C'est le code pour qualifier l'aéroport international de Los Angeles). Arrivée à un feu rouge, elle ouvrit la boite à gants et sortit les accessoires qu'elle avait demandé : Un portable dernière génération Sidekick III, avec sa carte SIM, les informations concernant sa réservation au Beverly Hilton, et une enveloppe scellée avec un lecteur biométrique, sûrement des données complémentaires sur son ordre de mission. Elle passa son index sur la cellule d'identification, et le scellé se déverrouilla, ouvrant ainsi l'enveloppe contenant un micro carte mémoire, à insérer dans son téléphone. Elle rangea le tout dans son sac à main monogrammé qu'elle avait en plus de l'autre oversize, et accéléra un peu plus, le vent faisant virevolter ses longs cheveux sombres. Elle arriva enfin devant le grand hôtel de luxe où un voiturier vint prendre sa voiture afin de la garer. La brune entra alors dans le hall de l'hôtel luxueux, d'une démarche assurée et gracieuse foulant l'épais tapis rouge qui menait au comptoir.

_ Bienvenue au Beverly Hilton, que puis-je faire pour vous ?

_ Bonjour, je suis Miss De la Villedière, j'ai réservé la Wilshire Tower Deluxe King guest room,
annonça t-elle dans un parfait anglais.

_ Stuart va vous y conduire miss.

Le dit Stuart voulut lui prendre son sac oversize Speedy afin de l'aider, mais elle déclina poliment son aide, préférant garder son précieux contenu à portée de main. Ils arrivent devant la porte de la suite luxueuse, que le jeune homme ouvrit sous le regard blasé d'Ange déjà habituée à un tel luxe. Décorée dans les tons beiges et blanc cassé, la suite respirait luxe, calme et volupté, les immenses baies vitrées donnant une vue splendide sur Beverly Hills. Après avoir donné un bon pourboire au personnel d'étage, Ange s'installa dans le fauteuil méridien et posa son ordinateur portable sur la tablette à côté. Elle prit ensuite son téléphone portable, y inséra la mini carte mémoire SD, et brancha l'appareil à l'ordinateur. Le rendez-vous était fixé pour 22h ce soir au Trader Vic's Lounge, un des bar du palace, ce qui lui laissait un peu de temps. Elle commanda quelques cocktails et des fruits frais, et partis remplir le jacuzzi afin de prendre un bon bain aux jets massant.

La soirée ne sera pas de tout repos...



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A des milliers de kilomètres de là...

Dans le gymnase de l'institut Alma...


Le corps tendu par l'effort, Bill s'avançait en dribblant, esquivait avec grâce ses adversaires, pour se diriger vers le panier adverse. Son corps se contracta, pour s'arc bouter et il smasha de façon puissante, marquant à nouveau des points pour son équipe, la menant irrémédiablement vers la victoire. Il ôta son débardeur en coton blanc moulant, alors que l'arbitre sifflait la fin de la partie, afin de s'éponger le visage qui était ruisselant de sueur, au même titre que son torse musclé d'où des gouttelettes de sueur suintaient. Ses cheveux lui collait à la nuque et au front, il les écarta d'un geste de la main, sous le regard désireux d'un certain dreadeux, qui malgré l'aversion qu'il avait pour lui ne pouvait s'empêcher de dévorer du regard, avec avidité, ce corps superbe et viril. La mélodie de fin des cours résonna alors, les invitant à rejoindre leurs vestiaires et d'y prendre une douche. Tom regarda son frère jumeau, rejoindre son amie brune, seule autre membre de leurs groupe encore présente, le châtain et Ange, inexplicablement absents.

La journée était finie, tous les autres jeunes hommes avaient quittés les vestiaires, et Tom se prélassait avec plaisir sous l'eau chaude, les mains en appui contre le mur blanc carrelé et les paupières closes. Georg était parti devant afin de draguer une fille qui l'intéressait, le laissant seul, à soulager son corps endolori par l'effort sous l'eau brûlante. La porte des vestiaires s'ouvrit sur une silhouette des plus désirables, celle du brun qui l'exaspérait. Ce dernier, ne fit pas attention au blond et se dirigea nonchalamment vers les douches. Il ôta sa serviette dévoilant au regard en coin du dreadé sa virilité plus que tentante et se glissa sous les jets bienfaiteurs du pommeau.

_ Cesses de me regarder Stendal ! Tu n'as donc jamais vu un homme nu ?

Tom détourna le regard, les joues en feu, ce qui occasionna un sourire narquois détestable sur le visage du brun, qui avait une autre raison de martyriser cet être qu'il haïssait.

_ Tiens tiens, notre dreadeux serait gay alors ! railla t-il en se rapprochant de lui dangereusement pour enfin se placer en face de Tom qui avait le dos au mur. Aurais-tu peur de moi, Stendal, lui murmura t-il quand il le sentit frissonner à son approche...Tu devrais...

Pendant qu'il lui parlait sa voix se faisait de moins en moins forte, mais de plus en plus menaçante. Leurs regards demeuraient fixés l'un à l'autre, où le brun essayant de transmettre toute sa haine et sa ranc½ur, alors que le blond, passait de la peur à l'envie de façon étrange. Leurs lèvres étaient inexorablement proches, Tom déglutit tandis que le brun prenait ses poignets pour les plaqués contre le mur au dessus de la tête du dreadé.

_ Mmm je sens ta peur... quel délicieux parfum, fit Bill en le humant, ses narines frémissant de plaisir.

_ Tu ne m'impressionnes pas Kaulitz, tu es juste un gamin apeuré qui joue les grands, cracha Tom dans un ultime élan de courage, ou d'inconscience...

Bill resserra sa poigne, ce qui fit gémir le dreadé de douleur, il scella ses lèvres aux siennes en le mordant avec férocité, le faisant saigné abondamment. Il se sépara de lui, en passant un doigt sur les lèvres du blond, recueillant le liquide vermeille pour le porter à ses propres lèvres en le léchant avec avidité, les yeux clos. Bill émit une succion qui déstabilisa et effraya le blond.

_ J'ai beaucoup d'appétit pour le sang Bébé Stendal... Mesures tes paroles la prochaine fois, ou non seulement plus de sang coulera mais je te briserais les poignets et l'enfer te paraitra bien plus doux... Je ne suis pas quelqu'un de bon Stendal... loin de là...

Et il partit, laissant Tom encore chamboulé, qui se laissa tomber contre le carrelage, le regard empreint à une peur et un désir sans noms.



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Une sonnerie la sortit de sa transe, il était 20h45, elle devait finir de se préparer. Elle sortit donc de son bain, enfila un peignoir estampillé à l'effigie des hôtels Hilton, et se sécha les cheveux, et commença à se préparer. Elle enfila une robe rouge sang court à mi cuisses possédant un décolleté profond, finit de se préparer et descendit quelques minutes avant l'heure du « rendez-vous ». Elle s'accouda donc au bar, commanda un cosmopolitan, s'assit sur un des tabourets du bar et les attendit. Ils ne devraient plus tarder, d'ailleurs les voilà :

Deux hommes jeunes, beaux, l'un brun, l'autre blond, même carrure athlétique agréable à l'½il, le tout habillé de costume Dolce Gabbana. Elle vit le brun s'avancer vers le bar pour commander ses cocktails, et comme elle l'avait prévu, son regard sur posa sur elle.

_ Comment une si jolie femme, peut rester seule à un bar ?

_ Bonne question, auriez vous la réponse ou la solution à mon problème de solitude?
demanda t-elle le regard aguicheur.

_ Je peux y remédier, laissez moi vous accompagner à ma table, nous ferons plus ample connaissance.
Ange sourit, et se laissa guider par le brun où son ami blond l'attendait.

_ Quelle belle femme tu nous ramènes là, Ed' ! Je suis Stuart, est-ce que la nouvelle femme de mon c½ur a un prénom aussi doux que son visage ?

_ Je m'appelle Ange, enchantée Stuart.

_ C'est un réel plaisir,
fit-il en lui baisait avec délicatesse la main.


...


Quelques minutes plus tard...


...



Ed' appuya sur le bouton de l'ascenseur alors que Stuart embrassait avec avidité une Ange peu farouche. Ils entrèrent dans la cabine, Ange sélectionna le troisième étage sous les instructions du brun, alors que deux paires de mains parcouraient avec désir son corps bien fait encore couvert par sa robe carmin. Les portes s'ouvrirent, après quelques instants, la porte de la suite se ferma et nos trois jeunes gens se dirigèrent inexorablement vers la chambre, où leurs caresses reprirent. Ange s'adossa au torse du brun qui embrassa avec plaisir ses épaules, sa nuque, sa clavicule, avec minutie tout en faisant glisser au passage ses fines bretelles, alors que Stuart l'embrassait passionnément, mêlant sa langue à la sienne dans un ballet sensuel, la faisant gémir avec délectation. Stuart mis fin au baiser pour s'écarter et se délecter du spectacle de son ami caressant la jeune noiraude, tout en se déshabillant ne laissant que son boxer.

Ed' fit de même et il resta alors plus qu'Ange d'habillée. La jeune femme sentait ses jambes flageller sous les caresses adroites du brun contre lequel elle était adossée, encore debout. Il ôta sa robe d'un coup pour la laisser en sous vêtements noirs, et ensuite dégrafer son soutien gorge, laissant la possibilité au blond de toucher, lécher, triturer ses pommes d'amour fermes et voluptueuses, dont les mamelons rosés s'érigèrent sous ces attentions buccales. Son tanga vint rejoindre son soutien gorge, c'est à dire à terre, alors que Ed' laissait descendre ses mains vers son intimité, faisant courir ses doigts entre les portes de son fruitier, caressait son clitoris occasionnant des plaintes délicieuses chez la concernée. Ed' enfonça deux doigts en elle, faisait des mouvements de vas et viens et de ciseaux, son pouce revenant chatouiller son clitoris. Ange se sentit perdre pied, et un orgasme la transperça de part en part, ses muscles internes se contractant sur ces doigts étrangers. Elle se laissa alors tomber sur le torse accueillant du brun qui lui a offert une telle caresse. Start prit les doigts de son ami, pour les mettre dans sa bouche afin de goûter le nectar de la noiraude.

_ Délicieuse.

Ange se sentit portée puis déposée sur le lit King Size, où les deux hommes ne tardèrent pas à la rejoindre ôtant leurs boxer auparavant déformés par l'expression de leurs désirs. Ed' se glissa à sa droite l'embrassa avec délicatesse, tandis que Stuart se faufilait entre ses cuisses qu'il écartait d'une main. La belle sentit un souffle chaud contre les portes de son temple, bientôt remplacé par une langue effleurant le bourgeon de nerf qu'était son bouton d'amour, suivit de deux doigts qui se retirèrent sous les protestations de la jeune femme, mais qui furent remplacés à son grand contentement par le sexe de son amant, occasionnant une délicieuse friction. Le brun continuait de l'embrasser, ses mains à lui dérivant vers sa poitrine et son clitoris, ses mains à elle prenant avec précaution son membre gorgé de sève, pour lui affliger quelques caresses.

_ Stu' comment est-elle ?

_ Si chaude,
souffla t-il tandis que ses doigts s'enfonçaient dans ses hanches. Bordel, c'est le paradis ...

Le blond continuait ses mouvements de bassin qui devenaient de plus en plus irréguliers, il la pilonnait littéralement à présent, alors qu'elle perdait à nouveau le contrôle. Il poussa un grognement guttural, en même temps qu'elle cria contre les lèvres du brun, qui se détacha alors d'elle. Stuart s'écarta alors, pour aller s'asseoir dans un fauteuil en face, pour récupérer. Pendant ce temps, Ange qui avait repris ses esprits se plaça sur les hanches du brun, pour l'embrasser, descendre sur sa nuque, son torse, son nombril et enfin arriver à sa verge érigée. Ses doigts viennent le caresser de tout son long avant que sa langue s'y joigne.

D'abord doucement, elle la laisse découvrir les lieux, titiller le bout avant de glisser sur le côté pour la laisser jouer avec l'une des bourses, remonter, puis redescendre de l'autre côté, revenir, souffler et l'engloutir. Exécuter un mouvement de va-et-vient lent puis rapide. La brune le voit s'accrocher aux oreillers pour ne pas crier. Elle sourit alors, et se met comme objectif de le faire jouir quoi qu'il en soi. Elle quitte son sexe pour que ses mains viennent malaxer le tout, revient à la bouche et la torture continue jusqu'à ce qu'il se lâche totalement. Elle relève la tête de son entrejambe pour le voir haleter. Ange sourit avec satisfaction un sourire mutin sur ses lèvres carmin.

Stuart vint les rejoindre, revigoré par ce spectacle plus qu'érotique, s'assit contre le montant du lit, invitant la jeune femme à le rejoindre, assis l'un contre l'autre dans une position du lotus parfaite, ils s'embrassaient, jusqu'à ce qu'Ed' viennent à son tour, tourne la jeune femme vers lui pour se délecter de ses lèvres pulpeuses. La noiraude voyant l'état de semi-érection du brun, le récompensa de quelques caresses manuelles afin d'obtenir une érection totale, et s'y empaler avec plaisir et gémissement sur le pieu de chair offert. Ed' saisit ses hanches violemment en commencer ce ballet frénétique, tandis que Stuart se faufilait derrière elle, pour la combler entièrement. Leurs union était à la fois langoureuse et sauvage, sur fond sonore de gémissements, plaintes et frottements érotiques de leurs peaux. Les coups sont longs et rapides, pour devenir irréguliers, perdant de leurs contrôle sous l'avalanche de sensations exquises, pour enfin se muer en un mélange de grognement et soupirs de satisfaction.



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Ange sort de la douche, tout en s'épongeant les cheveux. Elle fait bien attention de récupérer ou effacer toute trace de sa venue dans la suite luxieuse et se dirige vers la chambre, où elle récupère le PDA de ses deux amants qui contenaient les informations nécessaires, les deux hommes n'étant que la première partie de la mission, pour enfin dégainer un de ses magnums et tirer dans la tête de ces endormis bienheureux. Ces balles qui se désagrègeront au contact de la température corporelle interne, pour ne laisser aucun indice, dans leurs cerveaux pour l'autopsie.

Elle tourna les talons et sortit satisfaite pour regagner sa chambre où elle devait se préparer pour la deuxième partie de la soirée, qui s'annonçait à forte teneur en violence et hémoglobine. Ange s'habilla de sa combinaison furtive en lycra, et enfila son harnais où les étuis pour ses uzis se fixaient sur l'extérieur des cuisses, son regard dévia alors sur la baie vitrée où la pleine lune illuminait le ciel couleur encre. Elle sortit donc sur la terrasse, et observa le ciel sombre.

Il devait être 8h de matin en France, elle se demanda si Tom avait essayé de bousculer un peu Bill...

Qu'il lui manquait...

Mais elle devait s'en détacher afin de lui permettre de s'en sortir...

La brune soupira, prit une cigarette qu'elle alluma pour enfin inhaler une bouffée de fumée nocive. Après un dernier regard à l'astre nocturne, elle rentra dans la suite, récupéra son sac oversize Speedy, prit les grenades qu'elle fixa à sa ceinture, ses chargeurs, son MP5 qu'elle mit dans son dos, grâce à la lanière prévue à cet effet, ainsi que son irremplaçable katana et le tessen. Elle attacha ses cheveux en une demi queue de cheval, et après hésitation embarqua son paquet de cigarettes. Ange sortit de la suite par la fenêtre pour atterrir en rappel dans les jardins, et se dirigea vers les motos garées là. Après avoir enfourché une Honda VFR 800, elle paramétra les données sur son GPS à partir des informations des PDA des deux hommes qu'elle avait récupéré, il y a quelques minutes, et elle disparut dans la nuit.



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_ Avoue ça te fait prendre ton pied hein ?!

_ Si tu savais... j'en joui sur place !
lança le brun en haussant un sourcil subjectif. Voir la peur dans les yeux de ta victime, la sentir frissonner... apeurée, telle une petite chose insignifiante... Quoique je dois dire que parfois je ne suis pas contre, quand les choses se passent rapidement, et de manière brève... mais toi, j'aime te voir souffrir autant que je te hais...

A mesure qu'il avait dit ses mots d'un ton à la fois calme et menaçant, Bill s'était rapproché du blond. Ils étaient dans la salle de repos de l'institut. Ils s'y étaient retrouvés par hasard : Georg, Davina et Gustav suivant la même option d'histoire de l'art, cette dernière ayant lieu à 17h.

_ Une vraie perte de temps, pensa Bill.

C'est donc en allant prendre un café dans la salle de repos du dernier étage, qu'ils s'y retrouvèrent nez à nez, une tension presque palpable depuis leurs petite « entrevue » dans les vestiaires masculins. Mais revenons-en à nos deux protagonistes...

Ils se tenaient face à face, à quelques centimètres l'un de l'autre, tels des chiens de faïence, prêts à bondir, le regard empli de haine.

_ Tu es vraiment pitoyable, Kaulitz... cracha Tom n'ayant plus le contrôle du flux de paroles sortant de sa bouche. Un vrai connard ! Mais je suppose que tu aimes faire souffrir les autres hein, à défaut de te faire souffrir toi ! Cependant ce qui me dégoûte le plus venant de toi, c'est le peu de scrupule que tu as, à faire du mal à ceux qui tiennent à toi !

Lorsqu'il se rendit compte de ce qu'il venait de dire, mais surtout du regard assassin du brun en face de lui, il sut qu'il avait faire un impair. Bill s'approcha encore un peu du brun, tremblant de rage, un rictus haineux sur ses lèvres.

_ Ne parle pas de, ce dont tu ne sais rien, Stendal !

Sa voix était presque imperceptible tant la colère qui bouillonnait dans ses veines, dans sa tête et son corps, inhibait sa capacité à élever la voix.

_ Oh, mais je sais Kaulitz ! Je sais que tu l'as prise de force ! Je sais que tu as violé Ange !cracha le blond lui aussi énervé du comportement du brun vis à vis de la jeune fille à laquelle il commençait à s'attacher.

_ Comment oses-tu l'appeler par son prénom ! Comment es-tu courant !? hurla presque Bill qui avait repris le contrôle de l'intensité de ses cordes vocales.

_ Elle n'a pas eu à me le dire, j'ai vu les marques que tu as laissé sur son cou ! s'exclama t-il. Tu l'as marqué comme l'animal sans c½ur que tu es !

Bill serra les poings au point de planter ses ongles dans sa peau faisant couler un peu de liquide vermeille. Il allait répliquer de façon plus violente et physique mais la sonnerie de portable l'interrompu dans son élan.



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Dix heures avant, sur l'autre continent...

Ange se déplaçait de manière vive et silencieuse pour enfin atteindre la porte du hangar 9. Elle avait laissé sa moto volée plus loin afin de se rapprocher avec discrétion. Elle se glissa par la porte de derrière, les uzis en joug, mais au lieu de l'obscurité qui devait régner dans l'immense pièce faite de taules, les lumières s'éclairèrent d'un coup montrant un escadron de plusieurs dizaines d'hommes, répartis de façon hétérogène à cause des caisses destinées à un chargement prochain.

_ Tiens tiens, mais ne serait-ce pas, Miss De La Villedière, s'exclama une voix familière à la brune, tapie dans l'ombre, du haut de la passerelle qui traversait de part en part le hangar en hauteur. Je suis ravi, que tu ais suivi avec autant d'assiduité les petits cailloux.

_ Qu'est ce que vous entendez par là ?! Qui êtes vous ?!

_ Tu le sauras bien assez tôt très chère... Au fait j'espère que tes amis vont bien... enfin... pour l'instant...

_ Si jamais vous leurs faites du mal, je...

_ Et tu vas faire quoi, tout est déjà programmé, dans bientôt onze heures, ils seront morts, l'expérience risque d'être instructive, crois moi !

_ Je vous en empêcherais !

_ Mmm non je ne crois pas Angie... Mes hommes vont s'occuper de toi bien avant... Adieu...


La brune avait sursauté à l'entente de ce surnom ancien, mais ne put s'en préoccuper davantage car une pluie de tirs se fit entendre, l'obligeant à se mettre à couvert. Elle jeta un coup d'½il à la passerelle mais l'homme qui s'y trouvait, avait disparu. Elle jura puis se releva vivement pour tirer sur les hommes. Elle devait se dépêcher de se sortir de ce bourbier, sans quoi elle ne pourrait pas prévenir ses amis qui devaient courir un grave danger. Après maintes et maintes grenades lancées, et tirs échangés, elle sortit en courant du hangar, pour récupérer sa moto, en se tenant l'épaule qu'elle banda pour arrêter le flux sanguin et foncer à l'aéroport. Elle essayait de les joindre par téléphone sans succès, si bien qu'elle allait jusqu'à menacer avec son arme le pilote du jet d'accélérer. Ils étaient à mi-chemin en plein océan Atlantique, il ne lui restait plus que quatre heures...

Une expérience instructive...

Elle repensa alors aux paroles de Gustav :

« soit Vallière est plus proche que nous le pensions, soit nous sommes les prochaines cibles... »

Une chose était à présent sûre, ils étaient les prochaines cibles, mais où frapperont-ils ?

Qui étaient-ils ?

Et surtout pourquoi la voix de cet homme lui était-elle si familière ...?


...


Son jet se posa, elle bondit en dehors, vola une moto et tenta à nouveau de joindre ses amis, elle composa alors le numéro de Gustav.

_ Allo ?

_ Gustav ! Enfin,
soupira t-elle.

_ Ah Ange je comptais t'appeler justement. On vient juste de sortir d'Histoire de l'art, et mon PDA a vibré, l'ordinateur a fini de décrypter les codes, mais il y a un problème, il doit y avoir un logiciel de traçage vu qu'il indique notre position...



« Une expérience instructive... »



_ Bordel, l'institut... Gustav ! Gustav !




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De son côté :

_ Ah merde, plus de batterie, pesta le châtain sous le regard amusé de Davina, alors qu'ils sortaient tous deux de cours et se dirigeaient à présent vers la terrasse et sa salle de repos.



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Ange composa alors le numéro de Bill :

_ Ouais...

_ Bill je t'en prie écoutes moi ! Sortez de là, ils vont attaquer l'institut, nous sommes les prochaines cibles ! Vous...


Une effroyable détonation retentit à l'autre bout du fil :

_ Merde...

_ Bill ! ...BILL !!! Roh putain... ça a coupé...



Elle accéléra alors, pour filer à toute allure vers l'institut, priant pour qu'ils soient indemnes.





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_ ET COUPEZ ! C'était parfait les amis, déclara le réalisateur en sortant de son fauteuil en face des moniteurs.

Alors que AID regardait le script de la prochaine scène avec le metteur en scène, Tom arriva en trombe et se planta les poings sur les hanches devant AID, qui leva doucement sur lui un regard froid et désintéressé. Elle remarqua alors la lèvre faussement ensanglanté du dreadeux, à cause de la scène des vestiaires.

_ Mmm, qu'est ce qu'il y a encore Tom, dit-elle en reportant son attention sur le scénario.

_ Qu'est ce qu'il y a ?! Je vais te le dire moi ! Il était pas prévu dans mon contrat que me fasse autant martyriser, si j'avais signé un tel torchon, je m'en souviendrais !s'offusqua le blond. ... Enfin sauf s'il y avait un autocollant avec marqué « Signez ici ».

_ C'était le cas, lui répondit l'auteur en lui montrant le précieux document avec l'étiquette rouge facilement remarquable.

_ Owwww... je me suis encore fait avoir, soupira Tom.

Dans un élan d'espoir, il essaya de s'en saisir afin de le détruire, mais elle l'esquiva tel le matador esquive le taureau, alors que Tom emporté dans son élan tomba la tête la première par terre, pour se retrouver les fesses en l'air, le café auparavant dans sa main sur sa tête.

_ tututut... pauvre Tom, tu ne comprendras donc jamais que je suis toute puissante ! J'ai le contrôle total de ta personne !

Muahahahaha (Rire sadique)






# Posté le vendredi 16 mai 2008 14:09

Modifié le mercredi 04 juin 2008 14:07

Chapitre 10: Trapped

Souvenez-vous :

« Une chose était à présent sûre, ils étaient les prochaines cibles, mais où frapperont-ils ?

Qui étaient-ils ?

Et surtout pourquoi la voix de cet homme lui était-elle si familière ...?

[...]

_ Bill je t'en prie écoutes moi ! Sortez de là, ils vont attaquer l'institut, nous sommes les prochaines cibles ! Vous...

Une effroyable détonation retentit à l'autre bout du fil :

_ Merde...

_ Bill ! ...BILL !!! Roh putain... ça a coupé...

Elle accéléra alors, pour filer à toute allure vers l'institut, priant pour qu'ils soient indemnes. »


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_ David ! C'est moi !

_ Ange ma belle ! Comment vas-tu ? J'ai reçu des uzis de dernière génération, de purs bijoux tu devrais...

_ David écoutes, je suis pressée et j'ai besoin de toi. Peux-tu me fournir huit uzis, une soixantaine de chargeurs, trente grenades, et des gilets par balles avec tout le matos de traçage. Je serais en bas de chez toi dans dix minutes, tu n'as pas intérêt à me faire attendre ou Madame sera au courant pour Cancun....

_ Tu es vraiment une sacrée salope ma belle !

_ Je sais, dépêches toi, j'arrive !
conclut-elle en raccrochant grâce à la touche de son portable fixé sur le devant de son siège de moto.

Elle grilla un autre feu rouge, sous les concerts de klaxons des automobilistes furieux mais elle n'en avait cure, ses amis étaient en danger. Elle stoppa enfin devant un bel immeuble ancien du VIIIe arrondissement, aux tons clairs, devant lequel l'attendait David, un sac de sport noir à la main. Il n'était pas très grand, semblant avoir la trentaine, les cheveux bruns et les yeux bleus.

Elle sourit froidement :

_ Au moins tu es à l'heure...

_ Bon, j'ai ce que tu m'as demandé, je t'ai mis sept gilets par balles, mon chiffre porte-bonheur...


Raclement de gorge de la part de la brune...

_ Ok ok, tu as des émetteurs avec balises de traçage intégrées dans les gilets et un PDA pour chaque gilet... J'espère que ça ira, finit-il en lui tendant le sac noir qu'elle passa autour de son bras.

_ Très bien même ! Bon boulot, mon cher trafiquant d'arme... Ta femme ne sera pas au courant...

_ Tu sais même si ton chantage est odieux je pense qu'elle me pardonnera pour Cancun,
dit-il un sourire de vainqueur sur les lèvres.

_ Oh et pour le travesti aussi ?!

Sans attendre de réponse, elle redémarra en trombe laissant l'homme brun désemparé sur le trottoir les bras ballants.

_ Ca c'est vraiment petit, Ange ! lui cria t-il alors qu'elle s'éloignait à vitesse grand V. Tu sais très bien que ce n'était pas ma faute ! On aurait vraiment dit une femme !



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_ Putain les enfoirés, s'exclama Bill du fond de la pièce de repos, où Davina, Gustav suivit d'un Georg un peu paumé les avaient rejoint, lui et Tom, il y a quelques minutes :



Flash-Back :

Une détonation puissante retentit, obligeant Bill à raccrocher rapidement afin de se saisir de son Walther P99 New Line caché dans sa ceinture dans son dos, et de le mettre en joug à l'affut du moindre bruit. Il en oublia la présence du blond qui était à la fois effrayé et intrigué. Soudain la porte de la salle s'ouvrit sur Gustav, Davina et Georg tiré par cette dernière. Il ferma la porte et la barricada avec quelques uns des canapés présents. Le blond remarqua qu'il avait lui aussi ainsi que Davina une arme à la main.

_ Bill, je savais que vous seriez là. On est encerclés, l'autre sortie, on peut l'utiliser ?demanda Gustav un brin essoufflé.

_ Je sais pas encore, j'ai eu Ange au téléphone à l'instant, elle semblait au courant. Elle m'a dit de sortir mais avec l'explosion, les réflexes ont repris le dessus.

_ Ok, mais d'après ce qu'on a pu voir, ils sont nombreux,
dit à son tour Davina. Et malheureusement nous n'avons quasiment rien. J'ai un chargeur seulement en plus, autrement dit, trente balles et une grenade.

_ Moi 45 balles en tout, et toi Bill ?

_ 15... On est dans une merde sans fond... Et Ange qui...

_ Putain c'est quoi ce délire là !
s'exclama alors brusquement Tom.

Les trois amis qui jusqu'ici leurs avaient porté très peu d'attention le regardèrent. Il avait les poing serrés, la mâchoire crispée.

_ C'était quoi cette explosion ?! Pourquoi vous avez des armes ?! Pourquoi vous semblez savoir ce qui se trame ?! C'est quoi ce bordel Nom de Dieu ?!

_ Ces mecs dehors, dont nous ne savons rien, ont attaqués l'institut, ils semblaient bien renseignés car il n'y a plus personne dans l'établissement et ils doivent savoir que le cours se déroule en vidéo conférence. On suppose qu'ils ont des hommes postés partout pour nous buter, car nous sommes les cibles. La raison... Nous sommes des tueurs à gages... Le seul truc que je ne comprends pas c'est qu'ils n'aient pas inclus Ange et vous deux dans les paramètres, ce qui, selon moi, est un peu gros comme erreur...
analysa calmement Gustav.

_ Bref, nous n'avons pas le choix de toute façon, on va devoir se sortir de ce merdier, dit alors Bill en se tapotant nerveusement la nuque avec la crosse de son arme.

_ Des tueurs à gages, il ne manquait plus que ça, soupira Georg.

_ De toute façon, si vous ne voulez pas crever, je vous conseille de rester à nos côtés, lâcha Davina froidement.

Fin du Flash-Back




Afin de se protéger en cas d'arrivée de leurs assaillants dans la salle, ils s'étaient entourés de canapés retournés, pour en faire des boucliers. Alors que Bill regardait par la fenêtre en écartant doucement le rideau, le téléphone de Davina vibra.

_ Allo ?

_ Davina ? C'est moi. Vous allez bien ?

_ Oui, on va aussi bien que des rats piégés dans une pièce entourée de tapettes à souris avec peu de balles pour se défendre.

_ Tu gardes toujours ton incroyable cynisme même que tu es dans la merde,
railla Ange au bout du fil, en parlant à travers son oreillette bluetooth. Au moins, ça signifie que vous allez bien. Bon je viens d'arriver non loin de l'institut mais des policiers bloquent l'accès. Ce doit être des hommes de mains postés pour éloigner les curieux. Je vais passer par les toits en essayant de ne pas me faire shooter par les snipers, sûrement en place eux aussi.

_ Ok, fais attention, on reste en contact...
Elle raccrocha, en appuyant sur la touche de son oreillette. Bon Ange arrive, j'espère qu'elle a des armes...

_ T'en fait pas, elle a du passer voir David avant... A votre avis, il en a parlé à Mérédith de Cancun ?
demanda Bill en souriant avec amusement sadique.

_ Ça m'étonnerais, il a bien trop à perdre, surtout s'il doit lui verser la moitié de leurs biens en cas de divorce, ria Gustav.

_ Nan mais vous êtes pas bien là ?! s'exclama Georg. On est encerclés, sans moyen pour se défendre en compagnie de tueurs à gages auxquels on veut faire la peau, et vous ! Vous parlez d'adultères et de Cancun ! Vous êtes malades !

_ Non, on a juste l'habitude,
lâcha de façon glacial Bill. Et puis fais gaffe Listing, à t'exciter comme ça, tu vas finir par chier dans ton froc. Et les odeurs de merde sont vraiment la dernière chose dont on a besoin.

Georg se tut immédiatement, visiblement calmé, alors que Tom dévisageait Bill. Il comprenait maintenant pourquoi Ange lui avait dit de s'en méfier. Un tueur à gages... bizarrement ça ne l'étonnait pas... Mais ses pensées furent interrompu par des tirs venant de l'extérieur. Les trois amis se positionnèrent, l'arme au poing, le canon dirigé vers l'origine du bruit. La porte libre s'ouvrit doucement alors qu'une lame fine s'avança pour laisser place à une silhouette familière.

_ Et bien c'est comme ça qu'on accueille la cavalerie ?



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Ange se gara non loin de l'institut attendit qu'une personne sorte de l'immeuble pour s'y faufiler, son sac de sport contenant les armes et accessoires nécessaires serré contre son dos, son port gêné par le katana et le MP5. Elle monta les étages, pour enfin déboucher sur le toit. Elle prit son grappin magnétique, le lança en direction de l'immeuble voisin, le fixa et réussi ainsi à passer de toit en toit jusqu'à arriver à un immeuble de l'institut. Là les choses se corsaient, trois sniper étaient en position. Elle regarda sur son PDA afin de localiser ses amis via le bluetooth du portable de Davina. La salle de repos, où ils étaient, se trouvait dans l'aile nord de l'institut au dernier étage permettant l'accès à la terrasse. Une vaine pour Ange car, l'accès à celle du rez-de-chaussée aurait été plus fastidieux. La brune soupira se saisit de son MP5, et tua de quelques shoots les snipers, avant de s'élancer rapidement sur la terrasse, ses tirs ayant alertés les autres hommes de mains. Elle dégaina alors ses uzis et tirant vers ses assaillants dans une effusion écarlate contrastant avec les dalles claires de la terrasse. Elle marcha entre les cadavres fraîchement tombés avec prudence, son katana en position d'attaque, un petit cliquetis ponctuant ses pas à chaque fois qu'elle posait son pied dans une des mares de sang. Elle arriva enfin devant la porte de la salle de repos, qu'elle ouvrit avec précaution, et entra pour se retrouver face à ses amis qui la tenaient en ligne de mire.

_ Et bien c'est comme ça qu'on accueille la cavalerie ? dit-elle d'un air amusé.

_ Ah c'est toi ! s'exclama Davina en la prenant dans ses bras.

_ Comment vous allez ? Pas de blessés ?demanda alors la brune en enlaçant tour à tour Gustav et enfin Bill, qui l'embrassa doucement.

_ Non tout va bien. Mais on a très peu de munitions, tu as pu voir combien d'hommes étaient postés ? demanda t-il .

_ Oui. Ils quadrillent le secteur, je dirais à vue de nez qu'il y en a pour, à peu près cent pèlerins à dégommer. J'ai pris le nécessaire, mais avant juste une question, que font-ils là eux ?demanda t-elle alors en posant à terre le sac de sport.

_ Eux c'est l'inconvénient non anticipé,
lâcha Gustav en les pointant du pouce par dessus son épaule.

_ Heureusement que David a mis sept gilet par balles, au moins, si les mecs dehors ne sont pas très doués, ils ne mourront pas d'une balle dans le caisson, railla Ange froidement en sortant, les gilets du sac pour les tendre aux autres.

Alors qu'elle tendait son gilet à Bill, celui ci vit alors le bandage sombre, maculé d'une fine raie carmin. Il lui saisit vivement le bras, la stoppant dans son geste, étonnée.

_ Comment t'es-tu fait ça ?demanda t-il, alors qu'aucune émotions ne transparaissaient sur son visage fin.

_ Oh, juste une embuscade dans les docks, je te raconterais, fit-elle en lui souriant légèrement, se dégageant de l'emprise du brun. Il continua de la regarder un instant puis détourna le regard. Elle donna son gilet à Tom qui l'enfila un peu fastidieusement. Après cela, elle se saisit des uzis pour en donner une paire à ses amis.

Elle se redressa alors et regarda Tom et Georg.

_ Il faudrait leurs donner des armes à ces deux là. Parce que même si on les protège, ils peuvent être utiles, non ? dit-elle en pointant le manche carmin de son katana rangé dans son étui noir laqué.

_ Mmm pourquoi pas. Ange, il reste combien de uzis ?demanda Gustav.

_ Deux, ils devaient être pour moi, mais j'ai encore ceux de ma mission. Tenez les gars, dit-elle en leurs donnant à chacun une arme. Voici les recharges, elles s'insèrent ainsi. Faites attention quand vous tirez, c'est une arme d'assaut, elle tire en continu, tant que vous gardez le doigts sur la gâchette. Faites un essai, sur le mur là !

Tom saisit avec hésitation l'arme, et pointa le mur. Après une courte hésitation, il tira, délivrant un flux d'impacts dans le mur opposé, en un coup net.

_ Mmm pas mal pour un débutant ! Tu es sûr de n'avoir jamais manié une arme ? demanda alors Gustav impressionné.

_ J...jamais

_ Bon les enfants c'est pas le tout, mais on doit se sortir de ce bousier avant de flatter bébé Standal là !
s'exclama alors exaspéré Bill.

Tous le regardèrent, puis hochèrent la tête.

_ On passe en tête avec Bill, les deux là, au milieu, Davina et Gustav, vous fermez la marche. N'oubliez pas d'activer les balises de traçage, elles permettent de vous repérer sur le PDA, si on est séparé. Et par pitié les bleus, ne vous tirez pas de le pied ! déclara Ange, en rechargeant ses uzis et ajusta son katana à sa ceinture.

Elle se saisit des armes d'assaut, et s'approcha de la porte, suivie de Bill et du reste du groupe. A peine la porte anciennement barricadée ouverte, une vague de détonations s'en suivit. Le petit groupe, ou du moins, Bill, Ange, Davina et Gustav, enchainaient les tirs, leurs ennemis tombant comme des mouches. Les deux autres amis, ne faisant que suivre leurs mouvements pour éviter d'être blessé. Ils réussirent à descendre d'un étage, il n'en restait plus que trois, pour atteindre la sortie de l'aile nord, sur la cour. La configuration en carré répartis sur quatre étages faisait d'Alma un véritable piège mortel si on n'y prenait pas garde.

Les étages s'enchainaient, les chargeurs se vidaient et ils débouchèrent bientôt sur la cour, où ils devaient absolument se mettre à l'abri dans l'auditorium afin d'éviter les sniper, postés sur le toit, restants. Arrivés dans le hall donnant sur la cour, Ange sortit ses jumelles afin de repérer les snipers, et les éliminer grâce à son MP5.

_ Bon ok, il y en a cinq sur l'aile est, trois sur l'aile sud et huit sur l'aile ouest. Pas étonnant c'est là qu'elle l'entrée principale, soupira la noiraude.

_ Mmm donc, le mieux est de passer par l'auditorium, le passage du fond, et accéder directement au hall de l'aile ouest, analysa Davina.

_ Oui, mais avant il faut se débarrasser des snipers là haut, dit alors Gustav.

_ Ça je m'en occupe, déclara Bill en prenant le MP5 de son amie.

Il fit une petite ouverture dans une des fenêtres, en brisant le verre, porta le viseur à son ½il droit, et le dirigea vers le toit de l'aile ouest.

_ Ange, tu chronomètres ?

_ Pff, tu es irrécupérable...
fit-elle en roulant des yeux.

Le brun aux mèches blanches sourit, et tira une première fois, puis une seconde. Bientôt les tirs s'enchainèrent avec rapidité et précision. Tom était ébahi par tant de dextérité de la part du jeune homme. Quelques minutes plus tard il se releva rapidement, c'était le signal, ils n'avaient plus beaucoup de temps pour atteindre l'auditorium. Muscles tendus, expression froide chez certains, crispée chez d'autres, ils coururent à allure modérée vers la salle. Ils arrivèrent enfin devant les portes qu'ils ouvrirent quand une grenade leurs parvint.

Ils eurent à peine le temps de s'élancer chacun de part et d'autre de la bombe qu'une forte détonation retentit alors, suivit de la destruction de l'entrée de la salle en un monceau de gravas. En toussotant légèrement, Tom essaya de se relever mais un poids sur lui l'en empêcha. Ce visage si fin, partiellement caché par ses cheveux sombres, à quelques centimètres de son propre visage à présent légèrement rose.



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Davina se releva doucement et s'approcha de son aimé, pour voir s'il allait bien. Georg à côté se levait aussi, et fut figé par ce qui les entouraient.

_ Ca va aller, Gus ?

_ Oui, t'en fais pas,
la rassura t-il en lui déposant un baiser bref sur les lèvres.

_ Euh... les gars... les appela doucement Georg.

_ Attends je vais t'aider, dit la brune en offrant sa main à Gustav.

_ Les gars...

_ C'est juste une égratignure,
dit le châtain en regardant son avant bras.

_ Les gars !

_ Quoi ?!
s'exclama à l'unisson le couple en le regardant, pour enfin poser son regard sur ce qui effrayait Georg.

Autour d'eux, des dizaines d'hommes de mains, possédant chacun une arme blanche ou une batte de base-ball.

_ Et merde, jura Gustav.



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Tom essaya de bouger un peu, et fit sortir de sa léthargie la personne allongée sur lui.

_ T'as rien de casser Bébé Stendal ?demanda Bill, en se relevant légèrement.

_ Pourquoi m'avoir protéger de l'explosion ?!

_ Aucune idée, mon corps a réagi tout seul,
déclara le jeune homme, le regard fuyant.

Le brun épousseta ses vêtements un peu couverts de la poussière due à la déflagration, et se rapprocha d'Ange qui se relevait elle aussi.

_ Tout va bien ?

_ Oui, ne t'en fais pas. Et Stendal ?


_ Il va bien. Par contre, on est séparés des autres et on a un comité d'accueil, fit le brun en montrant les hommes armés des mêmes instruments que les opposants de Gustav, Davina et Georg.

_ Mmm, ils veulent le faire à l'ancienne on dirait,
dit alors la brune avec un sourire en rangeant ses uzis pour poser sa main sur le manche de son katana.

Bill rangea lui aussi ses armes, et s'approcha de son amie. Il l'a prit dans ses bras, et l'embrassa dans le cou, pour s'éloigner aussi vivement, un Sai dans chaque main.

_ Merci, pour ça,
fit-il en souriant.

_ Je t'en prie. Le seul problème c'est qu'on a Stendal... Attends j'ai une idée,
ajouta t-elle en regardant la courante au dessus d'eux qui servait aux gens qui s'occupaient de l'éclairage.

Elle ôta son harnais, le passa et l'attacha à la taille du blond qui ne comprenait pas trop ce qu'il se passait. Elle déroula un peu de longueur sur le grappin magnétique, et le lança vers la barrière de la passerelle en hauteur.

_ Dis tu sait monter à la corde ?

_ Quoi ?

_ Oui ou non ?

_ Euh oui, pourquoi... ?

_ Ca va t'être utile crois moi, parce qu'on ne pourra pas te protéger là.

Elle lança le grappin qui grâce à la force magnétique s'enroula solidement autour de la barre, pour permettre au blond de monter et ainsi se mettre à l'abri.

_ Allez dépêches-toi, s'exclama Bill qui se plaçait dos à dos de la brune en position de combat alors que les hommes de mains se rapprochaient d'eux.

Ange, la main sur le manche attendait, ses muscles tendus, jetant nerveusement un coup d'½il à Tom qui montait, mais son attention fut détourner par un cri de la part d'un de leurs adversaires, qui chargea sur elle un couteau à cran d'arrêt, dans son poing, prêt à en finir avec les tueurs à gages. Mais c'était sans compter sur la dextérité de la noiraude, qui d'un mouvement ample et vif, lui trancha la carotide, en un flux sanguin abondant éclaboussant en de fines gouttelettes son visage angélique. Elle se redressa avec grâce, leurs lançant un regard glacial et sans pitié, le liquide carmin contrastant avec sa peau diaphane.

_ Bon qui est le suivant ?




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_ Bonsoir, ce soir nous accueillons l'auteur à succès AID dont le dernier ouvrage a été adapté au cinéma et serait dans toutes les salles obscures courant été, et un des acteurs principal, M. Tom Kaulitz. Bonsoir à tous les deux merci d'avoir accepté notre invitation.

_ C'est un plaisir d'être à vos cotés ce soir Oprah, dit AID en souriant.

_ Bien, avant tout, j'aimerais savoir si certaines rumeurs comme quoi, de nombreuses mésaventure qui vous sont arrivées durant le tournage, sont exactes.

_ Desquelles parlez-vous Oprah, demanda Tom mal à l'aise, gigotant sur son siège.

_ Comme quoi pour la fameuse scène où Ange et Bill sont encerclés vous vous êtes emmêlé dans le câble qui vous soulevait pour vous hisser en hauteur et qu'il a fallu 5h pour vous en déloger.

Tom fusilla du regard l'auteur, qui affichait un sourire satisfait façon pub colgate.

_ Euh... ces rumeurs sont infondées... je ... surement une blague des techniciens du tournage qui ont tendance à me taquiner, pour me mettre mal à l'aise, dit-il d'un ton qui se voulait assuré.

_ Oh je crois que tu veux parler de cet incident avec une des armes... où tu t'as allègrement tiré dans les fesses, railla AID.

_ C'est faux! s'offusqua Tom, sous le regard amusé de l'animatrice et du public principalement féminin qui gloussait.

_ Oh, et ça c'est quoi, ajouta la brune en se jetant sur le pauvre blond en le faisant tomber en avant. Elle retira avec une dextérité étonnante son pantalon laissant le pauvre bougre en caleçon, qu'elle baissa à hauteur raisonnable afin de montrer l'arrière train du dreadé.

Un fou rire éclata dans le public et sur le plateau. En effet, devant les caméras de cette émission retransmise devant le monde entier, le postérieur du Sex Symbol, j'ai nommé Tom Kaulitz s'affichait avec un énorme pansement avec un tête de mickey.

Triste jour pour ses fans ...



# Posté le mercredi 04 juin 2008 14:06

Modifié le mardi 19 août 2008 09:30

Chapitre 11: Bloody escape



Souvenez vous :

_ Dis tu sait monter à la corde ?

_ Quoi ?

[...]

]Autour d'eux, des dizaines d'hommes de mains, possédant chacun une arme blanche ou une batte de base-ball.

_ Et merde,jura Gustav.

[...]

_ Allez dépêches-toi, s'exclama Bill qui se plaçait dos à dos de la brune en position de combat alors que les hommes de mains se rapprochaient d'eux.

Ange, la main sur le manche attendait, ses muscles tendus, jetant nerveusement un coup d'½il à Tom qui montait, mais son attention fut détourner par un cri de la part d'un de leurs adversaires, qui chargea sur elle un couteau à cran d'arrêt, dans son poing, prêt à en finir avec les tueurs à gages. Mais c'était sans compter sur la dextérité de la noiraude, qui d'un mouvement ample et vif, lui trancha la carotide, en un flux sanguin abondant éclaboussant en de fines gouttelettes son visage angélique. Elle se redressa avec grâce, leurs lançant un regard glacial et sans pitié, le liquide carmin contrastant avec sa peau diaphane.

_ Bon qui est le suivant ?


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_ DAVINA !

Elle se retourne vivement et assène un coup fatal de la crosse de son uzi dans la nuque de son assaillant. Gustav plus loin soupire de soulagement, étant donné qu'il l'avait vu se diriger en traitre vers son aimée, sans pouvoir faire quoique ce soit, lui-même étant aux prises avec plusieurs adversaires. Les coups s'enchainaient, et Davina commençait à perdre patience, elle prit ses uzis, et commença à tirer dans le tas, sans se soucier des règles fondamentales de combat. Leurs opposants, tombaient à présent plus rapidement, et Gustav la rejoint bien vite.

_ Tu ne peux pas respecter au moins une fois les règles, soupira t-il en continuant de se battre contre un colosse maniant avec habileté la batte de base ball.

_ Les règles, tu sais ce que j'en fais...dit-elle avec un sourire narquois. D'ailleurs, je vais les faire exploser, ajouta t-elle en sortant une grenade, une moue enfantine sur son visage de poupée, qu'elle dégoupilla pour la lançer dans la masse.

La détonation fut brève et occasionna de nombreux dégâts, une pile de cadavres sanguinolents et quelques membres arrachés par la déflagration meurtrière gisaient à présent sur le sol maculé de viscères et autres restes humains. Gustav lui adressa un regard amusé bien que faussement sévère, et pivota sur lui-même, faisant tomber son adversaire, grâce à un coup de pied bien ciblé sur l'avant du genou, faisant résonner dans la cohue, un craquement sinistre, signe qu'il était brisé. Le colosse tomba telle une masse gémissante, le blond lui prit son arme longiligne, pour lui asséner un coup fatal à l'arrière du crâne, dans une mince gerbe de sang. Il se releva, jaugeant les alentours du regard, cherchant un autre jeune homme.

_ Où est passé Listing ? demanda t-il.

_ Je ne sais pas...

Un cri effroyable, se fit entendre, les deux amants coururent vers son origine, tuant sur leurs passages quelques adversaires, pour s'arrêter devant une scène des plus stupéfiantes :

Georg envoyant un coup de pied bien dosé, dans le torse d'un de leurs ennemis, pour reposer sa jambe avec souplesse à terre. L'opposant, la respiration saccadée, due à l'écrasement de sa cage thoracique par le coup de pied du châtain, s'écroula, agonisant et suffocant, tout en crachant du sang, pour enfin mourir dans une marre de liquide carmin. Georg pivota sur lui-même pour faire face à notre couple éberlué.

_ Comment ... , commença Gustav.

_ Comment se fait-il que je sache me battre ? Reprit amusé Georg. Avec Tom, nous avons pris des cours d'Arts Martiaux, lui s'est tourné vers le Daken-Taijustu, moi plus vers le Jujitsu. Mais nous ne sommes que des amateurs, comparés à vous quatre. Au moins, ces cours auront une utilité, ajouta t-il un rictus narquois sur ses fines lèvres.

_ On dirait bien oui, acquiesça avec un sourire Davina. Mais c'est pas le tout, mais on a encore du pain sur la planche, finit-elle en pointant à l'aide de son uzi la cinquantaine d'hommes de main restant.

En position, ils repartirent à nouveau, Gustav veillant toujours un peu sur le novice qui avait du potentiel.


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_ Bill à ta droite !

Vif mouvement de poignet...

Carotide sectionnée par la lame aiguisée d'un des Saïs que tenait le brun...

Vive effusion de sang...


Bill se redressa et sentit une pression singulière sur son avant bras. Saisissant tout de suite la situation, il saisit à son tour, fermement, l'avant bras d'Ange, qui le tenait, afin de lui donner de l'élan. Il pivota, la souleva, pour qu'elle envoie un coup de pied aérien dans le cou d'un autre opposant, qui tomba mort sous l'impact, la respiration coupée, la trachée brisée. Elle retomba avec grâce sur le sol, et jeta un coup d'½il vif vers la passerelle en hauteur.

Aucune trace de Tom...

Son regard doré balaya la salle pour tomber sur la fameuse casquette du dreadé, qui était aux prises avec un homme de main armé qu'une batte en métal.

_ Bill ! Stendal a des emmerdes !

_ Rah, toujours à poser des problèmes celui là, grogna t-il en courant vers le blond, les ennemis tombant sur son passage, la jugulaire externe de chacun, tranchée, le liquide carmin s'échappant à forte pression de la plaie béante. Mais il stoppa net, quand il vit le jeune homme asséné un coup du plat de la main sur le torse de son assaillant, qui s'arrêta un instant surpris par l'impact, pour rependre son avancée, un sourire mauvais sur le visage. Cependant, il cessa à nouveau d'avancer, pris d'une quinte de toux violente, qui l'obligea à poser ses mains sur sa bouche, pour découvrir avec horreur qu'elles étaient, à présent, maculées de son propre sang. Il tomba alors comme une masse à quelques centimètres d'un Tom aux yeux exorbités, et à la respiration saccadée, sous le regard plus que surpris de Bill.

_ Comment as-tu fait ?

_ Je ... il... il est mort n'est ce pas ?
Demanda encore sous le choc le blond.

_ Oui, plus que mort, annonça son jumeau en retournant du pied le cadavre, un rictus sadique sur ses fines lèvres.

_ Mon dieu, c'est la première fois que je ...

_ Les gars ! Tout va bien ?
Demanda alors Ange, qui se débarrassait au loin des derniers hommes de mains.

_ Oui oui ! Tu les finis aux uzis ceux là, il faut y aller, Ange !

Des déflagrations continues se firent entendre, les derniers corps tombèrent à terre dans un bruit sourd, et la noiraude les rejoint. Tom était encore sous le choc de son acte, regardant ses mains tremblantes, les yeux écarquillés.

_ Bon, tu nous expliqueras tout ça une fois sorti de ce merdier, on avance, fit Bill alors qu'une détonation retentit du côté de l'entrée effondrée de l'auditorium.

Ils se retournèrent alors, sur les gardes, leurs armes en joug.

_ Ce n'est que nous les gars, fit Gustav en levant les mains en signe d'apaisement, apparaissait au travers du rideau compact de poussière.

Ils rejoignirent les trois autres, ravis de se retrouver indemnes. Pendant ce temps, Ange regardait son PDA, inquiète. D'après l'indicateur thermique, il leurs restait environ cinquante ennemis à liquider pour parvenir enfin à la sortie de service, derrière l'auditorium. En effet, de longs couloirs, surveillés par leurs opposants, les menaient directement à la sortie de service.

_ Il nous reste qu'une centaine de mètres à parcourir, mais c'est surveillé, fit-elle.

_ Combien ?

_ Je dirais à vue de nez, quarante voir cinquante, mais ils sont armés, et pas avec des battes en bois ou des couteaux...

_ Bon, il vous reste combien de munitions ?
Demanda Gustav.

_ Suffisamment pour faire une brochette bien garnie de cons, railla Davina.

_ Pareil, dirent ensemble Bill et Ange.

_ Bon ok, les deux là, vous ne maîtrisez pas très bien les armes à feu, dit Gustav en regardant Tom et Georg, alors restez en retrait comme tout à l'heure et ça devrait bien se passer.

Le reste du groupe acquiescèrent, les deux groupes de tout à l'heure se reformèrent, avec Bill et Ange à leur tête, et alors qu'ils allaient passer les portes coupe feu, les armes en joug :

_ Une dernière chose... Tachez de rester en vie, surtout toi Ange... fit Gustav, la mine bizarrement sérieuse.

_ Ne t'en fais pas va !

Gustav ne répondit rien et échangea un regard avec Georg et Davina, ce qui les fit repenser à ce qu'il s'était passé quelques minutes auparavant.






Flash-Back:


Les derniers opposants venaient de toucher terre, morts. Les trois jeunes gens, s'avançaient à présent, parmi les cadavres, leur vêtements maculés de fines taches de sang, à l'affût du moindre bruit. Soudain, des paroles leur fit mettre en joug leurs armes d'assaut.

_ Jim, la fille s'est échappée des docks... elle va venir, il faut faire comme convenu... il faut les tuer... c'est eux les cibles...

Le canal de fréquence du talkie walkie d'un des cadavres diffusait une conversation, apparemment sur les raisons de cette attaque... Gustav s'en saisit, et le porta à leurs oreilles.

_ T'inquiètes pas Riley, on sait ce qui est prévu. Par contre, le cas de la fille est plus compliqué, Phil et son équipe étaient sensés s'en charger...

_ Je sais... mais bon... Restes sur tes gardes, ils ne doivent pas nous fausser compagnie...

_ Ok !


La communication prit fin, et les trois se regardèrent incrédules... Ils étaient bien les cibles, mais pourquoi cet intérêt pour Ange...

Fin du Flash-Back





Une détonation retentit, les premiers tirs affluaient déjà, trois ennemis encagoulés étaient embusqués sur les côtés du couloir, tirant un flux continu de balles. Ils se positionnèrent de chaque côté de la porte pour se mettre à l'abri.

_ Comment on fait, ça n'arrête pas là ! Ca doit être des fusils d'assaut ! Cria Bill en essayant de recouvrir le bruit des impacts.

_ Et merde, on risque de rester planter là à cette cadence ! Fit alors Davina.

Ange ne disait rien, écoutant le bruit infernal des balles s'écrasant dans le mur.

_ C'est un M16 ! Fit –elle alors, type A2 !

_ Comment as-tu deviné ? Demanda alors étonné Tom.

Elle ramassa une balle qui avait roulé jusqu'à eux :

_ C'est une balle de 5.56 mm, faite seulement pour les M16. Mais la cadence de tir est plus proche de celle du A2, donc ils devraient rechargé... MAINTENANT !

Ils se relevèrent tous, tel un seul homme, s'engagèrent dans le couloir, toutes armes dehors, appuyèrent comme des dingues sur les gâchettes, mais avec précision, occasionnant la mort de leurs trois premiers assaillants pour cette partie du couloir. Ils continuèrent de se déplacer jusqu'au prochain point de croisement, où ils stoppèrent alors qu'Ange consultait son PDA. Elle indiqua par des signes de mains à ses amis, blottis contre le mur d'en face, qu'il y en avait huit. Ils dégainèrent, silencieux ajustés, et tirèrent sur leurs opposants, qui tombèrent lourdement sur le sol à présent maculé de sang. Tout allait très vite, un croisement, une vérification thermique, des coups tirés, impacts mortels dans les organes vitaux, effusion massive de liquide carmin, et ils reprenaient leurs courses à travers le dédale de couloirs. Etrangement, les coups tirés par leurs adversaires, visaient Tom et Georg, avec une insistance qui intriguait le reste du groupe. Mais leur inexpérience, devait être la cause, selon eux, de cet écharnement. Ils arrivèrent enfin à la porte de la sortie de secours, qu'ils poussèrent, pour finalement retrouver la lumière du jour. Ils volèrent une camionnette garée non loin, Gustav au volant, et regagnèrent, sans trop d'encombre, l'appartement.


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Une fois arrivés, l'ange noir partit récupérer la trousse de secours afin de soigner les blessés qui s'installaient dans les sofas accueillants. Elle revint alors, et s'occupa en premier lieu de dreadé qui avait pris une balle dans l'épaule. La blessure bien que superficielle, saignait abondamment. Elle enfila des gants à usage unique, pris une pince stérilisée, ôta délicatement la balle, compressa la plaie afin de calmer l'hémorragie naissante, passa le baume régénérateur, et enfin fit une compresse. Elle soigna ainsi les autres, pour des blessures mineures, et s'assit enfin à son tour à côté de Bill qui passa son bras autour de sa taille fine, alors qu'elle posait sa tête sur son épaule, en grimaçant légèrement. Ce fut Gustav qui prit la parole alors, brisant le bref silence installé.

_ Tout à l'heure, nous avons intercepté une discussion sur le talkie walkie d'un des gars, nous étions bien les cibles, mais, et il tourna sa tête vers Ange, il semble que tu les intéresses particulièrement.
Cette dernière se redressa alors, une légère expression de surprise sur son visage de marbre.

_ Comment ça ?

_ Je ne sais pas trop, mais d'après ce qu'ils disaient, ton cas était plutôt particulier, « compliqué » d'après leurs dires.

_ Ca expliquerait peut être la raison de cette mystérieuse mission, un peu trop facile, à Los Angeles, et l'embuscade dans les docks...

_ Mais pourquoi elle, voyons ! Elle fait partit des nôtres, et ils le savent très bien. Notre cas et le sien sont étroitement mêlés !
S'exclama alors Bill.

_ Nous l'ignorons Bill, fit Davina de façon lasse.

_ Bon vous allez finir par nous expliquer ce qu'il se passe à la fin, s'écria furieux Tom.

Les regards se tournèrent vers lui d'un même mouvement.

_ Nous sommes des tueurs à gages, notre équipe est mondialement reconnue, et de ce fait, menacée souvent par d'autres groupes pouvant nous nuire. Ce qui explique l'attaque de tout à l'heure. Mais apparemment, vous faisiez partis du plan qui visait à nous tuer, et ça par contre c'est bizarre... expliqua Gustav.

Tom ne répondit rien, et Bill embraya sur une question qui le taraudait.

_ Et vous deux alors ! Comment se fait-il que vous sachiez vous battre ?

_ Juste une activité extrascolaire...

_ Nan ! Une activité extrascolaire, c'est du foot ou du tennis ! Toi tu as choisi un art martial visant la plupart du temps à tuer !

_ On n'avait pas l'option maniement des armes à feu, alors on a pris ce qu'il y avait,
railla Tom.

Le brun esquissa un mince sourire, sous la remarque narquoise du jeune blond. Ange surprit le sourire du jeune homme, et sourit intérieurement, elle se leva alors pour se servir un verre d'alcool fort accoudée au comptoir tandis que les autres discutaient, les deux novices posant des questions aux autres sur leurs « métiers ». Elle regardait cette scène en souriant légèrement. Soudain, un étourdissement la prit et elle se dirigea, aussi naturellement que possible, vers les toilettes, où elle régurgita le peu qu'elle avait dans l'estomac en essayant de ne pas faire de bruit pour alerter les autres dans le salon. Elle se rinça le visage et la bouche, et se regarda dans le miroir, le regard plein d'interrogations. L'alcool combiné à la fatigue et l'absence de nourriture dans son organisme devait être la cause de ces vomissements intempestifs. Elle passa directement dans sa chambre, s'assit sur le lit, et ouvrit le tiroir de sa table de chevet, pour y prendre une boite longiligne. Elle soupira, passant un doigt hésitant sur l'emballage en carton plastifié, et en entendant un bruit derrière la porte, le déposa et referma le tiroir prestement.

_ Ca va toi ? Demanda Bill en entrant.

_ Oui oui ne t'en fait pas ...

Il s'assit à ses côtés, et lui prit le bras doucement pour en relever la manche humide du sang coulé à cause de la blessure.

_ Tu ne devrais pas te négliger autant ma belle, fit-il doucement esquissant un doux sourire.

Elle sourit à son tour, alors qu'il prenait la trousse à côté, et entreprit de la soigner, alors qu'elle semblait perdue dans ses pensées.

_ A quoi tu penses ?

_ Rien... c'est juste que dans les docks, il y avait un homme... je sais pas trop... c'était bizarre...mais...j'avais l'impression de le connaître depuis longtemps, ... et puis il m'a appelé Angie...

_ Mais personne ne t'appelle comme ça depuis...

_ Oui je sais...


Un silence s'installa alors. Il finit de placer son bandage où d'ici quelques heures la blessure aura cicatrisé. Puis la prit dans ses bras, tombant ensemble sur le lit, dans une douce étreinte face à face, posés sur le flanc.

_ tu sais, il serait préférable qu'ils restent ici tous les deux...

_ Oui, et puis retourné à Alma demain serait suicidaire, ils doivent avoir placé des taupes,
acquiesça Bill. Il faudrait les entraîner, car ils sont à présent eux aussi visés...

Elle ne répondit pas, et se cala un peu plus dans ses bras. Bill tendit la main vers le loquet de la porte, la verrouilla, et embrassa doucement la belle dans ses bras. Il parcourait son corps avec douceur, caressant ses courbes parfaites, passa au-dessus d'elle, tout en continuant de l'embrasser. Il y avait tant de douceur dans ses gestes, dans ses baisers, qu'Ange laissa échapper une larme à travers ses paupières closes. Le brun rompit doucement le baiser, s'écarta légèrement pour recueillir du bout de l'index cette perle d'eau, le regard interrogateur. La brune balaya ses interrogations en posant ses lèvres sur les siennes... sûrement pour faire taire ses propres doutes...

Bill lui ôta son haut moulant, et son soutien gorge, tout en couvrant de milles caresses buccales les seins dont les pointes se dressaient sous le plaisir provoqué. Elle le débarrassa de son t-shirt embrassant son torse musclé après être passé sur lui. Se positionnant à califourchon, elle continua sa descente vers son jean, qu'elle retira sans difficulté, puis son boxer où son désir se lisait sans équivoque. Elle flatta du bout de la langue tout d'abord puis plus profondément sa virilité dressée, occasionnant des plaintes de plaisir chez l'androgyne. Elle cessa alors ses caresses, tandis qu'il la faisait basculer à nouveau, pour lui enlever à son tour son pantalon, embrassant au passage l'intérieur de ses fines cuisses, pour enfin se débarrasser de son bas de sous-vêtements, et venir taquiner le fruitier de la belle brune. Ange gémissait sous les attentions expertes de son ami, qui savait si bien lui donner du plaisir en quelques immixtions. Il se releva alors saisit un préservatif alors que le regard de la brune se voilait un instant à la vue de la protection en latex, la mit et entra en elle, dans un râle commun de bien être. Les vas et viens, étaient lents et profonds, pour s'accentuer, alors que la noiraude passait ses jambes autour de la taille du tueur à gage, pour approfondir au possible leurs mouvements lascifs. Enfin, après plusieurs coups de rein leurs arrachant des gémissements appuyés, ils crièrent doucement leurs plaisirs, qui avaient atteint leurs paroxysmes dans un ultime mouvement commun. Bill se retira alors délicatement, pour reposer sa tête sur la poitrine de la jeune femme, dont la respiration était irrégulière.

Ils restèrent ainsi durant de longues minutes, lovés dans les bras de l'autre. Ange bascula la tête en avant pour rencontrer le visage de l'androgyne, endormi, paisible, elle lui caressa doucement sa chevelure sombre, pour articuler de façon muette quelques mots en fermant ses yeux ors, laissant échapper quelques larmes.

Les gémissements provenant de l'autre pièce ne semblaient pas déranger le couple de tueurs qui continuait de discuter avec Georg alors que Tom avait tendu l'oreille, crispé, un fort sentiment de jalousie étreignant sa poitrine. Quelques temps plus tard, Bill sortit enfin de la pièce, les cheveux légèrement en bataille, le regard encore assombri par le plaisir et son état post-coïtal. Tom ne put s'empêcher de le trouver désirable ainsi, il se leva alors, pour se rendre sur le balcon, profitant de la fraîcheur de la nuit, qui apaisa un instant ses pensées luxurieuses. Il tira doucement sur sa cigarette, dont le bout incandescent brillait dans la pénombre. Des rires lui parvinrent aux oreilles, mais il n'y faisait pas attention. Soudain il sentit quelqu'un s'accouder à la balustrade du balcon, et il tourna la tête pour le voir, lui.

_ Alors Stendal, prêt pour l'entraînement ?

_ Pas vraiment, mais tu sembles plutôt en forme toi...
lança t-il d'un air rageur.

Le brun ne tint pas compte du ton de la remarque.

_ Tu n'as qu'à te soulager avec Georg, bébé Stendal...

_ Vas te faire foutre Kaulitz !

_ Avec plaisir !


Sa condescendance faisait enrager le blond, mais le faisait sourire intérieurement aussi. La situation s'améliorait malgré tout, l'inimitié, fera peut être place à l'amitié... Les jours suivants, et l'entraînement draconien, feront probablement basculer la balance...


Fin du chapitre 11.






_ Allez mon Tomychou, restes encore un peu...

_ Désolé ma puce, mais ils m'attendent sur le plateau, fit t-il en enfilant son boxer, la belle créature nue nouant ses bras autour de son torse, comme pour le retenir d'aller travailler.

_ Allez rien que dix minutes...

_ ... Bon d'accord, finit-il en la prenant dans ses bras, pour l'allonger sur le lit, dans un baiser fougueux.
Mais soudain la porte de sa loge s'ouvrit, surprenant les deux amants dans une position embarassante.

_ BORDEL TOM ! T'es pas payé à t'envoyer en l'air, alors sors de là, et vite ! –AID-

_ Nan mais ça va pas d'entrer sans frapper comme ça !

_ Ecoutes moi bien mon Tommy, tu m'appartiens comme le stipule le contrat que tu as signé, de plus tu n'as rien que je n'ai déjà vu, ajouta t-elle une lueur lubrique et coquine dans les yeux en regardant l'acteur à demi nu.

_ Arrêtes de me reluquer comme ça à la fin ! s'exclama t-il en rougissant, pour se cacher avec le drap.

_ Le monde entier a vu tes fesses mon chou, et bientôt te verra entièrement nu, dans les bras d'un homme !!! xD

_ Comment ça ? O_O

_ ah c'est vrai, j'avais oublié que tu ne lisais jamais les scripts à l'avance... Tu vas devoir couché avec Bill !

_ QUOI ????!!!!

_ Oh te plains pas, non seulement tu coucheras avec une bombe sexuelle, tu seras idolâtrer par la communauté gay et en plus t'es super bien payé ! De quoi tu te plains à la fin !

_ Mon dieu, c'est pas vrai je vis un véritable cauchemar T_T

_ Oh que non ! C'est bien réel ! xD




La suite pour plus de 60 commentaires =)

# Posté le mardi 24 juin 2008 06:45

Modifié le mardi 19 août 2008 09:35

Chapitre 12: Get down in the sickness

Souvenez-vous :

_ T'inquiètes pas Riley, on sait ce qui est prévu. Par contre, le cas de la fille est plus compliqué, Phil et son équipe étaient sensés s'en charger...

[...]

_ Je ne sais pas trop, mais d'après ce qu'ils disaient, ton cas était plutôt particulier, « compliqué » d'après leurs dires.

_ Ca expliquerait peut être la raison de cette mystérieuse mission, un peu trop facile, à Los Angeles, et l'embuscade dans les docks...

[...]

Elle lui caressa doucement sa chevelure sombre, pour articuler de façon muette quelques mots en fermant ses yeux ors, laissant échapper quelques larmes

[...]

Les jours suivants, et l'entraînement draconien, feront probablement basculer la balance...










Ses mains tremblaient...

Ses lèvres pincées par la nouvelle, se muèrent en un rictus de résignation. La feuille frappée de ce sceau si particulier, tombait à présent en voletant vers la moquette rouge sang, pour s'y poser sans un bruit. Le silence qui régnait dans la pièce, était entrecoupé par ses sanglots déchirants. Elle se recroquevilla en position f½tale, sur le lit, serrant de ses poings blancs les draps carmins, sa longue chevelure sombre s'éparpillant autour de son visage caché par ceux-ci, son corps frêle secoué par des spasmes.

Pourquoi ...



***************************************************************************************************************************



_ Plus fort ! Ramènes ta jambe ! Vise mieux ! Bon sang Stendal, fais un effort, tu ne tiendrais pas deux minutes !

Tom s'écroula sur les tatamis, la respiration saccadée, le corps épuisé par l'effort. Bill soupira, et lui tendit une bouteille d'eau que le dreadé saisit vivement pour se désaltérer.

_ Allez, on reprend !

_ Laisse-moi le temps de souffler bordel !


Bill excédé, saisit fermement le col du blond pour le rapprocher de lui, la voix sifflante.

_ Ils ne te laisseront pas une seule minute de répit, c'est à toi de gagner en endurance. Et je te ferais bosser jusqu'à ce que tu vomisses tripes et boyaux, alors lèves toi et reprends l'enchaînement.


Le jeune homme se releva avec difficulté mais détermination, se positionna devant le mannequin en bois, et répéta inlassablement ses coups sous les directives du brun, qui malgré son apparente insatisfaction, était impressionné par les progrès de son jumeau. De l'autre côté de la salle, Davina entraînait Georg alors que Gustav préparait les armes au stand de tir dans une salle adjacente. L'entraînement de combat rapproché prit fin, et tous se dirigèrent vers le stand de tir. Pendant ce temps, la moto rouge d'Ange se garait en bas de l'immeuble, elle arriva donc dans l'appartement servant de salle d'entraînement, se changea pour rejoindre le groupe. Quand elle arriva dans la salle de tir, Georg était déjà en place, un Hammerli X-Esse entre les mains, le regard concentré, les balles atteignant à quelques centimètres près la tête de la silhouette en carton. Elle sourit alors, il était évident que ces deux là, avaient un talent certain pour les combats à mains nues et armes au poing. Ce fut alors, au tour de Tom. Il saisit de façon, un peu craintive l'arme de poing, tendit les bras, et d'un doigt tremblant appuya sur la gâchette du revolver. Il eut un mouvement de recul à cause de la puissance du tir, et logea la balle dans le c½ur de la cible. Bill siffla d'étonnement :

_ Et bien Bébé Stendal, on dirait que tu as le goût du sang en toi, c'est peut être de famille,
railla t-il.

Ange et Tom eurent un sursaut. C'était la première fois, que le brun mentionnait sans dégoût son lien de parenté avec le dreadé. Finalement, leur relation, s'améliorait. L'entraînement prit alors fin, chacun à tour de rôle gagnant la salle de bain, dans le but de se débarrasser de la sueur sécrétée après tant d'effort. Tom soupira, alors que les jets bienfaiteurs de la douche, massaient son corps endolori et ses muscles tétanisés. Il repensait à l'attitude de son frère jumeau. Cette amélioration, aussi faible soit-elle lui avait fait chaud au c½ur malgré lui. Ses sentiments envers le brun évoluaient de façon singulière sans qu'il ne puisse les contrôler. Cette tension sexuelle, cette chaleur qui envahissait son bas ventre à chaque regard et geste du tueur, mettaient son corps en émoi. Il ferma alors le robinet, faisant cesser tout écoulement, et sorti de la cabine de douche. La vapeur d'eau stagnait dans les airs de la pièce d'eau, réduisant ainsi son champ de vision. Aussi quelle ne fut pas sa surprise quand il distingua une silhouette accroupie au niveau des toilettes. Il se rapprocha alors, découvrant la jeune femme aux cheveux de jais, régurgitant le peu qu'elle avait dans l'estomac. Toujours en lui tournant le dos, elle appuya sur la chasse, et tomba à côté de la cuvette, épuisée. Elle croisa alors son regard chocolat si semblable à celui de son frère, une lueur d'inquiétude dans les yeux.

_ Tout va bien ?

_ Oui oui ne t'en fais pas, juste un truc qui est mal passé.


Elle se leva alors, pour se rincer la bouche et le visage, à l'eau claire. Il la suivit pour se tenir derrière elle, voyant qu'il ne lui faisait pas face, il la prit par l'épaule afin de la regarder droit dans les yeux.

_ Ne te moques pas de moi Ange, et dis moi ce qu'il ne va pas.

_ Rien du tout je t'assure, j'ai fait des analyses sanguines, c'est juste un affaiblissement de mon organisme. Trop de surmenage, additionné à quelques autres paramètres physiologiques dus à ma faible constitution.


Il ne dit rien, se contentant de la prendre dans ses bras, dans lesquels elle se laissa aller, et resserra l'étreinte à son tour calant son visage dans son cou encore humide. Il s'écarta légèrement, lui prit le menton et approcha son visage du sien avec délicatesse. Il l'embrassa alors avec douceur, caressant sa langue de la sienne, oubliant durant quelques secondes un certain brun. Il voulait juste la consoler, lui donner un peu de réconfort. Il voulait protéger cet ange frêle vibrant sous son doux baiser, l'isoler de l'extérieur, de ce mal qui semblait la ronger, mais qu'elle voulait taire.

Il la poussa alors doucement vers le bord du lavabo, pour qu'elle s'y appuie, alors qu'il prolongeait ses caresses exquises à son corps encore recouvert par ses vêtements d'entraînement. Mais alors qu'il pensait poursuivre son entreprise, la porte s'ouvrit sur la dernière personne qu'il désirait voir, surtout dans cette position.

_ Je vous dérange pas trop ça va là ! Dit d'une voix grinçante Bill, un rictus mauvais déformant ses traits fins.

Les deux jeunes gens se séparèrent alors brusquement, tandis que le brun sortait en trombe de la salle d'eau, visiblement en colère.

_ Bill attends ! Tenta de le retenir Ange.

Elle s'élança alors hors de la pièce, suivant le jeune homme sous le regard incrédule des trois autres présents encore dans la salle d'entraînement. Elle se saisit au passage de son sac, et courut à sa poursuite, pour enfin le rattraper en bas de l'immeuble, le retenant par le bras.

_ Attends Bill ! Ce n'est pas ce que tu crois !

_ Et qu'est ce que je suis sensé croire après ce que j'ai vu !


Elle ne sut quoi répondre, mais ne lâcha pas prise.

_ Moi tout ce que je vois, c'est que vous vous pelotiez sans retenue ! J'ai tord ?!


Ange ne dit rien, mais sourit intérieurement, c'était l'occasion...

_ Pourquoi te mettre dans des états pareils voyons ! Je pensais que tu le détestais !

_ Mais je le déteste ! C'est juste que... moins je le déteste moins, mais ce n'est pas une raison bordel ! Tu pouvais pas en choisir un autre !

_ Il te plait avoue !


Il hésita pour nier avec force, mais son hésitation était une réponse suffisante pour la belle noiraude.

_ Mais merde Ange ! Tu étais obligé de l'embrasser ! Coucher avec lui ne te suffisait pas ! Tu as besoin de te taper tous les mecs que tu vois, sans pour cela prendre en compte les éventuelles conséquences !

_ Mais enfin Bill je...

_ C'est bon, je ne veux plus t'entendre, fous-moi la paix !


Et il partit, laissant Ange en proie à une forte tristesse. Elle avait, malgré elle, cherché ce qui arrivait à présent, mais si pour se rapprocher de Tom, Bill devait se détourner d'elle, alors qu'il en était ainsi. Elle essuya une larme et enfourcha sa moto pour regagner sa péniche. Là au moins elle sera seule.

Le jour suivant, elle ne vint pas à l'entraînement, ce qui inquiétait le dreadé, car il pensait que c'était en partie sa faute. Surtout que Bill devenait de plus en plus irritable, et se vengeait sur lui. Le lendemain matin, alors que chacun s'entraînait d'arrache pied, elle arriva enfin, en tenue, prête à reprendre l'exercice. Bill ne lui accorda pas un seul regard, ce qui l'irrita mais la rendit aussi un peu triste. Elle mit, ses gants de protection, et le défia du regard, signe qu'il était temps de régler leurs différents sur le tatami. Comprenant le message visuel, il se plaça en position, le regard ferme, le visage sans expression, sous l'attention des quatre autres, et l'inquiétude de l'un d'entre eux. Ange se positionna à son tour, et à peine ses pieds en place, le brun fonça sur elle, prêt à en découdre.

L'affrontement fut d'une violence peu commune, chacun enchaînait coups sur coups, esquives sur esquives, sans que ni l'un ni l'autre n'aie réellement l'avantage. Bill tenta alors un coup de poing bien dosé dans l'abdomen de la noiraude, qui le bloqua, une lueur de colère dans ses yeux or. Elle riposta par un coup de pied reversé, mais Bill en profita, saisit sa cheville et l'envoya valser contre le mur d'en face dans un craquement sinistre. Légèrement sonnée, elle se releva doucement, un mince filet de sang partant de son front pour continuer son chemin à la verticale, le long de son visage d'albâtre. Elle n'eut pas le temps de reprendre ses esprits, que le jeune homme chargeait encore, lui saisit le col pour la plaquer à terre, la rouant de coups sous les supplications des autres, le demandant d'arrêter. Il stoppa alors, toujours à califourchon sur ses hanches fines, regardant son visage ensanglanté. Elle, souriait, pencha la tête un bref instant sur le côté pour cracher un peu de sang et s'essuyer les commissures de sa bouche carmin pour enfin le regarder dans les yeux.

_ C'est bon, tu t'es assez défoulé ?! Ou tu as encore besoin de me frapper pour faire taire, ce que ton c½ur crie tout haut !
Lui lança t-elle cinglante.

Il allait à nouveau la frapper, furieux, mais s'arrêta net sous le cri d'un des spectateurs de ce macabre affrontement.

_ Bill arrêtes !


Le brun, tourna alors son regard chocolat vers celui semblable de son frère jumeau.

_ Arrêtes, stop ça suffit...

Le jeune tueur, regarda à nouveau la demoiselle qui souriait toujours, se releva sans l'aider, et se dirigea en direction d'une des salles adjacentes. Tom se précipita sur elle, pour l'aider, aide qu'elle refusa, se levant à son tour, sans trop de difficulté. Passa furtivement sa main sur sa ceinture, prit un kunai, qu'elle lança d'un geste vif vers Bill, et atterrit sur le montant de la porte qu'il s'apprêtait à franchir. Il s'immobilisa un instant, sans un regard pour l'auteure du kunai, le prit et le lança à son tour vers un des mannequins de bois non loin. L'arme tranchante, traversa d'un jet, la tête de la silhouette pour terminer sa course dans le mur, derrière cette dernière, pour enfin entrer dans la salle, sans un mot. Ange soupira alors, lasse soudainement.

_ Tu peux nous expliquer votre délire là ! Il n'y a pas longtemps, vous étiez en train de vous envoyer en l'air, et là tu lui lances un défi et vous vous cognez sur la gueule comme des dingues, lança alors Davina, brisant le silence qui s'était brièvement installé après le combat.

_ Laisses tomber Dav'... soupira alors la noiraude.

_ Non je laisse pas tomber, bordel ! Alors tu m'expliques, fit –elle en prenant vivement l'épaule de la jeune femme aux yeux de métal précieux.

Ange saisit alors rapidement son poignet, afin de bloquer sa prise, et la retirer de son épaule.

_ N'insistes pas Davina !

Prise d'un étourdissement, Ange ferma un instant les paupières, et sombra dans une légère inconscience. Elle s'attendait à rencontrer le sol amorti du tatami, mais ne sentit qu'une douce chaleur l'envelopper. Tom l'avait retenu, dans sa chute. Il la souleva alors, pour la porter vers une des chambres qui faisaient office de salle de repos. Il l'allongea alors sur le lit présent dans la pièce, s'écarta, et s'assit à ses côtés.

_ Pourquoi tu le provoques comme ça ? Demanda le dreadé au bout de quelques secondes.

_ Il le faut, soupira la jeune femme.

Elle fut alors prit d'un haut le c½ur et courut vers la salle de bain pour régurgiter. Tom se frotta les paupières un instant, se doutant que ce mal qui la rongeait, n'était pas normal. La noiraude revint alors dans la chambre, et se laissa tomber sur le dos.

_ J'aimerais que tu ne lui en parles pas...

_ De tes vomissements ?

_ Oui...

_ A Bill ?

_ Oui...

_ Pourquoi ?

_ Il ne doit pas savoir c'est tout. S'il te plait...,
le supplia t-elle en posant sa main sur la sienne, une lueur de détresse dans ses prunelles.

Tom soupira à son tour, et la regarda. Elle semblait si fragile. Il se leva alors, l'invitant à se reposer un peu avant de reprendre l'entraînement, et sortit la laissant seule, avec ses démons intérieurs. Mais la sonnerie singulière de son téléphone la sortit de ses pensées.

Un message...

« Bonjour Angie,

Je ne te demanderais pas comment tu vas, étant donné que je suis au courant de tes moindres faits et gestes. Je te surveille, alors fais bien attention, l'heure approche. Prépares bien tes petits élèves, car il se pourrait qu'il leurs arrive un petit accident...

A bientôt ma chère Angie, ou plutôt je devrais dire à Mardi...

Vallière »



La jeune femme sortit de la chambre en trombe, tous stoppèrent leurs mouvements à son arrivée.

_ On a un problème...

Elle leurs montra alors le message, soucieuse.

_ On nous espionne depuis un moment, ils savent que l'on se prépare, et ils ont prévu l'attaque...

_ Ainsi il nous reste plus que deux jours...

_ Oui, et on ignore où ils attaqueront... Mais une chose est sûre, c'est que à présent c'est nous les cibles de Vallière...



L'étau se resserre autour de nos héros le dénouement est proche...



# Posté le jeudi 28 août 2008 09:21

Modifié le lundi 29 septembre 2008 13:01

...

Ce chapitre est encore à retravailler (notamment la petite histoire de la fin), mais le gros y est =)

Je suis encore désolée de ce retard.

XO XO

Ur lovely AID


PS: Suite pour plus de 60 comms ^^

# Posté le lundi 29 septembre 2008 12:37